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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 17:03

 

Créée en 1990 par Paul DeMeo et Danny Bilson, la série télévisée Flash aura marquée les esprits de nombreux jeunes téléspectateurs, le mercredi après-midi sur la Chaîne TF1. Silver Screen revient sur les premières aventures télévisuelles du héros de DC Comics. 

Un soir alors qu’il travaille tard, Barry Allen, scientifique de la police de Central City, est frappé par la foudre et éclaboussé de produits chimiques. Quelques jours plus tard, il découvre qu’il est capable de se déplacer à une vitesse extraordinaire. Lorsque son frère Jay est assassiné par Pike le chef d’un gang de motards, il décide d’utiliser ses pouvoirs pour combattre le crime en tant que Flash. Il sera aidé par le Dr Tina Mc Gee, une scientifique de STAR LAB au caractère bien trempé. C’est elle qui lui fournira son costume rouge à l’origine un prototype de costume de plonger sous marine.

Influencé par le succès de Batman sorti en 1989, Danny Bilson et Paul Deméo? les créateurs de la série? optèrent pour une approche plus sombre que les comics originaux. En effet, les épisodes se déroulent le plus souvent la nuit.  Le costume de Flash a également été assombri passant d’un rouge vif à une couleur bordeaux. C’est John Wesley Shipp acteur inconnue à l’époque qui est choisi pour incarner Flash. Le costume fabriqué en lycra se moule parfaitement à son corps d’athlète ce qui rend son personnage crédible.

La course de Flash est représentée par des effets spéciaux numériques, ce qui à l’époque était une belle prouesse technique. Le thème du générique est signé Danny Eflman. Le compositeur est un habitué des super héros puisqu’il a également créé les musiques aux cinéma de Batman, X-Men ,et Hulk.

Parmi les nombreux acteurs apparus dans le Show figure notamment Mark Hamill. Le célèbre Luke Skylwalker de la saga Star Wars, a interprété à deux reprises le Trickster dans les épisodes « le Charlatan » et « le procès du Charlatan ». Le regretté Jonathan Brandis vu dans l’épisode un jeu d’enfant avait déjà joué avec John Wesley Shipp dans l’histoire sans fin 2. Dans l’épisode l’imposteur apparaissent Richard Burgi et Denise Crosby qui étaient respectivement l’inspecteur Jim Ellison dans « The Sentinelle » et le LT Tasha Yare dans « Star Trek la nouvelle génération ». Jay le prénom du frère de Barry est un clin d’œil au premier flash des comics Jay Garrick.

La série s’arrêta malheureusement au bout d’une seule saison de 22 épisodes CBS jugeant en effet la série trop coûteuse par rapport à ses faibles audiences. En 2014 une nouvelle série de Flash voit le jour il s’agit d’un spin-off d’Arrow série consacré à Green Arrow autre super héros de l’écurie DC comics. Barry Allen est désormais interprété par Grant Gustin tandis que John Wesley Shipp interprète son père Henry Allen un scientifique accusé à tort du meurtre de sa femme. La série compte actuellement 2 saisons souhaitons que son succès dure encore.

 

Ecrit par Nicolas Fosse

https://www.youtube.com/watch?v=X_AJQB2RBtM

 

 

Flash : l’aventure télévisuelle de l’homme supersonique
Flash : l’aventure télévisuelle de l’homme supersonique
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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 10:49

 « Et si on découvrait un passage vers des mondes parallèles ? Et si on pouvait glisser vers des milliers d’univers différents, se retrouver la même année, être la même personne, mais que tout le reste soit différent ? Et si on ne trouvait plus le chemin du retour ? ».

 

 

 

PRESENTATION

L’aventure de « Sliders : les mondes parallèles » débute à San Francisco. Quinn Mallory, brillant étudiant en physique, mène d’étranges expériences dans son sous-sol. En tentant de créer une machine antigravité, il ouvre accidentellement un vortex, un passage donnant accès à un nombre infini d’univers parallèles. Animé par la curiosité scientifique, le jeune homme, équipé de son invention, le minuteur, tente un voyage vers l’inconnu. Bien que tout semble habituel au premier abord, Quinn va constater qu’il n’est effectivement plus chez lui : le Mexique est la première puissance d’Amérique, Elvis Presley et JFK sont toujours vivants, les voitures s’arrêtent au feu vert, et pire encore … Sa mère attend un enfant du jardiner. De retour dans son univers, Quinn souhaite poursuivre son expérience scientifique et entraine son professeur de physique à l’Université, Maximilian Arturo, sa meilleure amie, Wade Wells, et par inadvertance, un chanteur, Rembrandt Brown, dans son périple. Malheureusement l’expérience scientifique tourne mal et le groupe se retrouve rapidement perdu dans l’espace-temps, contraint de « glisser » de mondes en mondes, de manière aléatoire, dans l’espoir de retrouver un jour leur propre univers.

 

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C’est durant leur collaboration sur un projet de film intitulé « Messengers of Deception » pour Universal Studios que Tracy Tormé (« Star Trek : la nouvelle génération », « Odyssey 5 ») et Robert K.Weiss (« Dream On ») vont développer les bases de ce qui deviendra « Sliders ». « Je travaillais sur ce film avec Bob Weiss » explique Tracy Tormé. « J’attendais dans son bureau et il y avait un magazine avec deux terres, l’une à côté de l’autre. Je lisais à la même période un livre sur George Washington ». Cet ouvrage expliquait notamment comment ce personnage historique échappa de justesse à la mort durant une bataille. « Si une balle avait atteint son but, il aurait été tué » raconte Tormé. « Il n’y aurait eu ni révolution, ni Etats-Unis. Alors j’ai dit à Bob ‘J’ai une drôle d’idée pour une série’ ». Les deux hommes vont rapidement se mettre d’accord sur un scénario, Robert K. Weiss souhaitant depuis longtemps exploiter le concept des univers alternatifs sur le petit écran. « Pendant des années je voulais faire une série sur les mondes parallèles » admet le co-créateur de la série. « J’étais un grand fan d’ « Au Cœur du temps » (1966) et les quelques épisodes de « La Quatrième Dimension » (1959) qui traitaient de réalités alternatives m’avaient frappé. Avec les années, il y a eu quelques séries traitant du voyage dans le temps, mais rien sur les univers parallèles ». Tracy Tormé et Robert K. Weiss conçoivent ainsi « Sliders » sur un ensemble d’uchronies, c'est-à-dire de relectures de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé. L’épisode pilote présente notamment aux téléspectateurs un univers où l’URSS a gagné la guerre froide. D’autres scénarios, reposant sur ce modèle seront proposés dès la première saison.

Les deux créateurs de la série voient ainsi rapidement dans ce concept une occasion d’apporter, de manière divertissante, un regard critique sur notre propre société. Une formule d’ores et déjà employé avec succès à la télévision par Gene Roddenberry (« Star Trek ») et Rod Serling (« La Quatrième Dimension »). « Il faut voir Sliders comme une allégorie » explique Tracy Tormé au magazine Génération Séries en 2001. « L’allégorie est une manière puissante d’examiner une société en plaçant des histoires sur d’autres Terres. On s’en sort en montrant des choses qui en réalité sont des choses à propos de notre Terre et la façon dont on y vit. Je pense que j’ai souvent lutté contre le politiquement correct, dans presque tous les épisodes en utilisant cette philosophie ». La consommation de masse, les rapports hommes/femmes, les phobies, la téléréalité, font ainsi parti des sujets exploités au fil des épisodes de la série. Remarquons que les sujet traités sont toujours poussés à l’exagération de telle manière à amuser le public et de le faire réfléchir aux éventuelles dérives qui pourraient menacées un jour nos sociétés. Dans ce contexte, « Sliders » se distingue d’autres programmes de Science-fiction en accordant une place prédominante à l’humour. « Dans sa conception originelle, et comme le prouve le pilote, l’humour était un des ingrédients caractéristiques de Sliders » explique Robert K. Weiss dans les colonnes de Génération Séries en 1999. « Tracy et moi pensions que ne pas se prendre au sérieux serait une des clés du succès de la série. Nous pensions que les différences de cultures des Terres parallèles était une source inépuisable de situations comiques ». Certains mondes explorés par les quatre « glisseurs » (Sliders en V.O.) dévoilent en effet aux téléspectateurs des situations pour le moins hilarantes. Ainsi, dans un « Monde sans Hommes », les quatre glisseurs sont confrontés à une Terre parallèle victime d’une guerre chimique et composée uniquement de femmes. Les rares hommes valides sont enfermés dans des camps et utilisés comme géniteurs en chaîne ! L’introduction d’un « Monde de dinosaures » nous dévoilera quant à lui un univers parallèle où la société a bannie le mensonge, en obligeant chaque individu à porter un collier infligeant une décharge électrique en cas de non respect de la loi ! Les réactions des quatre protagonistes à ses réalités alternatives contribuent eux-mêmes aux moments comiques de la série.

