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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 18:10

Christopher Reeve 1979

SILVER SCREEN » revient sur le parcours du célèbre acteur américain Christopher Reeve, l’inoubliable interprète de l’Homme d’Acier dans la saga cinématographique « Superman ».

 

 


UNE CARRIERE AU THEATRE, A LA TÉLÉVISION ET AU CINEMA

 

 


Diplômé de la prestigieuse Julliard School de New-York en 1976, Christopher Reeve fait ses véritables premiers pas de comédien au théâtre sur les planches de Brodway dans la pièce « A Matter of Gravity » auprès de  Katharine Hepburn.

Le jeune acteur se fait ainsi rapidement remarqué par les directeurs de casting d’Hollywood et  débute sa carrière cinématographique en 1977, dans un petit rôle aux côtés de Charlton Heston dans «Sauvez le Neptune». La même année, les producteurs indépendants Ilya et Alexander Salkind préparent une version pour le grand écran de la bande dessinée Superman et cherchent un acteur pour interpréter le personnage principal. De grands noms tels que Clint Eastwood, Robert Redford et Steve McQueen sont dans un premier temps envisagés avant que la production décide de confier le rôle à un illustre inconnu pour jouer au côté de Marlon Brando et Gene Hackman. Christopher est ainsi choisi parmi plus de 300 postulants et campe l’ « Homme d’Acier » dans la superproduction dirigée par Richard Donner. Pour son interprétation de Clark Kent / Superman, le jeune acteur désire notamment se distinguer de son prédecesseur, le célèbre George Reeves. "Chris était persuadé qu'il avait hérité de la cape pour qu'il l'interprète de façon unique" expliquait le scénariste Tom Mankiewicz à l'Empire Magazine en 2010. "Chris nous a avoué qu'il s'était largement inspiré de Cary Grant pour interpréter Clark Kent. Cary Grant s'exprimait avec un merveilleux petit bégaiement (notamment dans le film "L'impossible Monsieur Bébé") et Chris se l'est approprié. ça l'a beaucoup aidé. (...) Il y a très peu de maquillage en oeuvre ; il faut donc créer un fossé entre les deux personnalités". A sa sortie dès décembre 1978, le film est un succès mondial rapportant plus de 300 millions de dollars (soit 1 milliard de dollars actuels !) à travers le monde. La performance de Christopher Reeve est pour beaucoup la clé de ce succès, parvenant à passer habilement de Clark Kent à Superman et interprétant le héros de la manière la plus humaine possible. Fort de sa célébrité, il joue par la suite dans «Quelque part dans le temps» (1979) avec Jane Seymour, qui deviendra l’une de ses plus fidèles amies.

Christopher Reeve _ Richard Donner

Dans les années quatre-vingt, Christopher Reeve incarne encore à trois reprises le super-héros, dans deux suites dirigées par Richard Lester en 1980 et 1983, et le contestable dernier volet signé Sidney J. Furie en 1987. Parallèlement, il se voit proposer de nombreux rôles principaux dans des films d’action et de science-fiction. Néanmoins l’acteur, de par sa formation classique écarte ses propositions préférant jouer des rôles plus complexes et moins convenus : « Je préférais jouer pour un petit cachet dans un bon film, plutôt que dans un navet pour gagner 100 millions de dollars » dira t-il dans son autobiographie. Il travaille donc sur un ensemble de films indépendants dirigés de grands cinéastes, parmi lesquelles: Sidney Lumet dans «Piège mortel» (1981), James Ivory dans «Les Bostoniennes» (1983) et Jerry Schatzberg dans «La rue» (1987). Entre deux longs-métrages, il n’hésite pas à remonter sur les planches de Brodway pour jouer dans des pièces telles que « Le Mariage de Figaro » ou « Fifth of July » dans laquelle il joue le rôle d’un vétéran du Viêtnam amputé des deux jambes.

Suite à l’échec de « Superman IV » (1987) puis de « SCOOP » (1988), Christopher Reeve perd de son pouvoir de séduction auprès des producteurs d’Hollywood et se voit proposer de plus en plus de rôles secondaires dans des films peu intéressants. Ainsi, il se détourne progressivement vers la télévision, pour interpréter des rôles plus à son goût au début des années 1990. Il retrouve néanmoins James Ivory pour «Les vestiges du jour» (1993), un drame romantique sur les doutes et les tourments d’un majordome d’une grande famille anglaise, interprété par Anthony Hopkins. Il tourne même pour John Carpenter dans «Le village des damnés» (1995), aux côtés de Kirstie Alley.

LES VESTIGES DU JOUR

Malgré la richesse de sa carrière, Christopher Reeve est bien conscient qu’il lui est difficile de faire oublier Superman : « Bien que j’aie interprété des films plus sérieux, comme les Vestiges du jour, c’était clairement mon rôle de Superman que le public avait aimé. Je sais qu’il avait eu un impact considérable, m’attirant la sympathie du public …».

SA SECONDE VIE

 

 


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Le 27 mai 1995, Christopher Reeve est victime d’un grave accident à Charlottesville en Virginie au cours d’un concours hippique. Son cheval Buck prend son élan, saute le premier obstacle, puis le deuxième mais s’arrête brusquement au troisième. Christopher Reeve ne lâche pas la bride et passe par-dessus la tête du cheval. Il se brise les deux vertèbres cervicales les plus proches du crâne, endommageant sérieusement sa moelle épinière. La blessure le laisse tétraplégique. En d’autres termes, il est paralysé des épaules aux pieds et dépend d’un respirateur artificiel. Il ne peut plus bouger que la tête rattachée à la colonne vertébrale après une longue opération. Une cruelle ironie du sort, puisque son dernier rôle à la télévision était celui d’un policier paraplégique dans le téléfilm intitulé « Le Chassé Croisé » (1995).

TETRAPLEGIQUE

Soutenu par sa femme, Dana, et ses trois enfants, Christopher Reeve décide de vivre et de consacrer toute son énergie à sa rééducation. Il reconnaît toutefois que sa nouvelle condition nécessite une volonté de fer, l’assistance de plusieurs infirmières matin et soir, et une fortune personnelle pour payer les frais médicaux exorbitants (près de 500 000 dollars par an).

Convaincu qu’il existera un jour un remède à la paralysie, il entreprend d’innombrables exercices physiques destinés à stimuler son corps et à le maintenir en bonne santé. Il subit donc des traitements électriques pour maintenir sa masse musculaire, est attaché à une table incliné verticalement pour améliorer sa densité osseuse et marche même sur un tapis roulant attaché par un harnais. Tous ses efforts quotidiens s’avèreront payants. En effet, dès 2002, il retrouve sa sensibilité au toucher, à la douleur, et parvient même à réaliser l’impossible en bougeant l’indexe de son bras gauche et l’extrémité de sa jambe gauche. Une véritable prouesse que le monde scientifique tente encore d’expliquer aujourd’hui.

TIME MAGAZINE

Parallèlement à cela, il reste considérablement actif malgré son handicap. Ainsi, il fait une apparition remarquée à la cérémonie des oscars en 1996, préside les jeux paralympiques d’Atlanta, multiplie les interviews et les discours publics, créé sa propre fondation et écrit deux ouvrages (« Vivre » et « Rien n’est impossible ») qui deviendront des best sellers aux Etats-Unis. Il parvient même à continuer à exercer son métier, apparaissant fréquemment à la télévision (« Fenêtre sur cour », « The Practice », « Smallville ») et se verra même passer de l’autre côté de la caméra à deux reprises pour prouver que la vie et le travail sont une affaire de dignité.

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UN ACTEUR TRES ENGAGÉ

 

 


Dès 1976, Christopher Reeve se consacre à des causes qui lui tiennent à cœur telles que  l’art, l’éducation, l’environnement et la protection de l’enfance. Avec la fondation Make-a-Wish (Fais un vœu), il rend visite à des enfants malades dont le vœu est de rencontrer Superman. Il entre par la suite au comité directeur de Save The Children (Sauvez les enfants) une association caritative dont le but était d’aider des enfants dans le besoin partout dans le monde.

