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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 21:39

marty-mcfly

A l’occasion du 25ème anniversaire de «Retour vers le Futur», le génial Michael J.Fox est redevenu Marty McFly, le temps du tournage d’un teaser pour les «Scream Awards», une cérémonie diffusée sur la chaîne américaine Spike Tv qui récompense chaque année les meilleurs films d’horreur, fantastiques et de Science-Fiction. Le 19 octobre prochain,  Michael et la plupart des membres de l’équipe du film recevront un Scream Award honorifique pour leur contribution à ce petit chef d’œuvre.

Le teaser en question reproduit parfaitement la bande annonce originale du film réalisée en 1985! Constatez par vous-même la qualité du travail accompli :

 

Bande annonce originale (1985) :

 

Teaser « Spike TV » (2010) :



Retour Vers le Futur fête ses 25 ans

 

La revue Entainment Weekly a par ailleurs profité de l’évènement pour organiser une séance photos, en compagnie de Michael J.Fox et Lea Thompson (Lorraine McFly, la mère de Marty), autour de la célèbre Delorean. Retrouvez les commentaires des deux acteurs dans la vidéo ci-dessous :

 

Video Fox TV :

 


Michael J. Fox rejoue le trailer de "Retour vers le futur"


 

Maintenant, nous n’avons plus qu’à attendre tranquillement la sortie de la trilogie en coffret Blu-Ray, le 3 novembre … 2010 bien sûr !

 

Equipe BTTF

 

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 00:21

Simon MacCorkindale 2

C’est avec tristesse que nous apprenons aujourd’hui le décès de l’acteur britannique Simon MacCorkindale, le célèbre interprète de Jessy Chase dans la série télévisée fantastique « Manimal » (1983). Il n'avait que 58 ans. Durant les 8 épisodes de cette trop courte série, il incarnait un professeur de l’Université de New-York doté de l’incroyable faculté de se métamorphoser en animal (aigle, panthère)… Un pouvoir qu’il utilisait pour lutter contre le crime.

Monsieur MacCorkindale souffrait depuis 2006 d’un cancer des intestins, qui s’est malheureusement révélé être incurable. Soutenu par son épouse Susan George, c’est avec beaucoup de courage qu’il poursuivait sa carrière à la télévision (notamment dans le Soap « Casuality » sur la BBC) et au théâtre (dans "La Mélodie du Bonheur »).

Ces dernières années les admirateurs de séries fantastiques avaient notamment pu le revoir dans « Invasion Planète Terre », « Poltergeist : les aventuriers du surnaturel » ou encore « Night Man » où il reprenait le rôle de Jessy Chase. 

En hommage à Monsieur Simon MacCorkindale « SILVER SCREEN » vous propose de revoir le générique de la série culte « Manimal » ainsi que les inoubliables séquences de transformations de Jessy Chase !

 

Le générique de la série télévisée :

 


Serie Tv - Manimal

 

Extrait de l'épisode "l'illusion" très représentatif de la série (en V.F.) : intro explicative suivie de trois séquences de métamorphoses

 

 

Le retour de "Manimal" en 1998 dans la série Night Man (V.O). Les effets de maquillage laissent ici place au morphing en images de synthèses!

 


MANIMAL HD

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 11:40

HULK Ferrigno

Alors que la Marvel et Joss Whedon sont actuellement en train de travailler sur la préproduction du film «The Avengers», avec notamment Mark Ruffalo, dans le rôle du Dr Bruce Banner, ABC et Universal viennent d’annoncer une information qui devrait ravir les nombreux fans du géant vert. En effet, une nouvelle série télévisée « live » consacrée exclusivement à Hulk est actuellement en préparation !

Rappelons que la série télévisée originale (qui bénéficiera très prochainement d’un article sur SILVER SCREEN) avec Bill Bixby et Lou Ferrigno avait fait les beaux jours de la chaîne américaine CBS, de 1978 à 1982, en devenant l’un des personnages les plus populaires du réseau. Le show avait même obtenu un joli succès critique en récoltant quelques nominations aux Emmy Awards. Après l’arrêt de la série, plusieurs téléfilms mettant en scène des héros tels que Thor et Daredevil avaient été réalisés par la New World International à la fin des années 1980.

Concernant cette nouvelle adaptation, très peu d’informations sont pour le moment diffusées… On sait juste que c’est Jeph Loeb (célèbre scénariste de bandes dessinées qui travaille notamment sur la série « Smallville »), d’ailleurs fan de la série originale, qui en sera le producteur exécutif.

Maintenant, il ne reste plus qu’à faire preuve de patience pour en savoir plus !

 

Source : Hollywood Reporter


Métamorphose

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 12:07

LA MORT DE SUPERMAN

 

 

« La Mort de Superman », publiée en Janvier 1993 par D.C. Comics, représente de toute évidence l’un des chapitres les plus importants de l’Histoire de l’Homme d’Acier. Elle n’a pourtant jamais été adaptée au cinéma. Tim Burton a bien tenté de se lancer dans l’aventure avec Nicolas Cage à la fin des années 1990… Mais le film n’a pas abouti notamment du fait d’un scénario bancal et d’un budget prévisionnel trop exorbitant.

Un fan américain, connu sous le pseudonyme de kachshei2003, a donc eu l’ingénieuse idée de prendre les devants et de réaliser sa propre vidéo à l’aide de la technologie numérique et d’extraits du film « Superman Returns » réalisé par Bryan Singer en 2006. Le résultat est plus que convainquant (la vidéo a fait un véritable buzz sur Internet atteignant 15 000 vues en l’espace de 3 jours) et dépasse de loin la tentative de « Smallville » de retranscrire à l’écran le combat entre Superman et son pire ennemi Doomsday !

Place au spectacle !

 


Cliquer sur "Play from the beginning" 

 

Retrouvez la deuxième partie : 

 

 

Troisième partie



 

 

Quatrième partie 

 


 

Cinquième partie 

 


 

Résumé (source  marveldc-universe.com) : Doomsday, un monstre qui vécut prisonnier sous Terre pendant un temps indéterminé, parvient à s’échapper en se creusant un chemin d’une seule main vers la surface. Il commence ainsi à détruire tout autour de son passage et décime la Ligue des Justiciers en quelques minutes. Il se dirige ensuite vers Metropolis et le combat éclate contre Superman.

Chacun d’eux donneront tous ce qu’ils ont et iront jusqu’à leurs limites, finissant par s’entretuer lors d’un dernier coup simultané. Kal-El s’effondre et meurt dans les bras de Lois Lane. 