L’un des atouts de « Sliders » repose d’ailleurs sur ses personnages principaux. Tracy Tormé et Robert K. Weiss ont en effet eu la bonne idée de réunir quatre individus que tout oppose, tant par leur caractère que par leur parcours. Si Quinn, Rembrandt, Wade et le Professeur se lient rapidement d’amitié, cela ne les empêche nullement d’exprimer quotidiennement de grandes divergences d’opinions tout au long de la série. Chacun a en effet son propre avis sur la glisse, sur les cultures rencontrées et les différents défis à relever. L’identification des téléspectateurs aux personnages est d’autant plus facilitée que seuls les personnages de Quinn Mallory et du Professeur Arturo sont des scientifiques. Le chanteur, Rembrandt Brown, et l’étudiante en poésie, Wade Wells, apportent un équilibre au groupe et soulèvent souvent des questions que peuvent se poser eux-mêmes les téléspectateurs.

C’est dans cet état d’esprit que « Sliders » sera présenté au grand public sur Fox Television à partir du 22 mars 1995 (et l’année suivante sur M6 pour la France). Chaque semaine, les glisseurs visiteront une nouvelle Terre, dans l’espoir de rentrer un jour chez eux.

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L’EVOLUTION DE LA SERIE

 

 

Une aventure télévisuelle

 

 

 

Composée de cinq saisons, soit 88 épisodes, la série de Tracy Tormé et Robert K. Weiss connaîtra un destin particulièrement mouvementé. Ainsi, dès la première saison, la Fox décidera au détriment de ses créateurs de ne pas suivre l’ordre de production des épisodes. L’objectif des dirigeants de la chaîne vise à assurer la fidélisation des téléspectateurs. Malheureusement, cette décision nuira quelque peu à la cohérence des premiers épisodes. En effet, à l’origine, « Sliders » était construite sur un modèle proche de la série « Au cœur du temps » (1966). Chaque épisode se focalisait sur la découverte d’un nouveau monde, le dénouement étant réservé à l’introduction du prochain épisode. Mais face aux méthodes de diffusions de la chaîne, ce schéma sera finalement abandonné afin de pouvoir présenter les aventures des glisseurs dans n’importe quel ordre. Quoiqu’il en soit, les épisodes sont d’excellente facture. La saison atteindra son apogée avec son dernier épisode intitulé « Un monde parfait » présenté au premier abord comme une utopie. Son scénariste, Jon Povill, sera récompensée par un prix lors des Environmental Media Awards pour y avoir traité le problème de la croissance démographique.

 

 

Après ces neuf premiers épisodes, la série est renouvelée de justesse grâce au soutien massif de ses fans. Tracy Tormé souhaite profiter de cette nouvelle saison pour aborder de nouvelles idées et orienter la série davantage vers la Science-Fiction. Il subira malheureusement de nombreuses oppositions de la part de la chaîne Fox Television. « L’un des problèmes sur la série pour moi, et l’une des raisons pour lesquelles je suis parti, c’est qu’aucun des dirigeants de la chaîne ne comprenait ce qu’était la série » explique Tracy Tormé dans une interview accordée pour le guide officiel de « Sliders ». « Dès le début de la seconde saison, j’ai présenté l’idée des Kromaggs ». Le scénariste décrit ces personnages comme des êtres venant d’un monde où l’homosapiens n’a pas vu le jour. Sur l’échelle de l’évolution, ces êtres sont donc nos lointains cousins. « J’ai dit profitons en pour créer des ennemis aux glisseurs. Ils ont également la technologie de la glisse mais l’utilisent pour conquérir. Je leur ai proposé un script mais ils n’en voulaient pas ». A force de persévérance, Tracy Tormé finira par parvenir à produire cet épisode intitulé « Un monde d’envahisseurs ». Il en signera d’ailleurs deux autres (« Un Monde Mystique » et « Un monde de renommée»). Malheureusement, sa vision de la série ne semble pas être unanimement appréciée par la production. « J’ai projeté Un monde d’envahisseurs au nouveau producteur exécutif (Alan Barnette), et il m’a dit : ‘Et bien, c’est tout à fait le type d’épisodes que l’on ne devrait pas produire cette année. (…) ‘C’est trop sombre et trop opposé aux valeurs familiales’. Quand j’ai entendu cela, j’ai réalisé que nous n’avions pas du tout la même conception de la série ». Globalement, les treize épisodes de cette seconde saison sont de bonne qualité et dans la continuité de la première. Les personnages de la série s’étoffent peu à peu (surtout Wade) et les scénarios s’avèrent souvent inventifs. Le dernier épisode de la saison présentera notamment aux téléspectateurs, un monde où la « flèche » du temps ne se dirige pas vers l’avenir… Mais plutôt vers le passé. Un concept parfaitement digne de « Star Trek » (1966).

La crise

 

 

 

Après ces deux saisons cohérentes, « Sliders » prend un tout nouveau virage durant sa troisième année sur la Fox. Le tournage est délocalisé de Vancouver vers Los Angeles. Tout comme « The X-Files » (1993), la différence est immédiatement perceptible à l’écran. L’atmosphère fraîche et pluvieuse des premières saisons laisse place aux décors ensoleillés de la Californie. L’objectif de la chaîne est de rapprocher l’équipe de la série des décideurs, beaucoup de recommandations de la Fox ayant été ignorées durant les deux premières saisons. De plus, si « Sliders » connaît une hausse significative de son budget, ses scénarios eux sont sensiblement moins originaux qu’auparavant (Tracy Tormé ne signe qu’un seul épisode sur les 25 commandés). La Fox, qui a investi beaucoup plus d’argent dans les nouveaux épisodes, souhaite toujours élargir son audience. La consigne est donc d’attirer de nouveaux téléspectateurs en s’inspirant de fictions cultes ou à la mode du moment. « Sliders » se rapproche tour à tour de « Twister », « Mad Max », « la Mutante », « La Machine à explorer le temps » et « l’île du Dr Moreau » au grand désespoir de John Rhys-Davies, l’interprète du Professeur Arturo. L’acteur manifestera en effet à plusieurs occasions son mécontentement face au manque de créativité tout au long de la série : « La seule limite c’est l’imagination des scénaristes » remarque l’acteur. « Je pense que Tormé est la seule personne qui avait un intérêt pour la Science-Fiction. Il semble avoir maintenant quitté le navire. Le scénariste en chef que nous avions l’an dernier ne semblait être intéressé qu’à faire la propagande de l’Union Américaine pour les Libertés Civiles ». L’acteur regrettera également le détournement de « Sliders » de la Science-Fiction vers le Fantastique « Il y a une différence sensible entre le public d’un programme Science-Fiction et de Fantasy (…) « Nous avons fait un épisode copiant le film « Le dragon du lac de feu »(1981) dans lequel Arturo tue Quinn puis le ramène à la vie en faisant appel aux pouvoirs magiques d’une femme. Tout fan de science-fiction se dit immédiatement « Attendez. C’est une série pour enfant et non un programme de science-fiction ». La semaine suivante, bien sûr, nous avons perdu trois points d’audience. Et ce public n’est jamais revenu ». Certains épisodes sont pourtant de bonnes factures (« Un monde sans ressource », « Un monde retrouvé », « Un monde de justice médiatique » ou « Un monde endetté ») et reprennent la formule originale du show. Mais globalement, la série commence à donner un sentiment de déjà-vu. Le pire arrivera lorsque John Rhys-Davies sera évincé de la production. Le Professeur Arturo, pilier de la série, disparaît dans le double épisode intitulé « Un monde d’exode ». Il sera remplacé par l’actrice Kari Wuhrer dans le rôle d’une militaire, Maggie Beckett. L’introduction de l’actrice a principalement pour objectif de modifier la dynamique du groupe en provoquant plus de tensions entre les personnages. Le fil rouge de l’intrigue change également. Les glisseurs sont désormais à la poursuite d’un colonel, tueur en série, glissant de mondes en mondes et possédant dans son minuteur les coordonnées de leur propre Terre. « Sliders » termine sa saison de manière surprenante en mettant en scènes des monstres en tout genre : zombies, vampires, hybrides, serpents et aliens.