En 1987, il voyage au Chili pour se joindre à un petit groupe d’acteurs venant d’Allemagne, de France, d’Espagne, d’Argentine et du Brésil qui manifestent en faveur de la libération des soixante-dix-sept artistes Chiliens menacés de peine de mort par le régime du dictateur Pinochet. Pour son action, l'acteur est honoré en 1988 par deux distinctions délivrées par des mouvements internationaux en faveur des Droits de l'Homme. En 2004, le gouvernement chilien le décorera de la grande croix de l'ordre de Bernardo O'Higgins "pour ses actions en faveur des Droits de l'Homme".

Après son accident, il créé sa fondation, la Christopher Reeve Paralysis Foundation, destinée à trouver un traitement et une façon de soigner les différents types de paralysies (qu’elles soient causées par une blessure à la moelle épinière ou d’autres troubles du système nerveux, comme la sclérose en plaques ou la maladie de Lou Gehrig). Elle œuvre par ailleurs activement en faveur des droits des personnes handicapées.

Enfin, il s’avère très impliqué dans la vie politique américaine. L’acteur est notamment reconnu pour être un fervent militant de la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Christopher Reeve ira même jusqu’à se déplacer au congrès américain pour défendre sa position et critiquer ouvertement la politique de George W. Bush qui s’opposait à ces recherches. En effet, les cellules souches représentent un véritable espoir dans la mesure où elles sont à l'origine de tous les tissus et les organes de l'organisme humain. Les scientifiques espèrent pouvoir exploiter cette matière pour recréer artificiellement des tissus compatibles avec les patients souffrant de diabète, paralysie, de la maladie de Parkinson ou encore la maladie d'Alzheimer. 


L’ENVOL

 

 


CHRISTOPHER ET DANA 

Malgré son incroyable optimisme et ses innombrables efforts pour rester en forme, Christopher Reeve a une santé particulièrement fragile. Phlébites, infections, pneumonies, alopécie… Rien ne lui est épargné. En 2004 après avoir été soigné pour une escarre, une blessure courante chez les personnes handicapées, qui avait affecté l’ensemble de son organisme, l’inoubliable Superman sombre brutalement dans le coma avant d’être transporté dans un hopital près de New-York, où il finira par s’éteindre le 10 octobre à 17h30. Le cœur si généreux de Christopher Reeve a finalement cédé à l’épuisement après ces 9 années où il a combattu pour la dignité des handicapés. La vice-présidente et directrice de recherches de la fondation, Susan Howley, déclara « Au bout du compte, le corps atteint le point de rupture où il ne peut plus lutter. Son cœur a abandonné la lutte ».

 

Malgré sa triste disparition, l’interprète de Superman laisse derrière lui un héritage incommensurable. Barack Obama, favorable à la recherche sur les cellules souches, déclara en Mars 2009 que « les Etats-Unis devaient beaucoup à des personnes comme Christopher Reeve et sa femme Dana qui ont créé une fondation pour trouver une thérapie contre les lésions de la moelle épinière ».

Enfin, pour le 7ème Art, il laisse une trace indélébile dans son rôle de l’Homme d’Acier : Christopher Reeve restera pour toujours le premier acteur à nous avoir fait croire qu’un homme pouvait vraiment voler.

 

 

Site internet de la fondation Christopher Reeve : link


 

Lire chronique "Superman : le film"

Lire chronique  "Superman II"

Lire chronique "Superman III"

Lire chronique "Superman IV"

 

 Christopher Reeve _ Kal El


 

FILMOGRAPHIE DE CHRISTOPHER REEVE 

 

CINEMA

 

A step Toward Tomorrow (1996) - Denny Gabrial

Le Village des Damnés (1995) - Dr Alan Chaffee

Chérie, vote pour moi (1994) - Bob "Bagdad" Freed

Les vestiges du jour (1993) - Lewis

Noises Off (1992) - Frederick Dallas / Philip Brendt

Earthday Birthday (1990)  -  It Zwibble

Scoop (1988) - Blaine Bingham

Superman IV : Le face à face (1987) - Clark Kent / Superman

La Rue (1987) - Jonathan Fisher

Vol d'enfer (1985) - Edgar Anscombe

Les Bostonniennes (1984) - Basi Ransome

Superman III (1983) - Clark Kent / Superman

Monsignor (1982) - Flaherty

Piège Mortel (1982) - Clifford Anderson

Quelque Part dans le Temps (1980) - Richard Collier

Superman II : l'aventure continue (1980) - Clark Kent / Superman

Superman, le film (1978) - Clark Kent / Superman 

Sauvez le Neptune (1978) - Philips

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TELEVISION

 

Smallville (2003 et 2004) - Dr Virgil Swann / épisodes "Dernier espoir" et "Le Pacte"

The Practice (2003) - Kevin Healy / épisode burnout 

Fenêtre sur cour (1998) - Jason Kemp

La Terre en partage (1995) - Alan Johnson

Le chassé croisé (1995) - Dempsey Cain

Morning Glory (1993) - Will Parker

Le loup des mers (1993) - Humphrey Van Weyden

Les contes de la crypte (1992) - Fred / épisode "Qu'est-ce que tu mijotes"?

Cauchemar en plein jour (1992) - Sean

Mortal Sins (1992) - Père Thomas Cusack

Death Dreams (1991) - George Westfield

Bump in the Night (1991) - Lawrence Muller

La rose et le chacal (1990) - Allan Pinkerson 

La Grande Evasion II (1988) - Major John Dodge

Anna Karenina (1985) - Comte Vronsky

I Love Liberty (1982) 

Love of Live (1974 - 1976) - Ben Harper

Wide  World of Mystery (1975)

 

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RECOMPENSES CINEMATOGRAPHIQUES ET TELEVISUELLES

        

1979 : BAFTA FILM AWARD en tant que révélation de l'année  dans "SUPERMAN"

1981 : Prix du meilleur acteur au FANTAFESTIVAL pour son rôle dans "QUELQUE PART DANS LE TEMPS"

1996 : JACKIE COOGAN AWARD en tant qu'inspiration pour la jeunesse

1999 : SCREEN ACTOR GUILD AWARDS pour son rôle dans le téléfilm "FENETRE SUR COUR"

 

 

 

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http://butterfly2509.skyrock.com/1.html

 

Nouvelle bande annonce "SUPERMAN : THE MOVIE"


 

Nouvelle bande annonce "Superman 2 : RICHARD DONNER CUT"

Christopher Reeve remonte le temps dans "Somewhere in time"
Documentaire - "Christopher Reeve : le coeur d'un héros" (partie 1)
Christopher Reeve dans le remake de "Fenetre sur cour"
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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 10:03


richard dean anderson 96A l’occasion de la venue de Richard Dean Anderson au Festival Jules Verne le 10 octobre 2012, Silver Screen revient sur le parcours de cet acteur charismatique mondialement apprécié pour ses rôles dans les séries MacGyver et Stargate SG-1. 


UN PASSIONNÉ DE SPORT


Richard Dean Anderson né le 23 janvier 1950 d’un père professeur et d’une mère artiste peintre. Il est l’aîné d’une famille de quatre enfants. Il passe son enfance à Roseville où il pratique beaucoup de sports, se passionne pour le jazz et rêve surtout de devenir joueur professionnel de hockey sur glace. Malheureusement, durant son adolescence il est victime d’un accident au cours duquel il se brise le bras. C'est pourquoi il s'oriente vers une activité nettement moins dangereuse mais nécessitant un entraînement au moins aussi intensif : la natation. Malgré de nombreux exploits sportifs, la nature casse-cou du jeune homme finit par le ramener vers l'hôpital où les médecins lui interdisent de persévérer dans cette activité.