 

 

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 14:01

Matrix 1999

Véritablement révolutionnaire lors de sa sortie en salles en 1999, « MATRIX » est l’un des films de Science-Fiction les plus marquants de ces dernières années. Derrière cette image de blockbuster traditionnel se cache en réalité un film ambitieux doté d’un scénario particulièrement intelligent.

LE RESUME

Thomas Anderson (Keanu Reeves) mène une double vie. La journée, en tant que simple employé, il partage le quotidien de millions de bureaucrates anonymes, les yeux constamment rivés vers un ordinateur, sous les ordres de supérieurs exigeants. La nuit, sous le pseudonyme de Neo, il devient un hacker et créé ses propres programmes en multipliant les délits informatiques.

A cheval entre deux mondes, Neo est troublé par des rêves étranges. Des messages cryptés, provenant d'un certain Morpheus (Laurence Fishburne), l'invitent à aller au-delà des apparences, à briser ses chaînes... Et à découvrir la terrible vérité : la réalité n’est en fait qu’une immense simulation informatique générée par la Matrice. Les machines ont en effet pris le contrôle de la Terre toute entière et réduisent l’humanité en esclavage. Elles se servent de l’illusion informatique, pour maintenir les hommes sous contrôle et puiser l’énergie vitale de leurs corps.

Pour Morpheus, le doute n’est plus permis : Néo est « l’élu », ce libérateur mythique capable de mener en échec les machines. Sous la tutelle de son mentor, Néo apprend peu à peu à s’émanciper. Il acquiert alors le savoir, la rapidité et la force physique nécessaires à son combat.

Ensemble, ils se lancent dans une lutte sans retour contre la Matrice et ses terribles agents...

matrix

MATRIX ET LA PHILOSOPHIE

L'histoire de «MATRIX » est plus complexe qu'il n'y paraît. C’est notamment dans la philosophie que les scénaristes du film, les frères Wachowski (« Bound », « V, pour Vendetta », « Speed Racer »), ont puisé leur inspiration.

Le thème principal fait en effet référence à l’idéalisme (notamment exploité dans « THX 1138 » et « The Truman Show ») : une théorie qui cherche à rendre des relations entre l’esprit et le monde extérieur. On en vient à se poser les questions suivantes : « Le monde extérieur existe-t-il vraiment ? » ; « Peut-on prouver que notre environnement n’est qu’une illusion ? », etc.

Dès l’antiquité, le philosophe grec, Platon, illustra parfaitement cette théorie avec son « Allégorie de la Caverne ». Il nous y décrit l’histoire de plusieurs hommes, enchaînés depuis leur enfance dans une demeure souterraine. Dans leur dos, l'ouverture de la caverne avec un muret, derrière lequel passent des hommes portant sur leurs épaules toutes sortes d'objets. Un feu brûlant dans la caverne permet aux esclaves d’entrevoir ce qui les entoure, mais leur perception est altérée. Ainsi, ils ne voient des passants, que leurs ombres projetées au fond de la caverne, et n'entendent de leur voix que le son déformé par un écho. L'un des captifs va être libéré, va sortir de la caverne et va d'abord être ébloui par la lumière... il se rendra compte finalement que ce qu'il percevait auparavant n'était pas la réalité. Il voudra retourner dans la caverne pour convaincre, ouvrir les yeux à ses congénères et les libérer. Ces derniers ne se montreront guère réceptifs à ses théories. Ayant grandi dans ce système, ils le défendront jusqu'au bout et iront même jusqu’à mettre à mort l'évadé. Ainsi, dans le film, comme les prisonniers de la caverne, les humains retenus en esclavage sont amenés à croire que ce qu’ils voient et entendent dans la Matrice est bien réel. Pourtant, ce qu’ils perçoivent ne sont que les ombres de la réalité. 

Durant le XVIIème siècle, le philosophe français Descartes poussera même le principe beaucoup plus loin. Il évoquera en effet l’hypothèse qu’une divinité toute puissante ait remplit nos esprits d’idées auxquelles rien ne correspond. Vient alors l’hypothèse du Malin génie : et si un démon tout-puissant était continuellement en train de nous tromper au sujet du monde physique incluant notre propre corps ? Cela se traduirait de la façon suivante : nous croyons qu’il y a un monde extérieur alors qu’il n’y en a pas. Pire, nous pensons avoir un corps alors que nous n’en possédons pas. Le monde extérieur ne serait donc que le fruit d’une machination, et donc, une grande illusion. Pour Descartes, la perception qu’a un sujet d’un objet pourrait être dupliquée par Dieu ou par quelque Malin génie tout-puissant. Ce qui revient finalement à affirmer que nous ne pouvons jamais être totalement certain d’être en train de percevoir l’objet. Le film « MATRIX » peut bien être considéré comme une illustration de cette hypothèse du Malin génie de Descartes, l’homme ne voyant finalement que ce que les machines désirent.

Pour finir, rappelons qu’en dehors de la philosophie, « MATRIX » fait également appel à de nombreuses autres références. On y retrouve ainsi des éléments littéraires (le conte initiatique, « Alice au Pays des merveilles »), et mythologiques (la thématique de l'Elu, l'Oracle...), mais également des comic-books (« Superman »), de l'animation japonaise ("Akira", "Ghost in the Shell") et du jeu vidéo (le film est construit sur une série de choix : se faire arrêter ou fuir, prendre la pilule bleue ou la rouge, partir sauver Morpheus ou le laisser)... Autant d'éléments qui font de «MATRIX » une œuvre particulièrement riche, à la frontière du cinéma, de la philosophie, du conte et du jeu vidéo.

pillule bleue ou rouge

LA PRODUCTION

La création de « MATRIX » aura pris plus de cinq ans aux frères Larry et Andy Wachowski. Les deux hommes ont notamment passé énormément de temps à travailler sur l'écriture du scénario pour le rendre accessible au plus large public possible, puis à développer les story-boards nécessaires aux scènes d'action innovantes de leur future production.

Convaincu par le projet, le producteur Joel Silver (« Die Hard », « L’Arme fatale ») demande aux studios Warner de produire « MATRIX ». Ces derniers n’acceptent de le financer que sur la base d'un accord de distribution exclusive avec sa société de production Silver Pictures. De plus, « MATRIX » étant dès le départ prévu comme une trilogie, ils acceptent d'envisager de produire deux suites pour la vidéo en cas de succès.

