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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 22:24

2978848431 2 3 XyrRwz8V"SILVER SCREEN" consacre aujourd'hui sa chronique à "STARMAN", film de Science-Fiction avec Jeff Bridges et Karen Allen . 

SYNOPSIS

En 1977, une sonde spatiale baptisée Voyager II, est envoyée dans l’espace dans le but de nouer un contact avec d’autres formes de vies intelligentes. A l’intérieur, de l’engin figure notamment un vidéodisque contenant une quarantaine de langues ainsi que des images et des chefs d’oeuvres musicaux censés aider les extraterrestres à comprendre les civilisations humaines…

7 ans plus tard, après réception et étude du fameux message, un voyageur venu d’une lointaine planète (Jeff Bridges), est envoyé en mission d’exploration sur la Terre. Ses maîtres lui accordent trois jours pour vivre comme un homme. A l’issu de ce temps, il devra retourner parmi les siens.

Prenant l’apparence du défunt mari d’une américaine du nom de Jenny Hayden (Karen Allen), l’extraterrestre va malgré lui entrainer la jeune femme, dans une course contre la montre à travers le pays, poursuivi par l’armée américaine.

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UN FILM SIGNÉ JOHN CARPENTER

STARMAN” constitue une œuvre à part entière dans la filmographie du cinéaste indépendant John CARPENTER. Spécialisé dans la réalisation de films d’horreurs et fantastiques (« Halloween : la nuit des masques », « The Thing », « Christine »), ce dernier ne s’était jusqu’ici jamais consacré à une production « Hollywoodienne grand public ». Il voit ainsi dans « Starman » l’opportunité de surmonter l’échec commercial de « The Thing » et d’enrichir sa carrière d’un road-movie romantique mettant en scène un extraterrestre pacifique et une jeune femme veuve. Carpenter se met donc au défi de créer un film optimiste porté par un discours humaniste. 

« J’ai été d’emblée séduit par le scénario de Starman, que m’avaient adressé les directeurs de la Columbia », admettait le réalisateur. « J’ai trouvé un ton drôle et chaleureux, avec tous les ingrédients nécessaires à un bon film». Le scénario connut plusieurs versions, certaines tirant davantage vers la science-fiction, avant de privilégier le côté romantique. C’est Dean Riesner qui, selon Carpenter, était responsable en grande partie de cette réécriture. L’intrigue générale a des similitudes avec le Terminator de James Cameron à ceci près que l’extraterrestre a la candeur d’E.T. de Spielberg et que la menace réside cette fois-ci du côté des hommes, non du Visiteur d’outre-espace (ou d’outre-temps dans le cas du Terminator).

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UN REGARD DIFFERENT SUR LE MONDE

L’une des grandes qualités de ce film réside dans la prestation de Jeff Bridges (récemment revu dans « Iron Man » et « Tron 2 »). Il interprète avec habilité un  extraterrestre naïf et quelque peu maladroit (une optique présente dans le « Superman » de Richard Donner mais sous une forme différente). En effet, ayant reproduit à la perfection le corps du défunt Scott Hayden, à partir d’une mèche de cheveu conservé précieusement à l’intérieur d’un album de photos, la créature, vivant à l’origine à l’état de pure énergie, se déplace comme un androïde maladroit et rigide.

Néanmoins, ce Starman n’est pas pour autant dénué d’émotions. Bien au contraire :  la curiosité et la compassion sont en fait les premières émotions de cet homme venu d’ailleurs face au monde qu’il découvre au cours de ces trois jours. Contraint de regarder pour imiter, il est amené peu à peu à comprendre. Comme l’enfant, il interprète ce qu’il voit et réagit à sa manière, avec générosité et candeur, par exemple en rendant la vie à un daim abattu par un chasseur et exposé sur le capot de sa voiture. Ce faisant, il s’attire la haine du chasseur, non par provocation délibérée mais par ignorance des « coutumes » et des rites terriens. L’humour surgit de manière inattendue lorsque, frappé par le chasseur, l’alien réagit de la manière chez lui la plus naturelle : en imitant le comportement du chasseur, qu’il frappe en retour... avant de plier sous l’assaut d’un groupe de braves campagnards venus à la rescousse de leur ami.

Si l’observation du monde par Starman représente l’un des thèmes majeurs de ce film, tant à travers les objets (les photos, la télévision,) et les comportements (la conduite automobile de Jenny), l’humour est également très important. Il prolonge et traduit à la fois l’innocence du Visiteur, en privilégiant la tendresse et la participation plutôt que la dérision et l’exclusion. On rit des malentendus et des situations non par réaction contre la naïveté de l’extraterrestre mais par sympathie et compassion, parce que son innocence est celle qu’on aimerait avoir conservée, et que son exemple nous démontre à quel point cette innocence est incompatible avec le monde réel.

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ANECDOTES

* Michael Douglas est le producteur de “STARMAN”

* Côté Box Office, le film a rapporté près de 29 millions de Dollars sur le sol américain, pour un budget estimé à 24 millions.

* Trois des plus grands maquilleurs de l'industrie cinématographique, Stan Winston ("Jurassic Park", "Terminator 1&2"), Rick Baker ("Gremlins", "Loup-garou de Londres") et Dick Smith ("L'Exorciste", "Au Dela Du Réel", "Little Big Man"), ont été chargés de concevoir la séquence dans laquelle Starman prend forme humaine.


* Les autres effets spéciaux ont été réalisés par ILM, la société de George Lucas.


* Le film a fait l’objet d’une suite dans une série télévisée de qualité à partir de 1986. Robert Hays (« Y-at-il un pilote dans l’avion ? ») y tenait désormais le rôle de Starman, l’extraterrestre ayant cette fois-ci pris les traits d’un journaliste décédé dans le crash d’un hélicopter. Inspiré du modèle du « Fugitif », le show s’arrêtera malheureusement au bout de 22 épisodes, principalement en raison d’une programmation désastreuse sur la chaîne ABC. 

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RÉCOMPENSES

Le film a obtenu un estimable succès critique aux Etats-Unis :

* Nomination à l'Oscar du meilleur acteur pour Jeff Bridges en 1985.


* Prix du meilleur acteur (Jeff Bridges) et nominations au Saturn Award du meilleur film de science-fiction, à celui de la meilleure actrice (Karen Allen) lors de l'Académie des films de science-fiction, fantastique et horreur 1985.


* Nominations aux Golden Globes du meilleur acteur (Jeff Bridges) et de la meilleure musique en 1985.


CONCLUSION

Habile mélange de Science-fiction et de comédie romantique, « Starman » est une œuvre véritablement touchante. Une certaine magie se dégage de ce film qui a choisi de privilégier les relations humaines aux effets visuels (ces derniers s’avèrent pourtant particulièrement efficaces). La romance entre Jeff BRIDGES et Karen ALLEN est desservie par une très belle partition musicale signée par Jack NITZSCHE (« L’Exorciste »). 

 

Bande annonce originale


 

Thème original de Starman


 

Le générique de la série télévisée (1986)

 

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Published by Silver Screen - dans Films
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commentaires

mutzig 02/06/2013 20:49

Superbe Film, mais malheureusement, la série complète qui a suivi n'a jamais été diffusé à l'époque, par série club non plus d'ailleurs.

Aux USA, la série de 22 épisodes est enfin sortie en DVD, mais pour la France, je ne sais pas si ça aboutira, dommage....

samom 04/04/2011 00:09


salut
merci encore
un film que je n'ai jamais vu
;)
un jour il faudra que je comble cette lacune


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