A l’âge de 17 ans, il entreprend un long voyage à vélo à travers l’Amérique (9 000 km) qui le conduit jusqu’en Alaska. A son retour, il étudie l’art dramatique à la Saint Cloud State University, va quelques mois à New York puis s’installe à Los Angeles. Pour gagner sa vie, il travaille à Marineland, fait du cabaret et créé un groupe de rock baptisé Rick Dean and The Dante. En 1976, il obtient le rôle du Dr Jeff Weber dans General Hospital, un personnage un peu effacé mais dans lequel il exercera pendant cinq ans avant d'être pris par un soudain ras-le-bol. On le voit par la suite dans La Croisière s’amuse, Emerald Point N.S., quelques téléfilms mais c’est en 1985 avec MacGyver qu’il connaît véritablement la célébrité.

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MacGyver


Dans cette série à succès qui compte 139 épisodes, Richard incarne un jeune homme intelligent et optimiste, présenté comme un militant anti-arme, suite à la mort accidentelle d’un ami causée par un revoler. Agent de la Fondation Phoenix, il s’engage dans des missions autour du globe en lien avec la préservation de l'environnement, l'égalité raciale et l'assistance aux personnes défavorisées. Dans les cas où ses bricolages sont utilisés pour attaquer ses ennemis, Mac Gyver le fait pour se défendre et essaie, autant que possible, de les neutraliser plutôt que de les tuer. Il est souvent suspecté d'avoir un lien militaire avec le gouvernement, mais il voit son travail à la fondation Phoenix comme une solution alternative et non violente à l'application de la loi.

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Associé à Michael Greenburg, Richard Dean Anderson crée la société Gekko Film Corp en 1994. Par ce biais, il produit deux téléfilms réunions de MacGyver (« Le trésor perdu de l’atlantide » et « le chemin de l’enfer ») apparus successivement en Mai et Novembre 1994. Après avoir bataillé pour obtenir les budgets nécessaires, c'est finalement en Angleterre qu'ils seront réalisés. Il s’investit par la suite, toujours par le biais de sa société, dans Legend, une série inédite en France adaptée des romans d’aventures d’Ernest Pratt. Il y incarne un romancier du début du XIXème siècle qui, dans la réalité, se fait passer pour le héros qu’il a créé, Nicodemus Legend, surnommé le Justicier de la Prairie. Legend bénéficie de gadgets les plus fous inventés par un savant excentrique, le Pr Janos Bartok. Malheureusement, la série ne durera qu’une seule saison.

 

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STARGATE SG-1


Au milieu des années 1990, deux producteurs de la série télévisée « Au-delà du réel, l’aventure continue », Jonathan Glassner et Brad Wright, manifestent auprès de la MGM leur désir d’adapter le film « Stargate » à la télévision. Un univers introduit au cinéma par le réalisateur Roland Emmerich qui mélange avec inventivité science-fiction et Egypte ancienne. Le film finira 17ème au box office américain en 1994. Les producteurs d’« Au-delà du réel » se disent que le long métrage n’a pas pleinement exploité le potentiel qui lui était offert« A mon avis, explique Brad Wright, il restait beaucoup à tirer de l’idée de la porte des étoiles. Et si elle pouvait conduire à quantité d’autres planètes ? Et si on découvrait le moyen de choisir sa destination ».

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Rapidement la production se dote d’un solide budget et John  Symes, également impliqué dans le projet, décide d’y associer Richard Dean Anderson. L’acteur doit y reprendre le rôle incarné initialement par Kurt Russell. Le personnage y était dévoilé comme un militaire spartiate, peu loquace et torturé par la mort de son petit garçon qui s’était tué en jouant avec son arme de service. Avant de s’engager officiellement dans la série, l’acteur s’assure de la possibilité de rendre O’Neill plus proche de son caractère « J’avais le sentiment, raconte l’acteur qu’il serait intéressant de faire ressortir son humanité et de le faire réagir avec humour quand il serait sous pression. Je voulais donner à O’Neill un peu plus de légèreté ». Une fois ses conditions imposées Richard signe un contrat de 2 ans pour un tournage à Vancouver.

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Entouré d’Amanda Tapping, Michael Shanks et Christopher Judge (dont il avait fait connaissance sur la série MacGyver), la série obtient un tel succès qu’elle durera finalement dix saisons et donnera naissance à deux spin off. « Je me souviens avoir deviné l’immense potentiel que représentait la porte des étoiles, explique Richard Dean Anderson. Les différents scénarios s’intéressaient à des formes de vie et des sociétés extraterrestres, sans négliger les fondements spirituels, philosophiques et politiques de ces cultures. Le but ultime de cette série est d’amener les téléspectateurs à reconnaître et à accepter toutes les races… dans tout le cosmos ».


La richesse des scénarios et la mythologie de Stargate ne sont bien entendu pas les seules clés du succès de la série. L’humour et la décontraction de Richard Dean Anderson a de toute évidence amené de nombreux téléspectateurs à s’attacher à ce show, qui sous l’influence de son acteur principal ne se prend jamais au sérieux.


A la fin de la saison 6, l'acteur exprime le désir de prendre un peu de recul par rapport à la série pour se consacrer plus à sa famille. Les producteurs acceptent alors d'aménager son agenda et de "réduire" un peu son temps de jeu. Cet arrangement tient deux saisons, jusqu'à son départ définitif du casting régulier (ce qui n'empêche pas à l’acteur d’y revenir régulièrement puis de s’impliquer dans les différents spin off et téléfilms).


 

UN ACTEUR ENGAGE

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Parallèlement à sa carrière d’acteur, Richard Dean Anderson s’implique activement dans de nombreuses œuvres de charités. Il est notamment membre de la fondation "Make-A-Wish" qui a pour but d’aider des enfants malades à réaliser leurs rêves.


Depuis de nombreuses années, Richard Dean Anderson s'engage également pour la protection de la planète, et plus particulièrement des milieux marins. Son dévouement lui avait d'ailleurs valu de recevoir en 1991 une récompense "The Environmental Media Award" qui honore les personnalités du show-busines qui à travers leur travail télévisuel défendent la cause de la nature et de l'écologie.


Il apporte depuis une quinzaine d'années un soutien actif à l'action de l'association Sea Shepherd Conservation et du capitaine Paul Watson, qui sillonne les mers pour empêcher, entre autres, le massacre des cétacés. Richard Dean Anderson a reçu un Jules Verne Award le 10 octobre 2012 à Paris, à la fois pour sa carrière d'acteur et de producteur mais aussi pour son action en faveur de l'environnement. 


Fort du succès de MacGyver et de Stargate SG-1, Richard Dean Anderson reste l’un des visages les plus emblématiques de la télévision américaine. L’humour et la décontraction restent l’une des marques de fabriques de cet acteur exceptionnel. 

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Générique de la série culte Mac Gyver


 

Rencontre de Richard Dean Anderson et Christopher Judge dans Mac Gyver

 


 

 

Quelques moments amusants avec Jack O'Neill dans SG-1
 


 

 


 

 

Retour de Richard Dean Anderson en Mac Gyver dans une publicité allemande (2012) 

 


 

 


 

 

 

 

Richard Dean Anderson 2004

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 11:30

GeorgeLucasRéalisateur de talent et précurseur dans le domaine des effets spéciaux et des techniques de production, George Lucas a apporté une contribution unique aux arts et à la culture de notre temps.