Suite à cet accord, le casting des acteurs se met rapidement en place. D'emblée, Larry et Andy Wachowski pensent à Keanu Reeves pour le rôle de Neo. Il l'avait en effet vu dans le cyberpunk « Johnny Mnemonic » (1995). Leur deuxième choix immédiat est celui de Laurence Fishburne pour le rôle de Morpheus, surtout pour sa prestance naturelle, son aspect autoritaire et sa condition physique idéale pour les nombreuses scènes d'action. Enfin, pour Trinity, les deux réalisateurs auditionnent un grand nombre d’actrices avant de découvrir en Carrie-Anne Moss (jusque là surtout connue à la télévision), celle qui répondait le mieux à leurs attentes.

Les trois acteurs quittent ainsi les Etats-Unis pour rejoindre l’équipe de production sur des tournages en extérieur à Sydney. Toutefois, la ville est rendue "anonyme" et difficilement identifiable, afin d'en faire une cité "universelle" qui pourrait aussi bien être américaine qu'australienne, japonaise ou européenne.

Après un tournage éprouvant et une postproduction particulièrement complexe, « MATRIX » connaît un succès triomphal. Ainsi, le film récolte plus de 171 millions de dollars sur le sol américain, et plus de 456 millions de dollars de recettes dans le monde, devenant ainsi le plus gros succès des studios Warner Bros (dépassé ensuite par la saga « Harry Potter »). En France, plus de 7,7 millions de spectateurs se connecteront à la Matrice.

other rality

DES EFFETS SPECIAUX INNOVANTS

Les frères Wachowski se sont directement inspirés des effets spéciaux utilisés dans le cinéma asiatique pour créer « MATRIX ». Les chorégraphies nécessitent des câbles et des harnais pour rendre les combats spectaculaires. Tout ce harnachement sera dans un second temps effacé par des spécialistes de l’imagerie numérique. Mais les deux hommes, particulièrement exigeants, souhaitent aller bien plus loin. Ils veulent en effet dans une même scène, « voir bondir le héros dans les airs, puis à l'apogée de la virevoltante figure, le voir donner un coup de pied puis retomber au sol comme une feuille morte au ralenti ». Le tout sans coupure, avec une caméra en rotation à 360 ° autour du personnage!

C’est dans ce contexte-ci que « MATRIX » a eu recours au « Bullet Time », l’effet spécial le plus marquant du long métrage. Ces images, relevant de la technique de l'animation, furent filmées devant des fonds verts, grâce à 120 appareils photos spéciaux et deux caméras capables de prendre 12 000 images par seconde, montés sur une plate-forme. Elles furent ensuite mises bout à bout pour donner une impression de mouvement ralenti, alors que les ordinateurs se chargeaient de créer les décors et arrière-plans.

"Les deux frères sont imprégnés de culture BD", explique le responsable des effets visuels John Gaeta. "Ils connaissent bien la technique d'animation japonaise que nous souhaitions transposer dans ce film, avec des acteurs vivants. Celle-ci consiste à décomposer l'action en une suite d'éléments, manipulés de façon à conférer au mouvement un maximum d'impact visuel". Pour le producteur Joel Silver, "cela rappelle les films d'action japonais comme Akira, sauf qu'ici, nous travaillons sur des personnages vivants et ouvrons un champ inédit aux techniques d'effets visuels classiques".

Même s’il est irréprochable, le travail de Gaeta et de son équipe, est surtout une amélioration d’idées et de techniques préexistantes, mises au goût du jour grâce à un budget sans précédent accordé à la création d’effets spéciaux. Ainsi, le "bullet-time" n’est que le dérivé d’un procédé autrefois connu sous le nom de "time slice".

bullet time

ANECDOTES

* Les noms des principaux personnages de « MATRIX » n'ont pas été choisis au hasard, et ont chacun une réelle signification : Neo est ainsi l'anagramme de One (L'Elu), Morpheus renvoie au Dieu des songes Morphée, Trinity représente la Trinité Mère/Femme/Guerrière, alors que Cypher fait référence en anglais, au code dont se servent les espions. Enfin, l’agent Smith porte le nom le plus courant dans le monde anglo-saxon. Il est donc tout naturel qu’il puisse se substituer à n’importe qui.

* Certains décors de « Dark City » ont été réutilisés dans « MATRIX » : il s'agit principalement des sombres toits d'immeubles sur lesquels Trinity tente d'échapper aux agents.

*Spectaculaires et intenses, les combats de « MATRIX» ont réservé de durs moments et quelques blessures et contusions aux vedettes du film. Ainsi, allergique à la poussière, Laurence Fishburne (Morpheus) dut subir un véritable calvaire lors de son affrontement avec Hugo Weaving (l’agent Smith) dans un décor poussiéreux. Durant le même combat, ce dernier termina la séquence avec deux côtes cassées et le poignet quasiment fêlé.

*Matrix a été récompensé à de nombreuses reprises :

4 fois aux Oscars 2000 (US) :

- Meilleur son

- Meilleur montage

- Meilleurs effets spéciaux sonores

- Meilleurs effets spéciaux visuels

2 fois aux Empire Awards 2000 (UK):

- Meilleur film

- Meilleur espoir féminim (Carrie-Anne Moss)

3 fois aux MTV Awards 2000 (US):

- Meilleur film

- Meilleur acteur (Keanu Reeves)

- Meilleure scène de combat (Neo vs Morpheus)

1 fois aux British Movie Awards (UK):

- Meilleurs effets spéciaux visuels

CONCLUSION

Visuellement époustouflant et écrit intelligemment, «MATRIX» est rapidement parvenu à marquer une génération toute entière de cinéphiles. En mélangeant plusieurs univers (films cyberpunks, jeux vidéos, comics, philosophie), le film a réussi à attirer des spectateurs aux sensibilités résolument différentes.

Malheureusement, les deux suites de la saga, « MATRIX : Reloaded » et « MATRIX Revolutions », ne continueront pas sur cette belle lancée… En privilégiant l’action, les frères Wachowski finiront par délaisser leurs personnages, c'est-à-dire la principale richesse de leurs films.

 

Le trio

 

Bande annonce (1999) :

 

 


 

 


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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 23:22

ENVAHISSEURS SAISON 2

Avec seulement quarante-trois épisodes, «Les Envahisseurs» est rapidement devenue l’une des séries télévisées les plus cultes en France. Invasions extraterrestre, complots et paranoïa sont au programme de ce monument de la Science-fiction.