 

 

Changement de cap

Après cette troisième saison très mouvementée, la Fox envisage brièvement la production de 13 nouveaux épisodes centrés uniquement sur les personnages de Quinn et Maggie. La chaîne finit par abandonner ce projet en annulant tout simplement la série. « Sliders » sera finalement rachetée par Sci-Fi Channel. Malheureusement, le transfert de chaîne s’accompagne du départ de l’actrice Sabrina Lloyd, l’interprète de Wade Wells. De nombreux départs ont également lieu derrière la caméra. Parmi l’équipe de production de la troisième saison, seul le producteur exécutif David Peckinpah reprendra du service. Il s’entoure de Jerry O’Connell, Bill Dial et Marc Scott Zicree. L’objectif est simple : se détacher de l’état d’esprit de la précédente saison : « J'avais l'impression que la Fox avait littéralement saccagé la série » explique Marc Scott Zicree. « Les intrigues n'étaient que des parodies de films, les personnages ne faisaient rien sauf se chamailler, et les histoires n'avaient plus grand sens. Lorsque je suis arrivé sur Sci-Fi Channel, mes priorités étaient d'amener la série à utiliser son plein potentiel, à savoir : faire des histoires originales, en les puisant dans une science-fiction spéculative, pour rendre les personnages dévoués aux autres, et rendre le personnage de Maggie plus solide et plus crédible. Egalement pour toucher la communauté de scénaristes de science-fiction en général, et les inviter à se joindre à nous. Les scénaristes de Star Trek David Gerrold, Michael Reaves, Richard Manning et D.C Fontana ont été de ceux qui ont accepté notre proposition ». Dans ce contexte, de nombreux changements sont opérés au niveau de l’intrigue générale de la série. Dès le premier épisode, « Un monde sous tutelle », les Sliders découvrent que leur Terre d’origine a été envahie par les Kromaggs et que Quinn est en réalité originaire d’un monde parallèle. Les glisseurs reprennent donc leur voyage à la recherche de la Terre d’origine de Quinn dans l’espoir d’y trouver une arme pour anéantir les envahisseurs. L’absence de Wade est par ailleurs comblée par l’intégration d’un tout nouveau personnge : le frère de Quinn Mallory, incarné par Charlie O’Connell. « Nous savions en commençant la quatrième saison que Charlie, le frère de Jerry, allait jouer dans 17 des 22 épisodes. Comme ils se ressemblaient assez, il paraissait logique de le faire interpréter le rôle du frère de Quinn » précise Marc Scott Zicree. « Le défi était de créer un personnage qui ne se serait pas contenté d'être un second Quinn, mais qui aurait apporté une nouvelle personnalité au sein du groupe. Nous avons passé plusieurs mois à nous battre pour trouver des idées. Finalement, David Peckinpah a lancé "Et pourquoi pas un monde amish ?". Nous avons tous immédiatement adhéré à cette idée; Charlie avait une douceur naturelle et le fait que Colin soit un jeune innocent originaire d'un monde sans technologie lui permettait de poser beaucoup de questions, qui nous aidaient à expliquer le pourquoi du comment des différents mondes dans lesquels nous nous embarquions. Aussi, comme Arturo était parti, nous démarquions son comportement dans une histoire donnée entre Quinn et Remmie. Ainsi, Quinn devint plutôt l'expert en sciences et Remmie le sage conseiller, l'adulte plus âgé ».

Tournés essentiellement dans les studios Universal pour des raisons budgétaires, ces nouveaux épisodes s’avèrent de meilleure facture que les derniers de la troisième saison. Certains renouent même avec l’humour et la satire sociale des deux premières saisons de la série. Toutefois, de nombreux amateurs de la série reprocheront la multiplication des intrigues autour des Kromaggs (désormais assimilés à des Nazis à la manière de « V » - 1983) et du vide laissé par le départ de John Rhys-Davies et Sabrina Lloyd.

 

 

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La fin de l’aventure

Suite au succès de la série en termes d’audimat, Sci-Fi Channel va décider de produire 18 épisodes supplémentaires dans l’objectif de conclure « Sliders ». Néanmoins, à la surprise des téléspectateurs, Jerry O’Connell et son frère y seront absents. Des conflits durant la renégociation de leur contrat les ont conduits à quitter la série. Pour combler ce vide, deux nouveaux personnages sont intégrés aux côtés de Rembrandt et Maggie. Malheureusement, sans son interprète principal, la série perd beaucoup d’intérêt pour les fans. L’introduction de Diana et Mallory ne permet pas de retrouver l’alchimie qui existait entre les acteurs originaux. De plus, les scénaristes finissent eux-mêmes par se perdre dans la multiplication des intrigues même si quelques épisodes sont dignes d’intérêt : « Un monde de fluctuations quantiques », « un monde de crédits illimités »,  ou « un monde de créativité proscrite ».

Pour conclure la série, le scénariste Keith Damron évoquera lors d’un échange sur internet, un final à gros budget, dans lequel les glisseurs livreront une bataille épique contre l’envahisseur Kromagg sur la Terre première. Il n’en sera finalement rien. La série s’achèvera finalement, avec l’épisode « Un monde de fans » en février 2000 alors que de nombreuses questions restent en suspens.

Face à ses multiples bouleversements, « Sliders » apparaît donc comme une série relativement inégale. Elle reste pourtant particulièrement savoureuse, surtout durant ses deux premières saisons. L’originalité du concept, l’intelligence de certains scénarios et l’interprétation des quatre acteurs originaux livrent de bons moments de télévision. Cela mérite bien un détour vers les mondes parallèles.

 

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LES PERSONNAGES ORIGINAUX

 

Quinn Mallory (Jerry O’Connell) :

 

 

 

Quinn est un véritable « petit génie ». Etudiant à l’Université de Californie, il passait son temps à mener des expériences scientifiques dans sa cave avant de découvrir accidentellement la glisse. Perdu parmi un nombre infini d’univers parallèles, il se sent responsable du sort de ses compagnons et est prêt à tout pour les ramener sur leur Terre.

C’est en 1986 avec le film « Stand By Me » de Rob Reiner que Jerry O’Connell va être découvert du grand public à l’âge de 12 ans dans le rôle de Vern. Sur le petit écran, il jouera par la suite le rôle principal de la série « Mon plus beau secret » de 1988 à 1991 (72 épisodes) diffusée en France sur la défunte chaîne la Cinq. Plus récemment, il s’est investi dans les séries « Preuve à l’appui » (2002) dans le rôle du Détective Woody Hoyt ou de l’éphémère « The Defenders » (2010) aux côtés de James Belushi.

Wade Wells (Sabrina Lloyd) :

 

 

 

Etudiante en poésie et employée dans un magasin d’informatique, Wade apprécie véritablement l’aventure de la glisse. D’une nature romantique, elle s’opposera régulièrement au raisonnement scientifique de Quinn et du Professeur Arturo tout au long de la série. La jeune femme tient un journal intime dans lequel elle décrit les mondes explorés avec ses amis.

Sabrina Lloyd débute sa carrière à l’âge de 12 ans dans la comédie musicale Annie. Au cinéma, elle aura notamment l’occasion de jouer la fille de Patrick Swayze dans le film « Un père en cavale » (1993). Après « Sliders », les téléspectateurs la retrouveront dans les séries « Sports Night » (1998) et dans quelques épisodes de la série « Num3st » (2005). Elle s’investira par la suite dans de nombreux films indépendants.

Professeur Maximillian Arturo (John Rhys-Davies) :

 

 

 

Originaire de Grande-Bretagne, Maximillian Arturo était professeur d’ontologie et de Cosmologie à l’Université de Californie avant d’être embarqué dans la glisse. D’un naturel grincheux, il voit avant tout la glisse comme une expérience scientifique avant de se laisser porter peu à peu par l’aventure. La richesse de son savoir sera utilisé à maintes reprises pour sauver ses compagnons.

John Rhys-Davies s’est illustré au cours de sa carrière dans de nombreuses grosses productions : « Les aventuriers de l’Arche perdue » (1981), « Indiana Jones et la dernière croisade » (1989), « Tuer n’est pas jouer » (1987), et la trilogie du « Seigneur des anneaux » (2001). Sur le petit écran, les téléspectateurs ont notamment pu le voir dans « Shogun » (1980), « Le Procès de l’Incroyable Hulk » (1989), « Les contes de la crypte » (1991) ou « Star Trek : Voyager » (1998). Il reste aujourd’hui très actif et fera une apparition dans la seconde saison de « Metal Hurlant » (2014).