SILVER SCREEN revient aujourd’hui sur la carrière cet homme doté d’une imagination sans limite et à l’origine de l’une des plus grandes sagas cinématographiques du septième art : Star Wars…

 

Jeunesse

 

Né le 14 mai 1944 George Lucas passe toute sa jeunesse dans un ranch de Modesto au Nord de la Californie. Fils de commerçants, il connaît une enfance heureuse où le rock’n’ roll, les serials de Science-Fiction, les comics et les voitures de courses rythment son quotidien. Sa dernière passion aura néanmoins pour lui une issue assez dramatique. En effet, en 1962, alors qu’il n’est âgé que de dix-huit ans, le jeune George est victime d’un terrible accident au volant de sa Fiat Bianchina préparée pour les courses locales. Sa ceinture de sécurité cède, il est projeté hors de son véhicule et s'en sort miraculeusement. Il reste néanmoins plusieurs jours dans le coma et six mois à l'hôpital. Sorti d'affaire, George est convaincu que le destin lui a octroyé une seconde chance : « On ne peut pas subir ce genre d’expériences et ne pas ressentir qu’il y a bien une raison pour notre présence ici-bas. C'est à partir de ce moment que j'ai choisi de passer mon temps à mettre à profit cette survie qui m'avait été accordée et d'essayer au maximum de lui donner un véritable intérêt". Il abandonne ainsi ses projets de devenir pilote de course pour se tourner vers le cinéma, une autre de ses passions.

 

Les premiers pas en tant que réalisateur

 

Entré à l'Université de Californie, il se forme aux différents métiers du cinéma. Rapidement, il se consacre à la mise en scène et réalise plusieurs courts-métrages dont « THX 1138 : 4EB » (1967). Ce dernier sera couronné du prix du meilleur film dramatique lors du Troisième Festival du film d'étudiants. Stagiaire à la Warner, il rencontre le réalisateur Francis Ford Coppola avec lequel il se lie d’amitié sur le tournage de « La Vallée du bonheur » en 1967.  

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Assistant sur son film suivant, « Les Gens de la pluie » (1968), les deux compères fondent par la suite American Zoetrope, studio destiné à aider les jeunes réalisateurs et à créer des films expérimentaux avec le soutien de la Warner. Profitant de cette opportunité, George Lucas réalise son premier long métrage, « THX 1138 » (1970), une adaptation directe de son film étudiant. Distribué en 1971, cette production futuriste à l'univers aseptisé est plutôt bien accueillie par la critique mais ignorée par le public. Deux ans plus tard, George Lucas rompt avec la Warner et fonde sa propre société, la Lucasfilm Limited. Pour sa première production, il se replonge dans ses années d'adolescence avec « American Graffiti » (1973). Il  y fera notamment la connaissance d’Harrison Ford. Le film, crédité de trois nominations aux Oscars, représente son premier véritable succès commercial (115 millions de dollars au box office pour un budget estimé à 750 000).

La guerre des étoiles

 

De 1973 à 1974, George Lucas écrit « La Guerre des Etoiles », une œuvre très imaginative qui trouve ses origines dans les comics de Flash Gordon, les contes de fées, la mythologie ancienne et les travaux théoriques de Joseph Campbell. En 1977, après avoir vu son projet rejeté par de nombreuses sociétés de production, la Fox accepte de financer « Star Wars » et de participer à sa distribution. Lancé dans un véritable tournage marathon entre la Tunisie et l'Angleterre, George Lucas doit alors faire face aux doutes d'une équipe peu convaincue par ce qu'elle considère comme un "film pour enfants", et à la pression d'un studio inquiété par les dépassements de budget et les délais non tenus. Lucas et les techniciens d'Industrial Light & Magic (ILM, sa société d'effets visuels fondée en 1975 pour le film) travaillent alors jour et nuit pour terminer un film qui ne semble pas convaincre les producteurs de la Fox, persuadés qu’il se soldera par un échec. Le 25 mai 1977, la « Guerre des étoiles » sort sur quelques écrans américains. Mais à la surprise de la Fox, c'est un raz-de-marée sans précédent, et le film, véritable révolution technologique, devient en moins d'un an un énorme succès commercial (400 millions dollars de recettes pour un budget estimé à moins de 10 millions). Devançant le phénomène, George Lucas rachète les droits des suites à la Fox, ainsi que ceux des produits dérivés, créant un véritable empire via sa société Lucasfilm ltd.


Derrière la caméra

 

De Star Wars à Indiana Jones

  

Laissé très fatigué par le tournage de la « Guerre des Etoiles », George Lucas confie les rennes de « L'Empire contre-attaque » (1980) à Irvin Kershner puis du « Retour du Jedi» (1983) à Richard Marquand, mais garde néanmoins un contrôle total sur son œuvre. Il devient par ailleurs l'un des producteurs majeurs d'Hollywood, et met en chantier la saga Indiana Jones, consacrée à un aventurier archéologue et réalisée par son complice Steven Spielbergg.

Au début des années 1990, il complète même ses films par la série « The Young Indiana Jones Chronicles » dont la diffusion télévisée débute en 1992. Comportant seulement 35 épisodes de 45 minutes, la production relate l'enfance et l'adolescence d'Indiana Jones passées à parcourir le monde en compagnie de ses parents.

De nos jours, Indiana Jones est devenu un personnage emblématique de la culture populaire. Il fut notamment classé à la seconde place du classement des plus grands héros et méchants du cinéma de l'American Film Institute (2003).

 

Henry Indy

 

De l'Edition Spéciale à la Prélogie

  

Très intéressé par la technologie, George Lucas œuvre sur de nombreuses innovations majeures de l'industrie cinématographique via ILM dès le milieu des années 1980. Sa société contribue ainsi aux révolutions visuelles de films tels que "Le Secret de la Pyramide", "Willow" et "Terminator 2". 

 

Quelques années plus tard, les effets spéciaux novateurs réalisés par ILM pour "Jurassic Park" (1993) lui permettent d'envisager le tournage de la Prélogie, les trois épisodes antérieurs à "La guerre des Etoiles" (1977). Il décide néanmoins dans un premier temps d'optimiser techniquement les trois films originaux. "Il y a plusieurs choses dont je n'ai jamais été satisfait , explique Lucas : des prises de vues d'effets spéciaux qui n'ont jamais été achevé, des scènes que je n'ai pas pu inclure à l'époque par manque de temps et d'argent".  "La Guerre des Etoiles" est notamment l'épisode dont Lucas est le moins satisfait, ne représentant que 30% de ce qu'il avait imaginé en 1977. L'idée dominante est donc de terminer ses films et d'y ajouter les plans qui avaient dû être abandonnés, d'améliorer les effets spéciaux et de restaurer l'image et le son.

 

L'édition spéciale sort ainsi dès le 31 janvier 1997 dans les salles. Au delà de toute attente, "Star Wars" bouleverse les règles : c'est le plus gros succès des ressorties au cinéma. 


La rentabilité de cette nouvelle exploitation de la trilogie originale, le conforte dans la création des nouveaux volets de la saga prenant place vingt  à trente ans avant les évènements de la guerre des étoiles. George Lucas retourne ainsi derrière la caméra pour mettre en scène le premier épisode de la prélogie, « La Menace fantôme », sorti en France en octobre 1999. Après le succès retentissant de ce premier épisode, George Lucas se consacre à la réalisation de « L'Attaque des clones (2002) » et de « La Revanche des Sith » (2005) qui viennent clore la seconde trilogie.

  

 Duel

  

Buisness man

 

Véritable homme d’affaires, George Lucas gère désormais avec Lucasfilm cinq sociétés gigantesques. Présidant la GLEF (George Lucas Educational Foundation), engagé auprès de l'Artists Rights Foundation, la Joseph Campbell Foundation, la Film Foundation et l'USC, il dirige aussi la LucasArts Entertainment Company LLC (fournisseur de jeux vidéos) et la Lucas Digital Ltd. LLC (gèrant avec Lucasfilm l'Industrial Light & Magic et le Skywalker Sound). Son THX Group vend des services techniques et de lucratives licences. A travers la Lucas Licensing Limited, il gère également les revenus des produits dérivés de Lucasfilm. "Je suis un fabricant de film plus qu'un réalisateur. J'aime le côté physique dans ma participation à l'élaboration d'une œuvre et j'aurais certainement été un fabricant de jouets si je n'étais pas ce fabricant de film".