L’HISTOIRE

Un soir, alors qu'il s'assoupit au volant de sa voiture, l’architecte David Vincent est témoin de l'atterrissage d’un éblouissant vaisseau spatial. Stupéfait, il avertit aussitôt les autorités et revient, sur les lieux de son observation avec un officier de police et son associé Alan Landers. Les autorités y interrogent un couple de jeunes mariés en voyage de noces qui affirment n’avoir rien remarqué cette nuit là. Mais David Vincent remarque que l’homme présente une anomalie à la main : son auriculaire présente une raideur anormale …

L’architecte finit rapidement par découvrir que les extraterrestres ont en réalité pris forme humaine. Leur but étant de préparer une invasion planétaire et d'infiltrer les hautes sphères de notre société. Un projet que David Vincent va tenter de prévenir en informant les sceptiques et en déjouant tant que possible leurs manigances. 

Au fil des épisodes, David Vincent parvient à se constituer un petit groupe de sympathisants, parmi lesquels Edgar Scoville (Ken Smith), un riche homme d'affaires qui mettra sa puissance financière au service de la lutte... 

SOUCOUPE

LE CONTEXTE

La série "Les Envahisseurs" puise de toute évidence son inspiration dans "La Guerre des Mondes" d’H.G. Wells, œuvre qui fut adaptée au cinéma par Byron Haskins en 1951. L’ouvrage datant de 1897 (période notamment marquée par le colonialisme) fait notamment le constat que sur notre planète, aucun pays n’est en mesure de faire face à l’impérialisme européen. C'est pourquoi le livre décrit une « invasion punitive » dont sont victimes les nations les plus avancées (Angleterre, France, Allemagne), invasion qui ne peut être que le fait d'une superpuissance venue d’un autre univers.

On peut ainsi établir un parallèle avec la situation des Etats-Unis au début de la guerre froide, qui se présentent comme « les gendarmes du monde ». Ils apparaissent donc comme la seule puissance qui puisse faire l'objet d'une attaque organisée par des ennemis venus d'une autre planète ou, mieux encore, par des adversaires bien humains et dangereux, fort nombreux de l'autre coté du rideau de fer. Ceci permet de mieux comprendre la dimension anticommuniste qui fut donnée par certains spécialistes à la série. Le halo rouge qui entoure le corps de l'envahisseur en voie de désintégration, au moment de sa disparition, en serait-il le révélateur ?

Quoiqu’il en soit même si elle peut être perçue comme une métaphore de la crainte communiste en pleine guerre froide, la série « Les Envahisseurs » est avant tout un classique de la Science-fiction qui s’inspire du « Fugitif » (David Vincent, comme Richard Kimble, erre de ville en ville), et de l’atmosphère angoissante de « L’Invasion des profanateurs de sépultures », dont le héros, Kevin McCarthy apparaît même dans un épisode de la série (« Les espions »).

soucoupe david vincent

LA PRODUCTION

La série culte « Les Envahisseurs » est née de l’imagination de deux passionnés d’O.V.N.I. : le scénariste et réalisateur Larry Cohen dont la carrière alterne avec succès du côté de l’horreur (« Le monstre est vivant », 1973), du Western (« Le retour des Sept », 1966), ou du Policier (« Black Caesar », 1973), et le producteur Alan.A.Armer (« Le Magicien », 1973). Dès le début de leur collaboration, ils se donnent pour objectif de créer un programme « adulte », mélangeant horreur et science-fiction. Ils développent ainsi l’histoire d’un héros solitaire combattant des êtres extraterrestres, dont nul ne soupçonne la présence sur Terre. Il est tout de suite décidé qu'aucun moyen ne permettra de distinguer les Envahisseurs des humains. Alan Armer s'explique: "Un extraterrestre est beaucoup plus terrifiant quand il ressemble à votre voisin de palier." Mais un petit détail permettra quand même de les différencier. Un œil apparaîtra de temps à autre dans la paume de leur main !

Intéressée par le concept, le réseau ABC nomme le célèbre Quinn Martin (« Les incorruptibes », « Sur la Piste du Crime », « Le fugitif ») en tant que producteur exécutif de la série. Ce dernier s’empresse d’imposer quelques changements à la création de Cohen et Armer. La première décision de Quinn Martin est de porter la durée de chaque épisode de 25 à 50 minutes. Puis, il refuse les 22 scripts originaux tout en conservant leur trame. Enfin, pour le rôle principal, il engage Roy Thinnes. Ce dernier a en effet l’avantage de ressembler quelque peu à Paul Newman (l'opportunité de conquérir l'audience féminine et de l'amener à suivre une série relevant de la science-fiction, n'est ainsi pas négligée). De son côté, la ABC, refuse catégoriquement de voir les « envahisseurs » dotés d’un œil dans leur main. Pour les dirigeants du réseau, cela risque non seulement d'être risible, mais surtout coûter très cher à réaliser. Larry Cohen finit donc par proposer à la place d'affubler les Envahisseurs d'un auriculaire dont la raideur toute particulière permettra à David Vincent de les reconnaître à coup sûr.

La production de la série télévisée est finalement lancée en 1967. La réalisation de l’épisode pilote est confiée à Joseph Sargent (« Lassie », « Des agents très spéciaux ») qui développe un style propre à la série. On peut notamment retenir les effets spéciaux soignés de Darrell H. Anderson (qui rappellent beaucoup certains classiques de la Science-fiction tels que « Les soucoupes volantes attaquent » ou « La guerre des mondes »), la musique angoissante de Dominic Frontiere, ainsi que la structure en quatre actes qui constitue la signature de tous les programmes produits par Quinn Martin. Enfin, précisons que la durée initiale du pilote était de 90 minutes. Malheureusement, il ne reste plus de traces visibles de ce montage initial qui fut diffusé en public, pour la première fois en 1969, au cours d'une exposition au Musée d'art moderne de New York.

« Les Envahisseurs » démarrent à la télévision américaine le 10 janvier 1967. Face au succès du pilote, 16 autres épisodes sont rapidement produits. La série bénéficie de beaucoup de tournages en extérieurs notamment à Vasquez Rocks en Californie où les températures sont souvent caniculaires. C'est d’ailleurs au cours des longs trajets entre les studios et les sites de tournage, d'une moyenne de deux à trois heures, que le directeur de la photographie, Andrew Mc Intyre, raconte à Roy Thinnes ses missions aériennes pendant la Seconde Guerre mondiale et ses observations de phénomènes lumineux bien étranges. Des histoires qui pousseront l'acteur, d'abord incrédule, à se persuader que les extraterrestres existent et que "Les Envahisseurs" sont peut être bien plus qu'une simple fiction.