Rembrandt Brown (Cleavant Derricks) :

 

 

 

Victime innocente de la glisse, Rembrandt était tranquillement au volant de sa Cadillac quand le Vortex l’a accidentellement aspiré. Chanteur de Rythm and Blue, sous le nom du Charmeur, il en veut énormément à Quinn de l’avoir entraîné dans cette aventure. Au fil des épisodes, il se montera particulièrement courageux face aux multitudes épreuves de la glisse.

Cleavant Derricks, Jr. naît dans un milieu musical. Il débute sa carrière à la fin des années 1970 et se voit récompensé par un Tony Award pour sa prestation dans la comédie musicale Dreamgirls. Avant de « glisser », Il joue dans quelques séries télévisées telles que « Deux flics à Miami » (1985), « Equalizer » (1986), « Clair de Lune » (1987) et « Roseanne » (1989). Des quatre acteurs originaux de « Sliders : les mondes parallèles », il sera le seul à rester jusqu’à la fin de la série. Plus récemment, les téléspectateurs ont pu le retrouver dans « Charmed » (2000) et « Cold Case – affaires classées » (2007).

 

 

 

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 17:00

 

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Créé en 1962 par Stan Lee et Jack Kirby, le personnage de bande dessinée de la Marvel,  l’Incroyable Hulk, a le privilège d’apparaître dans sa propre série télévisée à partir de 1977 sur la chaîne américaine CBS. Une version à succès qui se distingue singulièrement des autres adaptations de comics... 

 

L’HISTOIRE

Traumatisé par la mort de sa femme prisonnière d’une voiture en feu, le Dr David Bruce Banner (Bill Bixby) se consacre à la recherche sur l’adrénaline et le potentiel surhumain que chacun possède en lui mais qui ne se révèle que dans des circonstances exceptionnelles. En effectuant une ultime expérience sur lui-même à l’Institut Culver, David s’expose accidentellement à une trop forte dose de radiations gamma (2 000 000 d’unités) censée libérer la force qui sommeille en lui. Les effets de cet accident sont catastrophiques : dès qu’il ressent une trop forte émotion comme la colère, la douleur ou la panique, une étonnante métamorphose s’opère. David Banner devient alors Hulk (Lou Ferrigno), une créature verdâtre aux réactions violentes et primitives.

 

Témoin de l’apparition de la créature lors d’un incendie de laboratoire, le journaliste du National Register, Jack McGee (Jack Colvin), finit par accuser le monstre de la mort de l’assistante de David, le Dr Elaina Marks (Susan Sullivan).

 

Conscient du danger qu’il peut représenter pour son entourage, le Dr Banner décide de se faire passer pour mort et prend la route à la recherche d’un remède. Mais dans chaque ville qu’il traversera, les habitants découvriront la compassion de David Banner et la force de Hulk. 

 

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UNE LIBRE ADAPTATION DE LA BANDE DESSINEE

 

C’est au milieu des années 1970 que Frank Price, le dirigeant d’Universal Television, commence à s’intéresser au potentiel commercial des séries fantastiques et plus particulièrement des adaptations de comic book. Les succès des aventures de Steve Austin et de Wonder Woman sont bien entendu à l’origine de cet engouement.

Universal décide donc d’acquérir les droits de « L’Incroyable Hulk », un héros de la Marvel particulièrement populaire qui a le potentiel d’être transposable sur le petit écran compte tenu des moyens techniques de l’époque. En effet, inutile de rappeler qu’à la fin des années 1970, l’imagination des scénaristes et des producteurs de la télévision est fortement limitée par l’absence des technologies numériques actuelles. Une contrainte que seul le cinéma peut surmonter, par l’intermédiaire de moyens financiers et humains particulièrement colossaux (c’est notamment le cas du film « Superman » mis en scène par Richard Donner).

 

 

Frank Price choisit finalement de confier le projet à Kenneth Johnson, le célèbre producteur des séries à succès « L’Homme qui valait trois milliards » et « Super Jaimie ». Néanmoins, le futur créateur de « V » ne souhaite pas adopter le ton « léger » des adaptations de l’époque (« Batman », « Wonder Woman »). Pour Johnson, il est même hors de question que Hulk affronte des extraterrestres ou autres super-vilains bien connus des amateurs de B.D. Il souhaite plutôt faire de Hulk un « road-movie-show », dans le style de la célèbre série « Le Fugitif » (1963-1967). Le concept de la bande dessinée est ainsi remanié de tel façon à bâtir un programme dramatique, réaliste et humaniste basé sur la fuite d’un individu à deux facettes, sorte de Dr Jekyll et Mister Hyde mâtiné d’une pointe de la créature de Frankenstein, histoire de rendre le monstre plus sympathique.

 

 

 

En outre, Johnson créé un trio de personnages attachants. Il y a tout d’abord, le Dr Bruce Banner, rebaptisé David pour les besoins de la série. Contrairement aux bandes dessinées originales, il est décidé de positionner ce personnage au premier plan de l’adaptation télévisée. Le timide physicien nucléaire des comics devient ainsi un médecin – biologiste profondément traumatisé  par le décès de son épouse, Laura Banner. C’est Bill Bixby qui sera rapidement choisi pour camper le rôle. L’acteur a en effet l’avantage d’être très populaire à télévision américaine (« Mon martien favoris », « The Courtship of Eddie’s father », « Le Magicien ») et d’être aussi bien apprécié par les adultes que par les enfants. En outre, Bill Bixby dotera son personnage d’une sensibilité et d’un humanisme jusqu’alors jamais transposé dans la bande dessinée.

 

Ensuite, il y a la créature, plus connue sous le nom de « Hulk ». Elle occupe de toute évidence une moindre importance que le Dr Banner, autour duquel toutes les intrigues de la série seront construites. En outre, elle s’avère beaucoup moins puissante que son homologue de la BD. En effet, si Hulk est doté d’une force incroyable et a la capacité de se régénérer de certaines blessures, il n'est en revanche pas invulnérable aux balles. Finalement, Johnson fait plus de Hulk un ancêtre de l’Homme qu’un super-héros, ce qui a le mérite de le rendre plus crédible aux yeux des téléspectateurs de l’époque. Le culturiste Lou Ferrigno parviendra à grand renfort de maquillage à interpréter avec conviction le désormais célèbre géant vert.

 

Enfin, Johnson créé de toute pièce le personnage de Jack McGee, reporter au National Register, afin de remplacer de manière efficace l’inlassable Général Ross. L’introduction de ce journaliste qui poursuit sans relâche la créature servira de ligne conductrice à la série. Cette traque n’est d’ailleurs pas sans rappeler le thème central de la série « Le Fugitif » où Richard Kimble (David Janssen) était recherché par le lieutenant Phillip Gerard (Barry Morse). Interprété avec subtilité par Jack Colvin, le personnage de McGee parvient aussi bien à agacer le téléspectateur qu’à l’émouvoir. En effet, le journaliste n’est nullement pris au sérieux avec son histoire de géant vert. Cette situation a finalement pour conséquence de le rendre aussi solitaire que l’homme qu’il traque...

 

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Pour la trame narrative de la série, Johnson va s’efforcer de développer avec son équipe des intrigues dans lesquelles le Dr Banner est placé dans des situations quotidiennes où ses émotions sont les agents déclencheurs des métamorphoses : il s’énerve de ne pas obtenir d’une standardiste l’appel qu’il demande, se blesse en changeant un pneu, ou s’emporte même en plein embouteillage à l’arrière d’un taxi … Bref des situations dans lesquelles chacun peut se reconnaître, Hulk n’étant finalement qu’une exagération de nous-mêmes.

 

L’EVOLUTION DE LA SERIE

 

Il convient de remarquer que la majeure partie des épisodes de la série sont construits selon un schéma narratif bien précis. Ainsi chaque semaine, David Banner est introduit dans un nouvel environnement (une semaine il devient le soigneur d’un boxeur, la semaine suivante il travaille dans une aciérie ou une école, puis devient le passager d’un avion en péril), et finit par venir en aide, d’une manière ou d’une autre, à des personnes avec lesquelles il s’est attaché. Hulk, quant à lui, apparaît presque toujours deux fois au sein de chaque histoire (au milieu et à la fin de l’épisode).