  

Pour l’avenir, George Lucas a annoncé que sa société Lucasfilm ne ferait plus de cinéma. « On ne veut plus faire de films. Nous allons nous concentrer sur la télévision. En ce qui concerne Lucasfilm, nous ne voulons plus nous impliquer dans la création de film cinéma parce que c’est trop cher et trop risqué. Je pense que le futur se trouve dans la quantité et c’est ce que permet la télévision ».

 

D’un point de vue plus personnel, George Lucas a précisé dans une interview à Variety qu’il se considère aujourd’hui comme en préretraite. Il réitère néanmoins ses envies de réaliser des « petits films » et de développer des projets (télévisés) autour de Star Wars… De quoi laisser les spectateurs rêver encore de nombreuses années…

 

 


 

 


 

 

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 17:42

 

Bill Bixby 1993Mondialement reconnu pour son rôle de David Bruce Banner dans « l’Incroyable Hulk », Bill Bixby est parvenu à s’illustrer dans de nombreuses séries télévisées américaines à succès tout en menant une prolifique carrière de réalisateur… Revenons sur le parcours de cette figure emblématique du petit écran, disparue il y a maintenant près de vingt ans.  

 

DES DÉBUTS AUX CÔTÉS D’ELVIS PRESLEY

 

C’est en 1959, à Detroit, que le jeune Bill Bixby fait ses débuts d’acteur en tournant dans de nombreux films publicitaires pour des géants de l’automobile tels que General Motors et Chrysler. Par la suite, il se joint à la Civic Theatre Compagny et interprète son premier grand rôle dans une comédie musicale intitulée «The Boy Friend». A l’issu de la représentation, il décide de partir pour Hollywood où il s’inscrit aux cours d’arts dramatiques d’Estelle Harmon. 

 

 Après de petits rôles à la télévision, notamment dans « Docteur Kildare », « The Andy Griffith Show » et « La Quatrième Dimension », Bill Bixby connaît son premier succès à l’âge de 29 ans avec la série « Mon Martien Favoris » (1963). Il y interprète le rôle de Tim O’Hara, un journaliste pour le Los Angeles Sun qui assiste par hasard au crash du vaisseau spatial d’Exodus (Ray Walston), un martien en visite sur la terre. Il devient ami avec l’extraterrestre, l'héberge chez lui et le présente comme son oncle Martin à son entourage. L’extraterrestre ressemble trait pour trait à un homme normal, à ceci près que des antennes rétractables peuvent sortir de sa tête et qu'il a divers pouvoirs tels l'invisibilité et la télépathie. Ainsi, tout au long des 107 épisodes de la série, Bill Bixby passe la majorité du temps à régler des problèmes que l’amusant extraterrestre causera malgré lui.

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Après l’arrêt de « Mon Martien Favoris » en 1966, on le retrouve au cinéma au côté d’Elvis Presley dans les films « Clambake » (1967) et « A plein Tube » (1968). Néanmoins, à la fin de la décennie, il reprend la direction des plateaux de télévision pour jouer le rôle de Tom Corbett, un homme veuf qui vit seul avec son fils dans « The Courtship of Eddie’s Father » adaptation télévisuelle d’« Il faut marier papa » avec Glenn Ford. Cette comédie familiale dure trois ans (73 épisodes) et lui permet d’être nominé aux Emmy Awards en 1971.

 

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DU « MAGICIEN » A « L’INCROYABLE HULK »

Durant la première moitié des années 1970, Bill Bixby apparaît dans plusieurs séries cultes telles que « Mannix », «L’Homme de Fer» et «Les rues de San Francisco». Dès 1973, il devient l’acteur principal d’un nouveau programme à mi-chemin entre l’espionnage et l’univers des détectives intitulé « Le Magicien ». Il y interprète Anthony Blake, un illusionniste qui utilise ses talents pour résoudre des enquêtes policières : « Mon personnage n’est pas un Mandrake » explique Bill Bixby au Sunday News en 1973. « Il n’est  pas non plus un justicier dans le style de Batman. Il utilise la magie afin de créer une diversion pour éblouir ses adversaires. Anthony Blake est le propriétaire d’une boîte de nuit où il se produit régulièrement comme dans d’autres endroits, cette façade lui est très utile pour masquer ses véritables activités : aider celles et ceux qui ne peuvent se tourner vers la police et ce magicien, qui lui-même a souffert de l’injustice et de mauvais traitement par le passé, vient à leur secours ». L’acteur s’investit pleinement dans cette série qu’il produit via sa propre société Bixby-Brandon. Il y exécute notamment ses tours de magie sans le moindre trucage vidéo. Malheureusement, en raison de la flambée des coûts de production en pleine grève des scénaristes, le programme est annulé au bout de 22 épisodes. Bien étendu, sa carrière ne s’arrête pas là : en 1975 il joue dans un film pour Walt Disney « The Apple Dumpling Gang » puis l’année suivante il interprète Willie Abott dans « Le riche et le pauvre », une mini-série consacrée à l’histoire de deux frères, fils d’un immigré allemand, à la fin de la seconde guerre mondiale.

 

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En 1977 son agent lui propose de jouer dans un téléfilm écrit par Kenneth Johnson et intitulé « L’Incroyable Hulk ». Il s’agit d’une libre adaptation de la bande dessinée de Stan Lee et Jack  Kirby. Au début, il est quelque peu réticent à l’idée d’interpréter un tel personnage. Toutefois, en lisant le script il se rend compte du sérieux et de l’intelligence du projet. Il accepte ainsi d’interpréter le rôle du Docteur David Bruce Banner, un biophysicien qui suite à une exposition trop forte à des radiations gamma, se retrouve doté d’un pouvoir étrange : dès qu’il ressent le moindre choc émotionnel (peur, douleur, panique), il se métamorphose en une créature primitive animée par la rage : l’Incroyable Hulk. Bien entendu, Bill Bixby souhaite que les producteurs engagent un second acteur pour donner vie au célèbre géant vert. C’est finalement le culturiste Lou Ferrigno qui est recruté. Le téléfilm obtient beaucoup de succès lors de sa diffusion sur CBS le 4 novembre 1977. Ainsi, un second téléfilm est mis en chantier et le duo Bixby-Ferrigno devient mondialement connu via l’exploitation du premier pilote au cinéma…

 

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Finalement, la chaîne, encouragée par ce succès amorce la production d’une série télévisée intitulée « The Incredible Hulk ». Diffusée tous les vendredi soir, elle durera cinq saisons (1978-1982), soit 82 épisodes. Au delà de sa performance dramatique, Bill Bixby admettra qu'il s'agissait de l'un de ses rôles les plus physiques : "Cela m'a coûté très cher" expliquait-il au Chicago Tribune en 1990. "Je m'y suis cassé des côtes, des doigts, je n'ai plus de cartilage dans mon genou gauche. Avec plus de 80 épisodes vous finissez par vous blesser. Rappelez-vous que Hulk n'émerge que quand David est véritablement menacé". Par la suite, Bill Bixby revient pour son dernier rôle récurrent dans la série éphémère « Goodnight Beantown » (1983). Au côté de son ex partenaire de L’Incroyable Hulk, Marriett Hartley (son épouse dans « Married ») Il interprète le rôle de Matt Cassidy, un présentateur de télévision à la station de Boston durant seulement 18 épisodes.

 

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BILL BIXBY LE RÉALISATEUR

 

Parallèlement à sa carrière d’acteur, Bill Bixby développe rapidement une belle carrière de téléaste. Il fait ainsi ses premiers pas de réalisateur dès le début des années 1970 à l’époque de « The Courtship of Eddie’s Father » en dirigeant 8 épisodes. Il signera plus tard l’ultime aventure de « Mannix » et dirigera même un épisode de sa série « Le Magicien ».