Une seconde saison de 26 épisodes est commandée par la ABC. Malheureusement la série télévisée s'achève le 10 mars 1968, avec l’épisode « Inquisition » qui ne livre aucune forme de conclusion. Le mystère qui entoure l'annulation de la série reste entier. Les sondages, contrairement à ce qui fut affirmé par la suite, étaient pourtant satisfaisants. Il semble que des désaccords entre les dirigeants d'ABC et Quinn Martin soit la cause véritable entraînant la suppression malencontreuse des « Envahisseurs ».

affiche

LA DIFFUSION EN FRANCE

C’est le 4 septembre 1969 que « Les Envahisseurs » font leur toute première apparition sur les petits écrans de l'hexagone. Il s’agit à l’époque de la première série de science-fiction à apparaître sur la première chaîne de l'ORTF. Néanmoins, certains épisodes ne sont pas commandés par la chaîne et il faudra donc attendre 1987 pour que TF1 diffuse l'intégralité de la série, au cours de l'été, en fin de soirée, et il n'est pas rare que le doublage de certains épisodes, jusqu'alors inédit, s'achève dans la journée pour une diffusion le soir même.

Depuis 1989, la série a été plusieurs fois rediffusée sur M6, mais jamais dans son intégralité. La dernière diffusion remonte à fin 1992, début 1993, le dimanche matin, et fut très partielle.

Enfin, en 2001, France 3 fait redécouvrir l’intégralité de la série aux téléspectateurs au travers de copies flambant neuves. Malheureusement, les épisodes sont diffusés en troisième partie de soirée (aux alentours de minuit voire une heure du matin !).

Heureusement, Paris Première a remédié à cela avec une diffusion intégrale lors de l'été 2005. Quant à TF1 Vidéo, elle a mis en vente une édition en dvd en 2008, soit près de deux ans avant les Etats-Unis.

L’EVOLUTION DE LA SERIE

La série peut être décomposée en deux périodes distinctes :

1ère partie (du premier au trentième épisode) : Le téléspectateur suit le cheminement de David Vincent qui découvre progressivement la véritable nature des envahisseurs (ils ont l'auriculaire raide, n'ont pas de pouls et ont besoin de s'auto-régénérer régulièrement). Dans ce contexte, il se heurte le plus souvent à la crédulité du monde qui l'entoure. Il cherche ainsi des preuves de l’existence des envahisseurs qu'il ne parviendra pas à rassembler, ces dernières finissant toujours par être détruites. L'atmosphère angoissante, l'absence de soutien renforcent le sentiment de paranoïa de David Vincent.

2ème partie (du 31ème au 43ème et dernier épisode) : David Vincent n’est désormais plus seul dans la lutte contre les envahisseurs. A partir de l’épisode « Les défenseurs », il se retrouve épaulé par un industriel de renom, Edgard Scoville, qui croit en sa quête et qui met à se disposition ses ressources et son argent. Un petit groupe se forme autour d'eux au fil des épisodes, et finit par trouver des preuves qui vont leur permettre d'enfin ouvrir les yeux des autorités mondiales.

lesenvahisseurs 2 18 3

Notons enfin qu’il existe un téléfilm de 2 H 50 tourné en 1995 (soit près de trente après la série), dont Scott Bakula (« Code Quantum », « Enterprise ») tient le rôle principal. Roy Thinnes y fait même une brève apparition. Malheureusement « Le Retour des Envahisseurs » ne fait que très peu de références à la série télévisée originale. Le téléfilm ne laisse finalement qu'un mauvais souvenir dans les mémoires des fans…

CONCLUSION

Série culte par excellence, « Les Envahisseurs » reste une référence télévisuelle majeure dans l’univers de la Science-fiction.

40 ans plus tard, les aventures de David Vincent sont toujours aussi captivantes. L’idée même d’avoir donné une apparence humaine à ces extraterrestres s’avère particulièrement brillante. Elle permit de développer une ambiance paranoïaque sans précèdent qui inspirera par la suite bon nombre de séries télévisées (« V », « The X-Files », « Dark Skies », « First Wave »).

LES ENVAHISSEURS WALLPAPER

 

 

 

L'épisode pilote des Envahisseurs en intégralité 

 

 

 


 

 

 

 

Générique des "Envahisseurs" :

 

 

Hommage aux effets spéciaux de la série :

 

 


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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 19:49

 

Superman logo

Depuis quelques jours les noms de plusieurs réalisateurs célèbres circulaient autour du prochain film de « Superman » produit par Christopher Nolan (le réalisateur de l’excellent « The Dark Knight ») et dont la sortie est prévue pour Noël 2012. On a tour à tour entendu parlé de Tony Scott, Zach Snyder, Matt Reeves, Jonathan Liebesman, Duncan Jones, Darren Aronofsky, Robert Zemeckis et Ben Affleck. Ce matin, le verdict est enfin tombé : c’est Zack Snyder ("L'Armée des Morts", "Watchmen", "300") qui sera chargé de mettre en scène les nouvelles aventures de l’Homme d’Acier. Le réalisateur américain, réputé pour l'identité visuelle de ses films, a confié à MTV News : "Dès les premières réunions, Christopher Nolan a été incroyablement intelligent mais aussi très gentil. Nous avons pu discuter entre cinéastes et j'ai beaucoup d'estime pour lui. Il m'a conseillé de laisser libre cours à mon amour pour le personnage. Nous sommes prêts et allons nous y mettre rapidement." 

Précisons que ce nouveau film ne sera en aucune façon la suite de « Superman Returns » (2006) de Bryan Singer. La Warner Bros n’a en effet pas été satisfaite de la rentabilité de ce film (391 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget global s'élevant à 270 millions) qui s’était pourtant avéré très respectueux du personnage créé en 1938 par Jerry Siegel et Joe Schuster. Il semble qu’en voulant privilégier une approche intimiste et nostalgique du super-héros, Singer n’ait pas su attirer les spectateurs en attente d’un énième blockbuster estival.

Aujourd’hui, l’objectif de la Warner et de Legendary Pictures est donc de renouer avec le succès colossal du film original de 1978 (production la plus lucrative de la Warner pendant de nombreuses années) qui avait donné lieu à 3 suites. C’est dans cette optique que Christopher Nolan et son acolyte, David Goyer (co-auteur de Batman begins et consultant sur le scénario de The dark knight),  ont été chargé de cet ambitieux projet.  Le choix de ce duo s’avère d’autant plus judicieux que les dernières adaptations du chevalier noir représentent actuellement ce qui est fait de mieux en matière d’adaptation de comics.