 

En outre, contrairement à la mode du moment, les épisodes de « L’Incroyable Hulk » sont relativement indépendants les uns des autres, ce qui permet aujourd’hui de les regarder dans n’importe quel ordre. Notons toutefois que la série a connu quelques évolutions :

 

 

A - Sur un plan scénaristique

 

« L’Incroyable Hulk » connaît deux périodes bien distinctes. Dans les 25 premiers épisodes, Jack McGee traque ainsi inlassablement la créature depuis qu’il l’a vue dans le téléfilm pilote, convaincu qu’elle est responsable de la mort du Dr Banner et de son assistante, le Dr Elaina Marks. Mais un changement majeur intervient dès la moitié de la deuxième saison. Dans l’épisode « L’Homme Mystère », McGee assiste en effet à la métamorphose de Banner sans toutefois voir son visage. En sachant que Hulk est en réalité un homme, le journaliste donne désormais une nouvelle dynamique la série, et rapproche progressivement du terrible secret du Dr David Banner.

 

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B -  Sur le style

 

La série s’est progressivement orientée vers des intrigues profondément humanistes, surtout à partir de la deuxième saison. Ainsi, chaque semaine, le docteur David Banner lutte pour garder le contrôle de lui-même, la créature lutte pour rester libre face à une hostilité.  systématique et les personnages épisodiques eux aussi doivent avoir un problème à résoudre. Une semaine ce sera une jeune femme alcoolique que Banner et Hulk aideront à vaincre sa maladie (« Delirium »), une autre semaine un jeune handicapé mental dont Hulk deviendra l’ami (« Ricky »), la semaine suivante un enfant victime de violence parentales (« Un enfant en danger »). Ces thématiques continueront d’être abordées dans la troisième saison ("Hallucinations", "La surdouée").

 

 

A partir de sa quatrième année de diffusion, « L’Incroyable Hulk » s’oriente vers un style résolument plus fantastique. Le ton est d’ailleurs donné dès l’épisode d’ouverture « Prométhée » dans lequel le Dr Banner se retrouve prisonnier d’un corps à moitié transformé, puis enfermé dans un complexe militaire, après avoir été exposé aux radiations d’un météore. Quelques épisodes plus tard, après une expérience pour se libérer de la créature, le gentil scientifique devient une version obscure de lui-même… Hulk se verra même confronté à un autre géant vert dans « Copie conforme ». Enfin, les téléfilms réunions réalisés par Bill Bixby à la fin des années 1980, se rapprocheront radicalement des comics de la Marvel. David Banner y rencontrera le viking Thor puis l’avocat Matt Murdock  alias Daredevil (interprété par Rex Smith « Tonnerre Mécanique »).

 

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DIFFUSION DES AVENTURES DE HULK AUX ETATS-UNIS

 

 

 

 

 

En novembre 1977, après la diffusion sur CBS des deux premiers téléfilms de « l’Incroyable Hulk » et pour répondre à la réaction favorable des téléspectateurs, une série régulière est annoncée par Universal Television. Dix épisodes constituent la première saison de la série de mars à mai 1978. Face aux audiences très confortables du show, CBS signe pour une nouvelle saison de 21 épisodes, dont deux d’une heure et demie (« Mariés » et « l’Homme Mystère»). Lors de la remise des prestigieux Emmy Awards pour la saison 1978/1979, l’actrice Mariette Hatley est d’ailleurs récompensée dans la catégorie « Best Dramatic Performance » pour son rôle de Carolyn Fields, dans l’épisode « Mariés». La série télévisée semble donc avoir trouvé sa place dans la grille de diffusion, en étant diffusée en prime time juste après Wonder Woman.

 

Pour trois saisons supplémentaires, « L’Incroyable Hulk » poursuit ses aventures de 21h à 22h, toujours sur CBS et fait désormais partie des programmes phares du vendredi soir aux côté de « Dallas ». Le dernier épisode « Etat d’alerte» est diffusé le 2 juin 1982 mais n’apporte aucune forme de conclusion aux aventures du Dr David Banner.

 

Face aux encourageantes rediffusions de la série, Hulk finira par revenir, sous la direction de Bill Bixby, dans trois téléfilms réunions diffusés successivement sur NBC entre 1988 et 1990. Après les succès des aventures de Hulk aux côtés de Thor puis Daredevil, les audiences mitigées de « La Mort de l’Incroyable Hulk » et le décès prématuré de Bill Bixby marqueront un point final aux aventures du géant vert. 

 

 

 

 

 

 

LES ANECDOTES

 

- A l’origine c’est Richard Kiel (Requin, l’adversaire de James Bond dans deux films avec Roger Moore) qui interprétait la créature dans l’épisode pilote. Malgré sa grandeur, il fut finalement remplacé par Lou Ferrigno, faute d’une musculature suffisante. Néanmoins, l’acteur apparaît très brièvement (en contre-plongée) dans le rôle de Hulk lorsque le monstre arrache un arbre pour sauver une petite fille tombée dans un lac.

 

 

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- Le premier téléfilm fut présenté hors compétition au festival d’Avoriaz en 1978. L’année suivante, il bénéficia même d’une exploitation au cinéma en France (l’épisode « 747 » figurait dans la version projetée). "Mariés" (2.1) sera également diffusé en salles, en 1980, sous le titre "Hulk revient".

 

 

- L'acteur Ted Cassidy, plus connu pour son rôle de la chose dans la série "La Famille Adams", assurait la narration du générique de l'Incroyable Hulk. Il doublait également les grognements du monstre jusqu'à sa brutale disparition en 1979. 

 

 

Ted Cassidy
 

 

 

- Dans la version française c'est le comédien Daniel Gall (décédé en décembre 2012), célèbre voix d'Actarus dans Goldorak qui assura avec talent le doublage de Bill Bixby.

 

 

 

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- Mario Desmarais assurera le doublage intégral des saisons quatre et cinq.  Ces épisodes furent d'abord diffusés au Québec.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- L’épisode « Cauchemars » (3.13) est axé sur le personnage de Jack McGee. Bill Bixby n’y a d’ailleurs pas participé.

 

- « Prométhée » (4.1) s’inspire librement du sixième numéro du comic book original de Hulk écrit par Stan Lee en personne en 1962. Notons d’ailleurs que ce dernier fait une apparition spéciale dans « Le Procès de l’Incroyable Hulk », où il incarne l’un des jurés.

 

- Lou Ferrigno apparaît dans un autre rôle que celui de Hulk dans « Le Roi de la Plage » (4.9).

 

- Dans les deux premières saisons, les séquences de métamorphoses montraient le visage du Dr Banner devenir progressivement celui de Hulk. Néanmoins, pour les saisons suivantes, la production eu régulièrement recours à des stocks shoots. Bill Bixby était en effet particulièrement allergique au maquillage utilisé sur la série.

 

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- En 1984, New World International et Bill Bixby envisagent de réunir Hulk et Spiderman (Nicolas Hammond) au sein d’une même aventure. L'homme araigné devait y porter un costume noir. Le projet ne se concrétisera pas en raison de l’indisponibilité de Lou Ferrigno.

 

- En 1990, ABC et New World International lancent le tournage d'un pilote dédié à « She Hulk ». Bill Bixby reprend à cette occasion le rôle du Dr Banner. Le tournage sera néanmoins brutalement interrompu en raison d'un désaccord concernant le choix de l'actrice principale puis de problèmes juridiques. Un film sera mise en chantier l'année suivante avec Brigitte Nielsen (« Rocky IV ») dans le rôle de She Hulk. Néanmoins le projet ne dépassera jamais le stade des photos promotionnelles.

 

She Hulk

 

- Peu avant son décès en 1993, Bill Bixby envisageait de réaliser un quatrième téléfilm des aventures de Hulk. L’épisode devait notamment nous dévoiler une version intelligente de la créature (comme le Professeur Hulk dans les bandes dessinées écrites par Peter David).

 

- Contrairement au film réalisé par Ang Lee, « L’Incroyable Hulk » réalisé en 2008 par Louis Leterrier s’inspire très nettement de la série télévisée. Le Dr Banner incarné par Edward Norton est très proche de celui de Bill Bixby. Le film va même jusqu’à réutiliser quelques notes de « The Lonely Man », le célèbre thème musical de la série de Kenneth Johnson.