En 1976, il réalise le livre 3 de la mini-série « Le Riche et le Pauvre ». Son travail sera même honoré par une nomination au DGA Award (Director’s Guild of America), prix qui récompense les réalisateurs de cinéma et de télévision.

 

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Après l’arrêt de « L’Incroyable Hulk », il se consacre presque exclusivement à la mise en scène. Il réalise des téléfilms comme « Detective in The House » (1985), ainsi que trois épisodes de l’éphémère série « Wiards and Warriors » (1983), et plus d’une demi-douzaine de « Sledge Hammer ». A la fin de la décennie, il revient dans le rôle de David Banner pour trois téléfilms réunions. Il en réalisera deux : « Le Procès de l’Incroyable Hulk » (1989) et « La Mort de l’Incroyable Hulk » (1990).

 

 

En 1991, il travaille enfin sur l’éphémère série « Sons and Daughters » avant de finir sa carrière par la réalisation d’une trentaine d’épisodes de la  Sitcom « Petite Fleur » jusqu’en 1993.

 

 

 

 

 

UN DESTIN TRAGIQUE

 

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Aux Etats-Unis, Bill Bixby n’est pas uniquement connu pour la richesse de sa carrière. Plusieurs articles de presse et émissions de télévision ont en effet été consacrées à la vie tragique de cet homme.

Il fut en effet frappé par une épouvantable succession de deuils familiaux. Ainsi, il perd son père quelques jours avant son mariage. Puis deux ans après un douloureux divorce, son fils unique Chrstopher meurt d’une rare infection à l’âge de six ans en 1981. Un an plus tard, son ex-épouse, Brenda Bennet, traumatisée par le décès de son enfant met fin à ses jours.

En 1991, alors qu’il réalise un téléfilm, Bill Bixby se fait diagnostiquer un cancer de la prostate. Sa seconde femme décide alors de le quitter. Il lutte malgré tout dignement contre la maladie en poursuivant la réalisation de productions télévisées. Il épouse même Judith Kliban, la veuve d’un célèbre dessinateur, sur le Golden Gate Bridge à San Francisco, sa ville natale. Malheureusement, le cancer se généralise : le 15 octobre 1993, il tombe très malade et finit la réalisation d’un épisode de « Petite Fleur » allongé sur un divan. Finalement, après avoir sombré dans le coma, Bill Bixby meurt le 21 novembre à son domicile de Century City à l’âge de 59 ans. En hommage à cet artiste accompli, le président Américain Bill Clinton fera une déclaration dans laquelle il saluera sa carrière et son courage face au cancer.

 

 

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Depuis quelques années, Hollywood souhaite consacrer un film à la vie de Bill Bixby. Electric Entertainement et TNT avaient  annoncé travailler sur un projet de téléfilm. Noah Wyle (Urgences) et Tim Daily (la série « Le Fugitif  - 2000») ont notamment été envisagés pour jouer le rôle. Néanmoins rien ne s'est  concrétisé pour le moment. Bryan Singer et Hugh Jackman (« X-Men ») seraient également intéressés par un tel projet mais plutôt pour une adaptation cinématographique.

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LE SAVIEZ-VOUS?

 

 

 

* Au cours de sa carrière, Bill Bixby a été nominé à trois reprises aux prestigieux Emmy Awards :  « The Courtship of Eddie’s Father » (1971), « Les Rues de San Francisco » (1972), « Le Riche et le Pauvre » (1976)

 

 

 

* « Mon Martien Favoris » est longtemps resté inédit en France. Ce n’est qu’en 1992 (sur FR3) que la série fut diffusée pour la première fois, soit près de 30 ans après les Etats-Unis !

 

 

 

* Le célèbre duo de « Mon Martien Favori » (Ray Walston / Bill Bixby) se reforme à l’occasion d’un épisode de la troisième saison de l’Incroyable Hulk intitulé « My Favorite Magician ».

 

 

 

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* En 1999, Walt Disney Pictures réalise une adaptation cinématographique de « Mon Martien Favoris » avec Jeff Daniels et Christopher Lloyd.

 

 

 

* Aux Etats-Unis, Bill Bixby est notamment connu pour la série"The Courtship of Eddie's Father" (73 épisodes) dans laquelle il interprétait le rôle d'un homme veuf qui élève seul son fils, interprété par Brandon Cruz. En 1972, au terme de la série, une grande amitié s'était nouée entre les deux acteurs. Bill promis à Brandon qu'ils se redonneraient un jour la réplique. Une promesse tenue puisqu'il l'invita à jouer dans l'épisode 747 (saison 1) de la série l'Incroyable Hulk. En 1995, Brandon Cruz baptisa son propre fils, Lincoln Bixby Cruz, en hommage à l'acteur décédé deux ans auparavant. 

 

 

 

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* L’actrice Jodie Foster (« Le Silence des Agneaux », « Contact ») a fait ses premiers pas d’actrice aux côté de Bill Bixby dans cinq épisodes au « The Coutship of Eddie’s Father ». Elle n’avait alors que sept ans.

 

 

 

* L'actrice Brenda Bennet, sa première épouse, a joué dans trois de ses séries « The Courtship of Eddie’s Father », « Le Magicien » et « L’Incroyable Hulk ».

 

 

 

* Bill Bixby était un artiste particulièrement perfectionniste. Ainsi sur la série « Le Magicien » son exigence à vouloir réussir ses tours de magie sans trucage nécessitait de nombreuses prises jusqu’à obtenir la bonne. Le jour de tournage des scènes de magie, l’équipe devait parfois travailler jusqu’à minuit ce qui bien sûr eu pour conséquence d’engendre une augmentation des coûts de production du « Magicien ».

 

 

 

 

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* Il aimait s’investir pleinement dans ses propres séries télévisées en cumulant les casquettes d’acteur, réalisateur et producteur (« The Courtship of Eddie’s Father », « Le Magicien », les trois derniers téléfilms de « L’Incroyable Hulk »).

 

 

 

* Bill Bixby interprète son dernier rôle sur le petit écran dans l'épisode pilote de la série Diagnostic Meurtre en 1992.

 

 

 

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* Bill Bixby laisse une importante empreinte dans la culture populaire. Des références à l’acteur sont notamment faites dans les séries « Code Quantum », « The X-Files » et « Les Simpsons ». Il est également mentionné dans le film « 60 secondes chronos » (2000) avec Nicolas Cage.

 

 

 

 

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BILL BIXBY FOREVER

 

Après de deux décennies après sa disparition, Bill Bixby laisse un agréable souvenir dans la mémoire de nombreux téléspectateurs. Sa grande simplicité et sa capacité à alterner entre rôles comiques et dramatiques, est de tout évidence à l’origine de son succès auprès du public. En incarnant l’homme de tous les jours, il facilite l’identification des téléspectateurs à ses différents personnages.

 

Enfin, pour les amateurs de séries fantastiques et d’adaptations de bandes dessinées, il reste bien sûr l’interprétation idéale du Dr Banner, l’alter-ego de Hulk, son rôle le plus mémorable en France. 

 

 

 

Lire article consacré à la série  "L'Incroyable Hulk"

 

Rejoignez notre groupe facebook : les amis de l'Incroyable Hulk : link

 

 

 

Hommage de la presse française à Bill Bixby (Télé K7 n°534 publié le 29 Novembre 1993)

 

 

 

 

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Interview de Bill Bixby dans le Télé 7 jours en Octobre 1993

 

 

 

 

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Extrait de "L'Incroyable Hulk" en version française

 


 

 

Bill Bixby aux côtés d’Elvis Presley dans « A plein Tube » en 1968 :

 
 Apparition de Jodie Foster aux côtés de Bill Bixby dans "The Courtship of Eddie's Father" :
 

Générique de la série télévisée "Le Magicien" (1973) :

 

 

 Bill Bixby en assasin dans la série télévisée "Les Rues de San Francisco"

 

 
Hommage au réalisateur Bill Bixby dans « Sledge Hammer », série où il fait un cameo remarqué :

 

Hommage à l’acteur réalisé par un fan :


 
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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 17:42

Arnold N&B

Retour sur l’incroyable carrière cinématographique d’Arnold Schwarzenegger, ancien culturiste d’origine autrichienne (naturalisé américain en 1983), mondialement connu pour ses nombreux films d’Action et de Science-fiction.