Très peu d’informations circulent pour le moment sur le scénario du film. Néanmoins, selon « The Hollywood Reporter », Superman sera opposé au Général Zod, un survivant de la planète Krypton déjà interprété par Terence Stamp au cinéma. Une autre source parle d’un Daily Planet en pleine crise suite à l’avènement d’Internet. Zach Snyder, quant à lui reste très évasif « Chris et David [Goyer] ont créé une histoire incroyable. C'est tout ce qui pouvait m'arriver de meilleur en tant que metteur en scène». Espérons maintenant que cette nouvelle équipe parviendra à réadapter le personnage de Superman tout en respectant son mythe et sa nature optimiste...

Quoiqu’il en soit ce film devrait faire beaucoup parler de lui au cours de l’année qui se prépare… Le casting des acteurs, et donc du successeur de Christopher Reeve et de Brandon Routh, ne devrait plus tarder.

superman KINGDOME ALEX ROSS

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 17:42

Arnold N&B

Retour sur l’incroyable carrière cinématographique d’Arnold Schwarzenegger, ancien culturiste d’origine autrichienne (naturalisé américain en 1983), mondialement connu pour ses nombreux films d’Action et de Science-fiction.

DES DEBUTS DIFFICILES

C’est en 1970 qu’Arnold Schwarzenegger fait ses premiers pas au cinéma dans « Hercule à New York » sous le pseudonyme d’Arnold Strong. A cette époque, l’accent autrichien de ce jeune homme de 23 ans s’avère être un véritable obstacle pour sa carrière d'acteur. Ainsi sur ce premier film, sa voix est intégralement doublée par un autre acteur en postproduction. Trois ans plus tard, dans son deuxième film, « Le Privé » (1973), il n'obtient qu'un petit rôle non crédité de gangster sourd et muet. Interrogé sur ses débuts, Arnold Schwarzenegger répond : « C'était très difficile. Les agents me disaient que mon corps était trop étrange, que j'avais un drôle d'accent et que mon nom était trop long. Partout où je passais, on me répondait que je n'avais aucune chance». Loin de se décourager, il prend des cours de théâtre et de diction pour pallier à ses difficultés.

En 1976, après une brève carrière dans des émissions télévisées, le réalisateur Bob Rafelson lui propose le rôle principal de son film « Stay Hungry ». Grâce à cette dernière interprétation, Arnold remporte un Golden Globe Award en tant que meilleur débutant. Malheureusement, l’année suivante, il manque de peu le rôle-titre de la série télévisée à succès « L'Incroyable Hulk » au profit de Lou Ferrigno, son célèbre adversaire aux concours de culturisme.

Culturisme

Vers 1980, Arnold sollicite le producteur Dino De Laurentiis pour interpréter le rôle de Flash Gordon, célèbre personnage de bande-dessinée créé dans les années 1930. Néanmoins, ce dernier décide de l’orienter vers un autre rôle : le mythique Conan le Barbare dans un film fantastique réalisé par John Millus. Ce dernier remporte un immense succès au box-office et érige du jour au lendemain le jeune acteur autrichien au rang de star du cinéma américain.

Schwarzenegger ET LA SCIENCE-FICTION

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Après le tournage de « Conan : Le destructeur » et de « Kalidor », Arnold Schwarzenegger se lance pour la première fois dans la Science-fiction en acceptant de jouer dans « Terminator » (1984) de James Cameron. Dans ce film à petit budget, l’acteur incarne avec efficacité le T-800, un cyborg tueur, venu du futur qui rejoint notre époque pour empêcher la naissance de John Connor, le futur sauveur de l’humanité dans la guerre contre les machines. Alliant froideur et cruauté, Schwarzenegger livre aux spectateurs l’une de ses meilleures performances. Le film remporte ainsi un important succès au box-office et obtient même le Grand Prix du Festival d’Avoriaz en 1985.

Fort de ce succès, il multiplie les rôles musclés dans des films de Science-fiction très populaires. Ainsi, en 1987, il rejoint le réalisateur John Mc Tiernan pour tourner dans « Predator ». L’une des grandes réussites de ce film est visiblement d’offrir à Schwarzenegger un très vaste environnement naturel, grandiose et menaçant qui en fait une sorte de héros mythologique. La même année, il enchaîne sur « Running Man » qui s'inspire moins du livre de Stephen King (dont il se prétend l'adaptation) que du film franco-yougoslave « Le Prix du Danger » réalisé en 1983 par Yves Boisset. Bien que cette production s’inscrive dans la même lignée que de nombreux autres films des années 1980, « Running Man » a l’originalité de dénoncer les dérives des médias (en 1987 la télévision américaine compte déjà près d’une quarantaine d’émissions de téléréalité) et la passivité du public qui est nourri à longueur de journée par la violence des programmes.

Running Man

Dès le début des années 1990, l’acteur joue dans deux de ses meilleurs films. Il y a tout d’abord « Total Recall » de Paul Verhoven, film dans lequel Schwarzenegger incarne Douglas Quaid, un homme ordinaire que les circonstances vont progressivement transformer en véritable héros d’action. Librement adapté d’une nouvelle de Philip K.Dick (sans doute l'un des auteurs de science-fiction les plus adaptés au cinéma avec « Blade Runner » « Minority Report », « Paycheck »), le long métrage est devenu au fil des années un classique de la science-fiction. A l’instar de « Matrix », « Totall Recall » repose sur le principe que la vie réelle serait en réalité un rêve. Le film aborde également des thèmes contemporains aux années 1990 : les problèmes énergétiques, la destruction de la couche d'ozone sont quelques pistes de réflexion intéressantes bien que succinctement évoquées. Ensuite, il y a l’excellent Terminator 2 (1991), la suite du film de James Cameron, qui marque une véritable révolution dans le monde des effets visuels. Schwarzenegger y reprend le rôle du cyborg qui l’avait rendu célèbre quelques années plus tôt. Mais à la grande surprise des spectateurs il se place cette fois-ci dans le camp des « gentils » en devant le protecteur (et d’une certaine manière le second père) de John Connor. Véritable succès au box office, le film rapporte plus de 500 millions de dollars dans le monde entier et génère un important Merchandising (jouets, jeux-vidéos, bandes-dessinées).

Une nouvelle epoque

a l aube du 6eme jour

En devenant l’un des acteurs les mieux payé d’Hollywood (15 millions de dollars par film), Schwarzenegger prend peu à peu plus de risques dans sa carrière. Il s’oriente ainsi davantage vers la comédie. Après avoir joué dans « Jumeaux » (1988), il multiplie avec succès les rôles humoristiques dans « Un flic à la maternelle » (1990), « Last Action Hero » (1994), « Junior » (1994) et « La Course au jouet » (1996).