 

- L'année 2017 marque le 40e anniversaire de la série. A cette occasion, Elephant Films editera au second semestre 2017 un coffret intégral en blu ray. Ci-dessous le visuel du coffret britannique sorti en décembre 2016. 

 

 

 

CONCLUSION

 

Très ancrée dans son époque, la série télévisée « L’Incroyable Hulk » reste de toute évidence l’un des programmes les plus cultes des années 1980. Les étonnantes transformations de Bill Bixby en géant vert ont marqué toute une génération de téléspectateurs.

 

Au-delà de ce simple aspect, cette adaptation télévisée des comics de la Marvel constitue une véritable réussite pour son époque. Certes, beaucoup de libertés ont été prises avec la version originale (créée par Stan Lee et Jack Kirby) et la série ne parvient pas à éviter le piège de la répétition. Néanmoins, cette version a le mérite d’avoir fait découvrir le personnage de Hulk à travers le monde entier, tant auprès des enfants que des adultes. Enfin, le ton sérieux et dramatique de la série en fait l’une des adaptations de bandes dessinées les plus audacieuses de ces trente dernières années.

 

Sources : Le Magazine des séries, superhéros en série (le guide du téléfan), "You wouldn't like me when I'm angry"

 

 

 

 

Lire la biographie de Bill Bixby 

 

Lire les révélations sur le téléfilm de She Hulk avec Bill Bixby 

 

Vidéo promotionnelle de "La Mort de l'Incroyable Hulk" en 1990

 

Galerie photos de tournage

 

 

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Interviews du producteur de la série Kenneth Johnson : 

 


 

 


 

Coulisses du tournage - émission tv "Mister Rogers" 


 
 

 

 

Documentaire sur les origines de Hulk dans la série télévisée (V.O.):

 

 

 

Bande annonce "Hulk : Le Retour" (1988):

 


 
 

Rejoignez notre groupe les amis de "L'Incroyable Hulk" sur facebook : 

 

 

 

 

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 11:30

majindarkskiesAu milieu des années 1990, alors que The X-FILES obtient un franc succès depuis plusieurs années sur FOX TELEVISION, une mode du paranormal s’installe rapidement au sein de la télévision américaine. Dans ce contexte, un tout nouveau programme également basé sur le thème des complots extraterrestres fait son entrée dans la « Thrillogy » de N.B.C. Mais au lieu d'une pâle copie des aventures de Mulder et Scully, les scénaristes proposent aux téléspectateurs une série innovante basée sur une relecture de l’Histoire américaine.


Silver Screen vous propose de revenir sur ce programme relativement méconnu du petit écran.

   

 

 


 

 

SYNOPSIS

 

 


Au début des années 1960, John Loengard (Eric Close) et Kim Sayers (Megan Ward), un couple de fonctionnaires fédéraux, prennent respectivement leurs fonctions auprès d’un sénateur et de Jackie Kennedy à Washington D.C. Dans le cadre de son nouveau poste, John se voit charger d’étudier l’intérêt financier du projet Blue Book dont la principale mission consiste à analyser les différentes apparitions d’O.V.N.I. à travers le pays. Ce qui ne devait être qu’une enquête administrative de routine révèle bientôt une incroyable vérité. Après avoir rencontré un couple qui prétend avoir été enlevé par des extraterrestres, John est agressé par le capitaine Frank Bach (J.T. Walsh), qui dirige la mystérieuse organisation Majestic 12. Œuvrant dans le plus grand des secrets, le MJ 12 a été initié pour lutter contre l’invasion de la planète par une mystérieuse forme de vie intelligente connue sous le nom de Hive. Peu à peu, Loengard découvre que la plupart des évènements de l’histoire des Etats-Unis ne sont en fait que complots et manipulations de la part des Hive ou des réponses à leur invasion insidieuse.

 

 

John et Kim entreprennent alors un long périple à travers les Etats-Unis pour tenter de mettre fin à la menace de l’envahisseur tout en tentant de prendre leur distance de Majestic 12.

 

 

 

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UNE RELECTURE ORIGINALE DE L'HISTOIRE DES ETATS-UNIS

 


Créée par Bryce Zabel et Brent V. Friedman, Dark Skies semble à la simple vue de son épisode pilote trouver ses sources d’inspiration dans les séries « The X-Files », « Le Fugitif » et « Les Envahisseurs ». Mais très rapidement on ne peut que constater que les ambitions des deux créateurs dépassent de très loin un simple croisement entre ces trois programmes.

 

 

Bryce Zabel estimait très justement que l’idée sur laquelle Dark Skies se basait ne ressemblait en rien à tout ce qui avait pu se faire jusqu’alors dans le domaine de la Science-fiction : « Réinterpréter l’histoire sous l’angle d’une invasion extraterrestre, vous ne trouvez pas que ça décoiffe ? La plupart des œuvres de science-fiction se situent dans un avenir plus ou moins proche. Mais pour nous, le futur a commencé hier. Notre science-fiction, c’est plutôt de la rétro-science-fiction. Du futur antérieur. Antérieur au présent ».

 

 

Dans ce contexte, les créateurs de la série ont développé une intrigue de longue haleine, rythmé par de multiples évènements fondés sur les témoignages et autres anecdotes « réels » liés aux O.V.N.I. de 75 millions d’années avant J.-C. à 2008. Conçu pour durer cinq saisons, c’est en 1960, peu avant l’assassinat du Président Kennedy, que les aventures de John Loengard et Kim Sayers débutent. Une période qui n’a visiblement pas été choisie par hasard : « C’est dans les années soixante que je suis passé de l’adolescence à l’âge adulte. J’ai donc une assez bonne connaissance des évènements de cette période » expliquait Bryce Zabel au magazine X Posé en 1998. Le créateur de Dark Skies est par ailleurs un Ufologist (passionné d’O.V.N.I.) depuis qu’il a lu l’ouvrage intitulé « The Interrupted Journey » traitant de l’affaire de Betty et Barney Hill, survenue en 1966.

 

 

Habillement écrite, la série va au cours de ses vingt épisodes proposer aux téléspectateurs un petit voyage au travers une décennie marquée par de nombreux bouleversements politiques, culturels et technologiques.  De l’assassinat de J.F.K. à la guerre du Vietnam en passant par la conquête spatiale et les émeutes de Watts, Bryce Zabel et Brent V. Friedman intègrent à leurs scénarios une vision particulièrement originale de l’Histoire américaine en prenant le postulat que la « Vérité » a été dissimulée au grand public.

 

 

Mais contrairement à  « The X-Files » qui laissera très longtemps planer le mystère sur les origines des extraterrestres, Dark Skies affichent dès l’épisode pilote les preuves à l’écran. Quand le Capitaine Bach emmène John dans les archives de Majestic 12, la nouvelle recrue s’entend dire « La vérité est là, troisième porte à droite » !

 

 

 

 

 

 

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UNE SERIE EPHEMERE

 


Après la première saison et la relecture des années 1960, Dark Skies devait continuer d’explorer l’Histoire des Etats-Unis. L’idée étant que chaque saison prendrait place au cœur d’une décennie. Il aurait donc fallut à un moment donné résoudre la question du vieillissement des personnages et recourir à des effets spéciaux de maquillage pour les comédiens « Personne n’a dit que tout cela allait être facile » expliquait Zabel au magazine X-Posé. « Nous résoudrons les questions au fur et à mesure que nous les rencontrerons. Si nous devons vieillir les acteurs, nous trouverons des solutions pour les vieillir de façon convaincante. Nous voulons que le temps de notre récit et celui de la réalité finissent par se confondre : l’épisode diffusé le 31 décembre 1999 se passera … Le 31 décembre 1999, et il contiendra une annonce historique ».

 

 

Les lois de l’audimat en décidèrent malheureusement autrement puisque Dark Skies fut annulé au bout de sa première saison par la chaîne NBC et le dernier épisode fut diffusé le 31 mai 1997. Le programme n’a malheureusement pas su trouver son public (faute de promotion par la NBC selon certain, ou par son côté rétro). Dans ce contexte, on peut légitimement penser que la série serait aujourd’hui mieux accueillie dans le paysage audiovisuel actuel. « The X-Files » n’ayant pas vraiment trouvé de successeur. A quand un remake de « Dark Skies » à la télévision ?

 

 

 

 

 

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LE SAVIEZ-VOUS?

 


* La série se déroule entre le 1er mai 1960 et le 22 juin 1967.

 

 

* L’épisode pilote fut réalisé par Tobe Hooper, metteur en scène connu notamment pour des films tels que « Poltergeist » ou « Life Force ».