DES DEBUTS DIFFICILES

C’est en 1970 qu’Arnold Schwarzenegger fait ses premiers pas au cinéma dans « Hercule à New York » sous le pseudonyme d’Arnold Strong. A cette époque, l’accent autrichien de ce jeune homme de 23 ans s’avère être un véritable obstacle pour sa carrière d'acteur. Ainsi sur ce premier film, sa voix est intégralement doublée par un autre acteur en postproduction. Trois ans plus tard, dans son deuxième film, « Le Privé » (1973), il n'obtient qu'un petit rôle non crédité de gangster sourd et muet. Interrogé sur ses débuts, Arnold Schwarzenegger répond : « C'était très difficile. Les agents me disaient que mon corps était trop étrange, que j'avais un drôle d'accent et que mon nom était trop long. Partout où je passais, on me répondait que je n'avais aucune chance». Loin de se décourager, il prend des cours de théâtre et de diction pour pallier à ses difficultés.

En 1976, après une brève carrière dans des émissions télévisées, le réalisateur Bob Rafelson lui propose le rôle principal de son film « Stay Hungry ». Grâce à cette dernière interprétation, Arnold remporte un Golden Globe Award en tant que meilleur débutant. Malheureusement, l’année suivante, il manque de peu le rôle-titre de la série télévisée à succès « L'Incroyable Hulk » au profit de Lou Ferrigno, son célèbre adversaire aux concours de culturisme.

Culturisme

Vers 1980, Arnold sollicite le producteur Dino De Laurentiis pour interpréter le rôle de Flash Gordon, célèbre personnage de bande-dessinée créé dans les années 1930. Néanmoins, ce dernier décide de l’orienter vers un autre rôle : le mythique Conan le Barbare dans un film fantastique réalisé par John Millus. Ce dernier remporte un immense succès au box-office et érige du jour au lendemain le jeune acteur autrichien au rang de star du cinéma américain.

Schwarzenegger ET LA SCIENCE-FICTION

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Après le tournage de « Conan : Le destructeur » et de « Kalidor », Arnold Schwarzenegger se lance pour la première fois dans la Science-fiction en acceptant de jouer dans « Terminator » (1984) de James Cameron. Dans ce film à petit budget, l’acteur incarne avec efficacité le T-800, un cyborg tueur, venu du futur qui rejoint notre époque pour empêcher la naissance de John Connor, le futur sauveur de l’humanité dans la guerre contre les machines. Alliant froideur et cruauté, Schwarzenegger livre aux spectateurs l’une de ses meilleures performances. Le film remporte ainsi un important succès au box-office et obtient même le Grand Prix du Festival d’Avoriaz en 1985.

Fort de ce succès, il multiplie les rôles musclés dans des films de Science-fiction très populaires. Ainsi, en 1987, il rejoint le réalisateur John Mc Tiernan pour tourner dans « Predator ». L’une des grandes réussites de ce film est visiblement d’offrir à Schwarzenegger un très vaste environnement naturel, grandiose et menaçant qui en fait une sorte de héros mythologique. La même année, il enchaîne sur « Running Man » qui s'inspire moins du livre de Stephen King (dont il se prétend l'adaptation) que du film franco-yougoslave « Le Prix du Danger » réalisé en 1983 par Yves Boisset. Bien que cette production s’inscrive dans la même lignée que de nombreux autres films des années 1980, « Running Man » a l’originalité de dénoncer les dérives des médias (en 1987 la télévision américaine compte déjà près d’une quarantaine d’émissions de téléréalité) et la passivité du public qui est nourri à longueur de journée par la violence des programmes.

Running Man

Dès le début des années 1990, l’acteur joue dans deux de ses meilleurs films. Il y a tout d’abord « Total Recall » de Paul Verhoven, film dans lequel Schwarzenegger incarne Douglas Quaid, un homme ordinaire que les circonstances vont progressivement transformer en véritable héros d’action. Librement adapté d’une nouvelle de Philip K.Dick (sans doute l'un des auteurs de science-fiction les plus adaptés au cinéma avec « Blade Runner » « Minority Report », « Paycheck »), le long métrage est devenu au fil des années un classique de la science-fiction. A l’instar de « Matrix », « Totall Recall » repose sur le principe que la vie réelle serait en réalité un rêve. Le film aborde également des thèmes contemporains aux années 1990 : les problèmes énergétiques, la destruction de la couche d'ozone sont quelques pistes de réflexion intéressantes bien que succinctement évoquées. Ensuite, il y a l’excellent Terminator 2 (1991), la suite du film de James Cameron, qui marque une véritable révolution dans le monde des effets visuels. Schwarzenegger y reprend le rôle du cyborg qui l’avait rendu célèbre quelques années plus tôt. Mais à la grande surprise des spectateurs il se place cette fois-ci dans le camp des « gentils » en devant le protecteur (et d’une certaine manière le second père) de John Connor. Véritable succès au box office, le film rapporte plus de 500 millions de dollars dans le monde entier et génère un important Merchandising (jouets, jeux-vidéos, bandes-dessinées).

Une nouvelle epoque

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En devenant l’un des acteurs les mieux payé d’Hollywood (15 millions de dollars par film), Schwarzenegger prend peu à peu plus de risques dans sa carrière. Il s’oriente ainsi davantage vers la comédie. Après avoir joué dans « Jumeaux » (1988), il multiplie avec succès les rôles humoristiques dans « Un flic à la maternelle » (1990), « Last Action Hero » (1994), « Junior » (1994) et « La Course au jouet » (1996).

Malheureusement dès la deuxième moitié des années 1990, avec l'émergence d'une nouvelle génération d’acteurs de films d’action (Bruce Willis, Keanu Reeves et Nicolas Cage), sa carrière s’essouffle quelque peu avec des échecs commerciaux tels que « L’Effaceur » (1996), « Batman & Robin » (1997) et « La Fin des temps » (1999). Dès 2000, il revient vers la Science-fiction avec « A l'aube du 6ème jour » (2000), dans lequel il donne la réplique à son propre clone. En 2003, il reprend son rôle-fétiche pour les besoins de « Terminator 3 : le soulèvement des machines » de Jonathan Mostow. Très attendu par les fans, ce film est finalement une déception. L’intrigue est malheureusement trop calquée sur le deuxième opus et n’a que pour seul mérite de relancer la franchise. Quoiqu’il en soit « Terminator 3 » occupe une place satisfaisante au box office mondial (400 milllions de dollars) et donnera lieu à une suite quelques années plus tard. Schwarzenegger n’est malheureusement pas de la partie. En effet, le 17 novembre 2003, il devient le 38e gouverneur de Californie, l’Etat le plus puissant des U.S.A. Il met ainsi sa carrière d’acteur entre parenthèse tout en se permettant de temps à autres de brèves apparitions au cinéma comme dans « Le tour du monde en 80 jours » (2004) ou « The Expandables » (2010) réalisé par Sylvester Stallone.

Son mandat de gouverneur prend fin le 4 janvier 2011, la Californie passant aux démocrates représentés par Jerry Brown.

LE RÊVE AMÉRICAIN

Gouvernator

Arnold Schwarzenegger est donc l’un des acteurs les plus incontournables du cinéma d’action et de Science-fiction des années 1980/1990. Sa capacité à gérer intelligemment sa carrière en alternant le tournage de blockbusters et de comédies familiales est de toute évidence à l’origine de son succès et de la sympathie que lui a progressivement accordé le public américain.