Malheureusement dès la deuxième moitié des années 1990, avec l'émergence d'une nouvelle génération d’acteurs de films d’action (Bruce Willis, Keanu Reeves et Nicolas Cage), sa carrière s’essouffle quelque peu avec des échecs commerciaux tels que « L’Effaceur » (1996), « Batman & Robin » (1997) et « La Fin des temps » (1999). Dès 2000, il revient vers la Science-fiction avec « A l'aube du 6ème jour » (2000), dans lequel il donne la réplique à son propre clone. En 2003, il reprend son rôle-fétiche pour les besoins de « Terminator 3 : le soulèvement des machines » de Jonathan Mostow. Très attendu par les fans, ce film est finalement une déception. L’intrigue est malheureusement trop calquée sur le deuxième opus et n’a que pour seul mérite de relancer la franchise. Quoiqu’il en soit « Terminator 3 » occupe une place satisfaisante au box office mondial (400 milllions de dollars) et donnera lieu à une suite quelques années plus tard. Schwarzenegger n’est malheureusement pas de la partie. En effet, le 17 novembre 2003, il devient le 38e gouverneur de Californie, l’Etat le plus puissant des U.S.A. Il met ainsi sa carrière d’acteur entre parenthèse tout en se permettant de temps à autres de brèves apparitions au cinéma comme dans « Le tour du monde en 80 jours » (2004) ou « The Expandables » (2010) réalisé par Sylvester Stallone.

Son mandat de gouverneur prend fin le 4 janvier 2011, la Californie passant aux démocrates représentés par Jerry Brown.

LE RÊVE AMÉRICAIN

Gouvernator

Arnold Schwarzenegger est donc l’un des acteurs les plus incontournables du cinéma d’action et de Science-fiction des années 1980/1990. Sa capacité à gérer intelligemment sa carrière en alternant le tournage de blockbusters et de comédies familiales est de toute évidence à l’origine de son succès et de la sympathie que lui a progressivement accordé le public américain.

Effort, détermination et bonne étoile, c'est finalement le trio gagnant qui a permis à cet immigrant autrichien issu d’une famille modeste de réaliser son rêve : devenir l’un des hommes les plus puissants d’Amérique. 

 

Nouvelle bande annonce "Terminator"

 


 Nouvelle bande annonce "Terminator 2"

 
Vidéo hommage aux cinq films de "Terminator"

 

Schwarzeneggeer et ses répliques cultes (en V.O.)

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 13:18

STAR WARS 3D

Il y a quelques jours les fans de la « Guerre des Etoiles » connaissaient une terrible déception. George Lucas, le créateur de cette célèbre saga annonçait en effet le report pour une durée indéterminée de la série télévisée devant se dérouler entre l’épisode III et IV. Selon l’aimable créateur de Star Wars, il y aurait 50 heures de scénario déjà écrites et même un téléfilm (probablement l’épisode pilote)… Chaque épisode devant coûter la somme astronomique de 50 millions de dollars ! La production est donc actuellement en stand-by le temps pour ILM (la société d’effets spéciaux de George Lucas) de trouver un moyen de faire des économies sans dénaturer et décrédibiliser l'univers de Star Wars.

En contrepartie, il y a néanmoins une bonne nouvelle : la célèbre saga des six films aura le droit à une nouvelle sortie au cinéma à partir de 2012. Chaque long métrage va en effet bénéficier d’une méticuleuse conversion 3D (comme le veut la mode du moment) supervisée par ILM. «Obtenir de bons résultats à partir d’une conversion Stéréo nécessite du temps pour le faire bien," explique John Knoll, le superviseur des effets spéciaux au sein de la société de George Lucas. "Cela demande d’avoir un œil critique et artistique et porter une incroyable attention aux détails pour être parfait. Ce n’est pas quelque chose que vous pouvez faire vite si vous voulez le faire bien. Pour Star Wars, nous allons prendre notre temps, utiliser tout notre savoir pour améliorer l’esthétique et la technique et procurer au public une toute nouvelle expérience pour Star Wars". Ainsi, « La Menace Fantôme » (1999) sera le premier film à avoir les honneurs du grand écran en 2012. Par la suite, un film devrait être projeté par an, ce qui nous ramènerait en 2017 pour voir l’intégralité de la saga.

Les esprits les plus critiques diront probablement que ces nouvelles sorties cinéma n’ont que pour but de renflouer les caisses de Lucasfilm. Néanmoins, l’idée semble particulièrement séduisante. Beaucoup de « jeunes » cinéphiles n’ont en effet jamais eu la chance de voir la trilogie originale au cinéma (même si cette dernière est ressortie en 1997 dans le cadre de l’édition spéciale). De plus, cette conversion 3D semble particulièrement pertinente. De nombreuses scènes de la saga sont en effet prédisposées à ce type de projection (générique de début, combats dans l’espace et au sabre laser, course de Pods, etc). D’autant plus que la 3D connaîtra probablement une véritable évolution d’ici les deux prochaines années. Pour finir, il s’agit vraisemblablement du meilleur moyen pour faire découvrir ces films cultes aux nouvelles générations.

La saga STAR WARS n’est donc pas prête de s’éteindre… Pour le plus grand bonheur de ses fans !

 STAR WARS SAGA

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 19:13

 

BIENVENUE A GATTACA

« SILVER SCREEN » revient aujourd’hui sur le film « Bienvenue à Gattaca », chef d’œuvre du cinéma d’anticipation avec Ethan Hawke, Uma Thurman et Jude Law.

 

LE RESUMÉ

Dans un futur proche, Vincent Freeman (Ethan Hawke) est l’un des derniers êtres « naturels » nés dans un monde dominé par la sélection génétique. Gaucher, myope et souffrant d’une légère malformation du cœur, il lui est impossible d’accéder à un poste qualifié. Son "handicap" génétique le cantonne au rôle d'homme de ménage. Malgré tout, Vincent est déterminé à réaliser son rêve : devenir astronaute. Il usurpe donc l’identité de Jérôme Morrow (Jude Law), un athlète génétiquement supérieur, afin d’être admis à l'académie spatiale de Gattaca. Mais quand le directeur de celle-ci est sauvagement assassiné, un indice laissé sur la scène du crime menace de contrecarrer les plans de Vincent…

UN FILM D’ANTICIPATION TEINTÉ D’HUMANISME

ETHAN HAWKE

Écrit et réalisé en 1998 par Andrew Niccol (également scénariste de « The Truman Show ») pour un modeste budget de 18 millions de dollars, « Bienvenue à Gattaca » trouve de toute évidence ses sources d’inspirations dans la littérature d’anticipation. La thématique de l’eugénisme (transformation du patrimoine génétique de l’espèce humaine, dans le but de le faire tendre vers un idéal déterminé) développée tout le long du film rappelle bien sûr le «Meilleur des mondes» (1931) d’Aldous Huxley.