 

 

* Dans toutes les équipes produisant une série télévisée circule ce qu’on appelle une « bible », c'est-à-dire un manuel que chaque collaborateur peut consulter et qui garantit l’homogénéité de l’ensemble, chaque épisodes étant le plus souvent réalisés et écrits par des individus différents. Pour Dark Skies cette bible a pris d’étonnantes proportions puisque les créateurs de la série ont établi une chronologie s’étalant sur 75 millions d’années !

 

 

* Dark Skies fut récompensé à la cérémonie des Emmy Awards de 1997 pour son générique. Eric Close et Megan Ward furent de leurs côtés nominés aux Saturn Awards en tant que meilleurs acteurs de série tv.

 

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* L’interprète de John Loengard, Eric Close, s’illustra dans l’excellente série (malheureusement éphémère) « Un agent très secret » avant de connaître la consécration avec « FBI : Portés Disparus ».

 

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* L’interprète de Kim Sayers, Megan Ward a interprété pendant quatre ans le personnage de Kate Haward dans la série "Hopital Central".

 

 

 

 

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* L’actrice Jeri Ryan a participé à 8 épisodes de la série avant de rejoindre par la suite le casting de « Star Trek : Voyager » dans le rôle de Seven of Nine.

 

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* J. T. Walsh, l’interprète du capitaine Frank Bach, est décédé d’une crise cardiaque le 27 février 1998 à l’âge de 54 ans. Il participait à un programme spirituel de « remise en forme » dans le centre Optimum Health Institute de San Diego.

 

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* En France, la série fut pour la première fois diffusée le 17 octobre 1997 sur Série Club avant de rejoindre par la suite la célèbre trilogie du samedi sur M6.

 

 

* Depuis juillet 2013, Dark Skies est disponible en DVD. Une très bonne surprise étant donné que le programme a été très peu rediffusé ces dernières années. Néanmoins, les épisodes ne sont malheureusement pas présentés dans leur ordre chronologique ce qui nuit sévèrement à la cohérence de l’œuvre. Voici la liste des épisodes dans leur ordre original :

 

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1 – Le réveil

2 – Ultimatum

3 – Les ailes de minuit

4 – Autodestruction

5 – Nom de code : Dreamland

6 – Inhumain

7 – Futur antérieur

8 – Ennemis rapprochés

9 – Nous vaincrons

10 – La dernière vague

11 – L’ennemi de l’intérieur

12 – Omission

13 – Le lapin blanc

14 – Appel vers l’ailleurs

15 – Les tours de Watts

16 – A chacun sa guerre

17 – La proie des ténèbres

18 – Inconnus dans la nuit

19 – La voix du sang

 

 

 

 

NOTRE AVIS

 


Méconnue du grand public, la série "Dark Skies" constitue un des nombreux exemples de programmes éphémères qui auraient mérité de se prolonger sur plusieurs saisons. Bien écrite et interprétée (Eric Close, Megan Ward et J.T. Walsh sont excellents dans leurs rôles respectifs), la série se distingue habillement des « Envahisseurs » et de « The X-Files » en mettant en place sa propre mythologie et en proposant une relecture originale de l’Histoire des Etats-Unis dans les années 1960. A l’aube du cinquantième anniversaire de l’assassinat de J.F.K., l’ambiance du show se révèle redoutablement efficace.

 

 

L’une des forces de la série réside par ailleurs dans le format adopté par ses créateurs. Contrairement à beaucoup de ses séries contemporaines, Dark Skies est un véritable feuilleton, chaque épisode constituant une seule et même histoire. L’intrigue est ainsi prenante et l’on s’attache rapidement aux deux protagonistes. L’annulation du programme est cependant la preuve qu’une production de qualité ne garantit pas une longue vie.

 

 

Bref, vous l’aurez compris, nous avons été séduits par Dark Skies… Et si vous êtes également intéressé par les histoires d’invasion extraterrestre nous vous encourageons vivement à la redécouvrir. 

 

 

Interview en anglais du créateur de la série (2011) Bryce Zabel : http://www.bullz-eye.com/television/interviews/2011/bryce_zabel.htm

 

 

Interview en anglais de l'actrice Megan Ward (2011) : http://www.bullz-eye.com/television/interviews/2011/megan_ward.htm

 

 

 

Vidéo promotionnelle de la série sur NBC : 

 

 

 


 

 

 

 

 

Générique 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 15:23

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Créée en 1995 par Tracy Tormé et Robert K. Weiss, la série "Sliders" mettait en scène un groupe de quatre personnes perdues à travers des univers parallèles.

La série dura 5 saisons, soit 88 épisodes.

Casting

Jerry O'Connell (Quinn Mallory)

John Rhys Davies (Professeur Arturo)

Sabrina Lloyd (Wade Wells)

Cleavant Derricks (Rembrandt Brown)

Kari Wuhrer (Maggie Beckett)

Charlie O'Connell (Colin Mallory)

Robert Floyd (Mallory)

Tembi Locke (Diana Davis)

 

Review Sliders (actualisée novembre 2012)

 

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 23:25

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Diffusée pour la première fois en septembre 1993, sur les petits écrans français, « Code Quantum » a marqué les esprits de nombreux téléspectateurs notamment par sa relecture originale de l’Histoire Américaine. L’aventure dura cinq saisons, soit 96 épisodes.

Silver Screen vous propose de nous replonger dans les aventures du Dr Sam Beckett. « Oh Bravo ! ».


SYNOPSIS


En 1995, le Dr Samuel Beckett dirige dans le désert de Stallion Gate, au Nouveau Mexique, un projet top secret, commandité par le gouvernement américain et baptisé Code Quantum (Quantum Leap). Pressé de fournir des preuves tangibles de ses théories sous peine d’en voir le financement supprimé, le scientifique entre prématurément dans le prototype de son accélérateur temporel.


Malheureusement, suite à un problème technique (ou une force mystérieuse), l’expérience ne se déroule pas comme prévu. Devenu amnésique, il est condamné à errer dans le temps en incarnant l’identité de différentes personnes entre son année de naissance (1953) et le présent. Heureusement, il demeure lié au présent par son ami, l’amiral Albert Calavicci. Ce dernier lui apparaît sous la forme d’un hologramme dont il est le seul à voir et entendre. Il lui sert notamment d’intermédiaire avec Ziggy (l’ordinateur hybride parallèle créé par Sam dans le cadre du projet Quantum) qui le guide dans son voyage.


Au cours de chaque transfert dans le temps, les deux hommes vont œuvrer pour réparer les erreurs du passé, en tentant d’améliorer la vie des individus incarnés ou rencontrés par Sam, tout en espérant  à chaque fois que le prochain saut ramènera le savant « chez lui ».

 

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LES ORIGINES DE LA SERIE


Dès 1979, soit dix ans avant le lancement de « Quantum Leap », Donald P. Bellisario (créateur des séries Magnum, J.A.G., ou encore N.C.I.S) a l’idée d’un scénario original pouvant faire l’objet d’une série télévisée : un savant porteur d’une maladie congénitale se transmettant toutes les deux générations découvre un remède au mal qui sommeil en lui. Il aimerait en faire profiter ses ancêtres. Il se met donc en quête d’un moyen de remonter le temps afin d’inoculer le vaccin à son grand-père. La série ne verra néanmoins jamais le jour, car entre-temps, le producteur se lance dans une nouvelle aventure, celle de Magnum, qui va durer huit ans de 1980 à 1988 sur NBC.


Néanmoins, quand Brandon Tarkoff prend la direction de la chaîne, il est question de lancer des programmes sensiblement différents des autres networks, en misant sur la nouveauté et la qualité. Donald Bellisario propose alors « Code Quantum ». Il évoque rapidement l’idée d’un scientifique propulsé à travers le temps mais l’idée ne semble pas enthousiasmer immédiatement  les dirigeants de la chaîne. En effet, aucune série sur le thème de l’exploration du temps n’a jamais rencontré de succès financier aux Etats-Unis. Les problèmes de budget avaient notamment signé la mort d’ « Au Cœur du Temps ».


Réticents, dans un premier temps, les responsables de la chaîne écoutent poliment le producteur exposer ses idées. Mais Bellisario se veut rassurant : Code Quantum sera avant tout une anthologie dramatique, et non une œuvre de science-fiction pure, reposant sur des personnages différents chaque semaine, à l’exception des deux protagonistes : un savant, qui voyage dans le temps et Al, l’observateur qui lui sert de lien avec l’époque d’où il vient.