Effort, détermination et bonne étoile, c'est finalement le trio gagnant qui a permis à cet immigrant autrichien issu d’une famille modeste de réaliser son rêve : devenir l’un des hommes les plus puissants d’Amérique. 

 

Nouvelle bande annonce "Terminator"

 


 Nouvelle bande annonce "Terminator 2"

 
Vidéo hommage aux cinq films de "Terminator"

 

Schwarzeneggeer et ses répliques cultes (en V.O.)

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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 09:41

Christopher Reeve : l'Homme d'Acier

A CAREER IN THEATRE, TELEVISION AND THE CINEMA 

A graduate of the prestigious Julliard School in New York in 1976, Christopher Reeve made his true debut as an actor at the theater on the boards of Broadway in the play "A Matter of Gravity" with Katharine Hepburn. The young actor is thus quickly noticed by casting directors in Hollywood and began his film career in 1977 in a small role opposite Charlton Heston in "Save the Neptune". The same year, producers Ilya and Alexander Salkind independent prepare a version for the big-screen Superman comics and actors seeking to interpret the main character. Big names such as Clint Eastwood, Robert Redford and Steve McQueen were initially considered before the production decided to entrust the role to an illustrious unknown to play alongside Marlon Brando and Gene Hackman. Christopher is well chosen from over 300 applicants and portrays the 'Man of Steel "in the blockbuster directed by Richard Donner. The film is a worldwide success bringing in over 300 million dollars (1 billion dollars today!) Worldwide. Christopher Reeve's performance is for many the key to this success, managing to move deftly from Clark Kent to Superman and interpreting the hero in the most humane method. With his fame, he plays later in "Somewhere in Time" (1979) with Jane Seymour, who became one of his most faithful friends.

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In the eighties, Christopher Reeve continues to embody the superhero three more times, in two sequels directed by Richard Lester in 1980 and 1983, and signed the controversial last chapter Sidney J. Furie in 1987. Meanwhile, he was offered many roles in action films and science fiction. But the actor, by his classical training spreads her proposals preferring to play roles more complex and less agreed: "I would rather play for a small fee in a good movie, rather than in a turnip to earn 100 million dollars" he wrote in his autobiography. He then worked on a series of independent films directed great filmmakers, including: Sidney Lumet in "Death Trap" (1981), James Ivory in "The Bostonians" (1983) and Jerry Schatzberg in "Street Smart" (1987). Between two feature films, he does not hesitate to get back on the boards of Broadway to star in plays such as ”The Marriage of Figaro" or " Fifth of July "in which he plays the role of a double-amputee veteran of Vietnam.

Following the failure of "Superman IV" (1987) and "Scoop" (1988), Christopher Reeve loses his attraction for producers in Hollywood and is offered more and more roles in secondary, uninteresting films. Thus, he gradually turns toward the television, to play roles more to his liking in the early 1990s. He nevertheless finds James Ivory for "Remains of the Day" (1993), a romantic drama about the doubts and torments of a butler of a great English family, played by Anthony Hopkins. He even turns to John Carpenter's "Village of the Damned" (1995), alongside Kirstie Alley.

Despite the wealth of his career, Christopher Reeve is well aware that it is difficult to forget Superman: "Although I read the more serious films such as Remains of the day, it was clear that it was my role as Superman the public loved. I know he had a considerable impact, drawing the sympathy of the public ... ".

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HIS SECOND LIFE

May 27, 1995, Christopher Reeve suffered a serious accident in Charlottesville, Virginia during a horse show. His horse Buck gaining momentum, jumps the first hurdle, then the second, but stops abruptly at the third. Christopher Reeve did not give up the reins and goes over the horse's head. He broke two vertebrae nearest the skull, severely damaged his spinal cord. The injury left him a quadriplegic. In other words, he is paralyzed from the shoulders to feet and depends on a respirator. He can not move his head, re-attached to the spine after a long operation. A cruel twist of fate, since his last television role was that of a paraplegic policeman in the TV movie titled "Above Suspicion" (1995).

L'ACCIDENT

Supported by his wife, Dana, and her three children, Christopher Reeve decided to live and to devote all his energy to his rehabilitation. He recognizes that his new condition requires an iron will, assisted by several nurses morning and evening, and a personal fortune to pay the exorbitant medical expenses (nearly $500,000 per year). Convinced that there will one day a cure for paralysis, he undertook numerous physical exercises designed to stimulate his body and keep healthy. He then underwent electrical treatment to maintain muscle mass, attached to a table tilted vertically to improve bone density and even walking on a treadmill attached to a harness. All his efforts pays dividends. Indeed, since 2002, he finds his sense of touch, pain, and even managed to achieve the impossible by moving the index to his left arm and the tip of his left leg: a feat that science is still trying to explain today.

Parallel to this, he remains active despite his significant disability. Thus, he makes a notable appearance at the Oscar ceremony in 1996, chairs the Atlanta Paralympic Games, interviews and multiplies the public discourse, creates his own foundation and writes two books ("Still me" and "Nothing Is Impossible ") that become bestsellers in the United States. He even manages to continue to practice his profession, appearing frequently on television ("Rear Window," "The Practice," "Smallville") and even gets to the other side of the camera twice to prove that life and work are a matter of dignity.

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VERY COMMITTED ACTOR

By 1976, Christopher Reeve is dedicated to causes close to her heart such as art, education, environment and protection of children. With the Make-A-Wish Foundation, he visits the sick children whose wish is to meet Superman. Later, he joins the steering committee of Save The Children, a charity whose aim was to help children in need around the world. In 1987, he travels to Chile to join a small group of actors from Germany, France, Spain, Argentina and Brazil demonstrating for the release of seventy-seven Chilean artists threatened death by the dictator Pinochet. After his accident, he creates his foundation, the Christopher Reeve Paralysis Foundation, aimed at finding a cure and a way to treat different types of paralysis (whether caused by injury to the spinal cord or other nervous system disorders such as multiple sclerosis or Lou Gehrig's disease). He also works actively for the rights of persons with disabilities.

Finally, he is very involved in American politics. The actor is best known for being a strong advocate of research on embryonic stem cells. Christopher Reeve will even move to the U.S. Congress to defend his position and openly criticize the policy of George W. Bush opposed such research. Indeed, stem cells represent a real hope to the extent that they are the source of all tissues and organs of the human body. Scientists hope to use this material to artificially recreate tissue compatible with patients suffering from diabetes, paralysis, Parkinson's or Alzheimer's disease.

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THE MESSENGER

Despite his incredible optimism and his countless efforts to keep fit, Christopher Reeve was a very fragile health. Phlebitis, infections, pneumonia, alopecia ... Nothing is spared. In 2004 after being treated for a bedsore, a common injury among disabled people, which affected his entire body, the unforgettable Superman suddenly lapses into a coma before being transported to a hospital near New York, where he eventually passes away, October 10 at 17:30. 

The big heart of Christopher Reeve has finally succumbed to exhaustion after these nine years where he fought for the dignity of the disabled. The vice-president and research director of the Foundation, Susan Howley, said "Ultimately, the body reaches the breaking point where it can no longer fight. His heart gave up the fight." Despite his sad death, the Superman actor leaves behind an immeasurable legacy. 

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Barack Obama, who campaigns for stem cell research, said in March 2009 that "the United States owed much to people like Christopher Reeve and his wife Dana, who have created a foundation to find a therapy for spinal cord trauma . Finally, for the 7th Art, he left an indelible mark in his role as the Man of Steel Christopher Reeve will always be the first actor to have made us believe a man could really fly.

CHRISTOPHER ET DANA

 


 

A beautiful tribute for Christopher Reeve in CGI (2010) :

 

A fantastic review about "Somewhere in Time" : 


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Published by Sébastien FOSSE - dans Biographie
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