D’ailleurs, bien avant la sortie du film, les campagnes promotionnelles donnaient déjà le ton. L’une des affiches montrait notamment un bébé en posant la question suivante : «Si vous aviez le choix, vous en remettriez-vous aux lois du hasard? Pourquoi ne pas mettre toutes les chances du côté de votre enfant?» Suivait une liste d'options génétiques, associant pour chacune d’elle les futures aptitudes de l’enfant.

C’est dans ce contexte-ci que le metteur en scène nous décrit une vision très alarmiste de nos futures sociétés contemporaines dans laquelle l’utilisation extrême de la science et de la sécurité fait finalement passer l’être humain au second plan. Car « Bienvenue à Gattaca » s’inspire également de « 1984 » de George Orwell. Les individus sont quotidiennement surveillés et obligés de se soumettre à des analyses de sang ou d’urine. De ce fait, comme le dira très justement un critique du Télégramme « Gattaca est un monde où les in-valides (lire: les imparfaits, nés ex-vitro) sont détectables, tels des tickets de métro usagés, dans des guichets de contrôle aussi bénins d'apparence que les portillons automatiques du RER. Sauf que là, c'est une seule goutte de sang qui suffit à vous faire repérer et reléguer aux menus métiers d'entretien ».

Néanmoins, le cinéaste laisse au spectateur la liberté de se faire sa propre opinion sur cette société futuriste. Ainsi, il ne remet pas en cause les fondements de cette société (dont les avancées scientifiques ont mis fin à certaines maladies), mais glorifie plutôt ceux qui savent et ont le courage d'utiliser toutes les failles du système pour parvenir à leurs fins. Il met en lumière cette incertitude et cette absence de maîtrise des autorités qui créent une bulle de liberté garantissant l'affranchissement de ses citoyens. C'est dans cet espace qu'évolue le personnage de Vincent, bien décidé à ne pas jouer avec le jeu qui lui a été distribué à sa naissance et à réaliser ses propres rêves.

Au final, le réalisateur montre avec brio que l'esprit et la volonté peuvent l'emporter sur le déterminisme génétique. Il s'agit dans tous les cas d'un combat réellement difficile, mais qui se doit d'être tenu. Les courses aquatiques remportées à plusieurs reprises par Vincent contre son frère, génétiquement parfait, prouvent que la foi (parfois aveugle) de réussir l'emporte au final devant le rationalisme.

LA FIN ALTERNATIVE

Il est à noter que c’est sur ce ton résolument humaniste que devait s’ouvrir le générique de fin de « Bienvenue à Gattaca ». Cette version alternative, disponible dans les suppléments de l’édition Blu Ray du film, présente très dignement un certain nombre de personnalités, parmi lesquelles on retrouve Albert Einstein, JFK, Ray Charles, Rita Hayworth..., toutes atteintes de maladies génétiques plus ou moins graves. Cette fin est un hymne tout entier dédié à l'Homme. En effet, elle se suffit à elle-même pour nous rappeler qu'il n'est pas nécessaire d'atteindre la perfection pour prétendre marquer l'Histoire de son empreinte.

 


 

 

L’IMAGERIE VISUELLE

En dehors de son scénario très bien inspiré, c’est véritablement l’imagerie visuelle du film qui constitue toute son originalité. Ainsi, contrairement à beaucoup de films de science-fiction contemporains, les effets spéciaux, les décors et costumes de « Bienvenue à Gattaca » sont réduits au plus simple. Comme le dit si bien Michel Chion dans son ouvrage dédié à la Science-fiction, dans ce long métrage « La fusé, c’est une tuyère ; le vol spatial, des ronds colorés qui passent sur le visage d’Ethan Hawke. Les personnages sont en veston complet même quand ils prennent une fusée pour Titan ». Le film donne même parfois l’impression de se dérouler dans les années 1950. Seuls quelques détails technologiques ou sonores rappellent au spectateur que l’histoire se déroule bien dans le futur. Par ailleurs, certaines scènes sont tournées dans des tons froids et métalliques, tandis que d'autres sont filtrées, notamment les flash-back  ou encore les scènes d'extérieur. Ces contrastes permettent de mettre en évidence le manque d'humanité qui règne à Gattaca. On y assiste à la dépersonnalisation de l'individu dans la linéarité des décors et dans l'uniformité des costumes.

AUTOUR DU FILM

Uma Thurman et Ethan Hawke

*Le terme « Gattaca » fait référence aux quatre nucléotides  qui constituent l’ADN : (G pour Guanine, A pour Adénine, T pour Thymine et C pour Cytosine). La séquence G.A.T.T.A.C.A. apparaît plusieurs fois dans le génome humain.

*Les voitures utilisées dans le film ont manifestement été retenues pour leur originalité : une rare Citroën DS décapotable française et une Studebaker Avanti américaine, ainsi que plusieurs Rover P6 britanniques. Le bruitage rappelle qu'elles sont à propulsion électrique dans le film.

*Le nom de famille "Morrow" de Jérôme semble être une référence au célèbre roman d’H.G.Wells « L'Île du docteur Moreau »  qui décrit d'horribles expériences génétiques.

CONCLUSION

« Bienvenue à Gattaca » est un film d’anticipation incontournable. L'histoire de cet homme déterminé à se surpasser et à réaliser ses rêves est tout simplement poignante.

Une superbe réalisation vient couronner un scénario particulièrement intelligent et invite notamment le spectateur à s’interroger sur les limites du rationalisme scientifique.

 

La Bande annonce en version française sous-titrée:

 

 


Bienvenue à Gattaca - Bande annonce Vost FR

 

 

 


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  • : "Créé en 2010, "SILVER SCREEN CHANNEL" est dédié au cinéma et aux séries télévisées fantastiques et de science-Fiction. Vous y trouverez notamment des chroniques détaillées sur des oeuvres ayant marqué le genre ainsi que de nombreux articles biographiques (acteurs, réalisateurs). SILVER SCREEN CHANNEL se consacre enfin régulièrement à l'étude des adaptations de comics sur le grand et petit écran. Depuis 2015, SILVER SCREEN dispose d'une branche associative dédiée à la réalisation de films amateurs et de chroniques vidéos. Bonne lecture à vous!" - Sébastien Fosse
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