« Le problème qui se posait était celui de la limite de la période dans laquelle le héros pouvait voyager » explique Donald Bellisario. « Il m’est vite apparu que le saut dans le temps ne devait pas être trop important pour rester crédible. Il était impossible de faire accepter par le téléspectateur que Sam Beckett se retrouve à l’époque des guerres napoléoniennes. En revanche, si le héros se limitait à l’histoire toute récente, s’il se retrouvait à une époque où existaient déjà la télé et les voitures, la chose était jouable. C’était la première clé pour Code Quantum. Sam Beckett ne se déplace donc qu’entre le moment où il est né, 1953, et l’époque actuelle ». Cette démarche convainc un peu plus : La perspective de limiter les frais de costume et de décor à dû convaincre les décisionnaires peu enthousiastes.


De plus, pour exposer le concept de la future série, Bellisario avait écrit une première mouture du scénario. La scène s’ouvrait dans le désert du Sud-Ouest des Etats – Unis, un décor immuable depuis des millénaires. Sur le sol, un homme presque nu, frappé de complète amnésie. Une voiture de police se dirige vers lui. De la plaque d’immatriculation, l’homme déduit qu’il est en 1955. Grimpant dans le véhicule à l’invitation du shérif, il aperçoit un cadavre à l’arrière. Et tandis qu’il constate que le reflet dans le rétroviseur n’est pas le sien mais celui d’un indien, il apprend qu’on l’accuse de meurtre.


Dès cette première version, les bases de Code Quantum étaient déjà posées. La chaîne finit ainsi par accepter le concept et espère surfer sur le succès de « Retour vers le Futur ».

 

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UN PARFAIT DUO


Pour trouver les deux acteurs principaux qui devaient jouer les protagonistes de la série, le Dr Sam Beckett et Albert Calavicci, Donald P. Bellisario a fait procéder à des auditions.


« Scott Bakula est venu aux auditions » explique Donald Bellisario. « Je ne le connaissais pas du tout. C’était un acteur de théâtre et de comédies musicales, qui avait été nominé aux Tony Awards. Quand il a eu terminé son essai, j’ai dit à mon équipe : « c’est le gars qu’il nous faut ! ». Acteur de talent, Scott parviendra à incarner avec succès près d’une certaine de personnages différents dans des registres différents. Il parvient tant à être chanteur qu’à se travestir en femmes voire même à jouer le rôle d’un chimpanzé. Son interprétation de Sam Beckett lui vaudra en 1992, le Golden Award du meilleur acteur de série dramatique, ainsi que deux années consécutives, le Trophée de l’Association des téléspectateurs, pour une télévision de qualité. Il a par ailleurs été sélectionné à deux reprises aux Emmy Awards et pour le Golden Globe Award. Depuis Code Quantum, Scott mène une illustre carrière à la télévision. Parmi ses plus grandes réussites, il a notamment joué le capitaine Jonathan Archer dans les 98 épisodes de « Star Trek : Enterprise » de 2001 à 2005 et dans « Men of certain age » entre 2009 et 2011.


Quant au rôle d’Al, il avait intéressé plusieurs acteurs, James Coburn et Malcom Mc Dowell entre autres. Dean Stockwell venait de tourner dans le film de Jonathan Demme « Veuve mais pas trop » avec Michelle Pfeiffer, Joan Cusack et Matthew Modine. Star depuis l’enfance, il avait également joué par le passé dans des films tels que « Dune » et dans de nombreuses séries télévisées à succès (« Mission Impossible », « Columbo », « La Quatrième Dimension », Mannix », etc). « Il est venu aux auditions, explique Bellisario, ce qui m’a un peu surpris, car, savez-vous, les auditons sont toujours une épreuve difficile pour les acteurs de sa réputation. Il était parfait pour le rôle. J’ai appris plus tard ce qui le motivait autant. C’était un rôle rêvé pour lui, car il a eu deux enfants autour de la cinquantaine. Avec Code Quantum, il pourrait travailler trois jours par semaine, gagner un peu d’argent et passer le reste du temps avec eux ». Grâce à « Code Quantum », Dean Stockwell se fait connaître dans le monde entier et surtout auprès d’une nouvelle génération. Un succès amplement mérité tant son interprétation d’Al est savoureuse : à la fois drôle et dynamique, il est même par moments absolument bouleversant dans le registre dramatique.


Ainsi, dès le pilote une véritable alchimie s’installe entre les deux acteurs. « Nous sommes très proches, nos familles aussi en dehors des studios » expliquait Scott Bakula à Laurent Weill en 1995.« C’est un hasard. Le producteur n’a pas essayé de nous marier « de force ». Chaque fois que je revois des épisodes je comprends comment notre complicité a évolué. Dean adorait ajouter des grimaces vers la caméra comme un enfant. Il mettait de l’ambiance. Nous improvisions aussi beaucoup. Des répétitions, il y en avait un minimum. On nous rappelait à l’ordre si on s’égarait trop ». Dans ce contexte, la complicité entre les deux acteurs fonctionne tellement bien qu’il arrive qu’un épisode banal devienne intéressant en se reposant quasiment uniquement sur cette dite alchimie.

 

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MULTIPLES REGISTRES ET RELECTURE DE L’HISTOIRE


Un des atouts majeurs de « Code Quantum » est que la série peut se permettre de multiplier les registres grâce à son concept de base. Code Quantum peut être un film noir, une comédie musicale, un récit proprement fantastique, un film sportif, un film de guerre, etc.


Dans ce contexte, le téléspectateur est invité à revisiter trente années de l’histoire des Etats-Unis à travers la vie d’illustres inconnus. L’aspect pédagogique est évident : nul doute que les Américains découvriront  mieux leur passé récent en y suivant les aventures de Sam Beckett. « L’amour n’a pas de couleur » leur remettra en mémoire les émeutes de Watts, le quartier noir de Los Angeles en 1965. Mais « Code Quantum » est aussi l’occasion de parcourir dans le désordre trente ans décisifs dans la lutte des droits civiques des minorités : les afro-américains dans « Miss Melny et son chauffeur », ou « l’Amour n’a pas de couleur », les indiens dans « Aux portes de la mort » voire les imigrés mexicains dans « Au bout du rêve ». A chaque fois, la situation est revisitée telle qu’elle pouvait être, d’une façon qui souligne l’absurdité des discriminations. Le personnage qui subit ces mauvais traitements au nom d’une différence, c’est pour nous Sam, anglo-saxon blanc protestant typique, ce qui a tendance à marquer les esprits les plus intolérants.


Ainsi, tandis que trop nombreuses séries n’ont pour but de fidéliser le téléspectateur par tous les moyens, « Code Quantum » ne cessera de repousser durant cinq années les limites d’une série télévisée en prenant des risques.

 

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ANNULATION DE LA SERIE


Si le succès critique est rapidement au rendez-vous, le succès public n’est pas à la hauteur des attentes de NBC. Dans le classement des séries « Code Quantum » n’atteindra au mieux que la 42ème place. Pour Scott Bakula, avec le recul les audiences de l’époque paraitraient aujourd’hui triomphales « Les bons soirs, nous avions 21% de parts de marché » explique l’acteur. « En moyenne, 18%. Je ne sais pas trop quoi penser de ce que le paysage audio-visuel est devenu aujourd’hui. La prolifération des chaînes, des émissions, des équipes techniques et artistiques fait qu’il n’est plus question d’obtenir aujourd’hui les indices d’écoutes qu’on pouvait espérer dans les années 1990 ».


Il faut par ailleurs rappeler que la série était une cible de choix pour les publicitaires  dans la mesure où elle fonctionnait bien auprès de la tranche des 18 – 49 ans. « Code Quantum » grimpera même dans cette catégorie pour atteindre la quatrième place des émissions les plus regardées.


Néanmoins, quand vient l’heure de financer la production de la cinquième saison, la chaîne demande à Bellisario de doper l’audience du show. Concrètement, NBC souhaite qu’il conçoive des épisodes dans lesquels Sam se retrouve mêlé à des personnalités réelles (Lee Harvey Oswald, Marylin Monroe, Elvis Presley) mais également de développer davantage de scénarios orientés « Science-fiction » (notamment en raison du grand succès d’audience de « Star Trek : La nouvelle génération »). Bellisario s’exécute et parvient même à ne pas trahir l’état d’esprit original de la série. Néanmoins, la chaîne n’est toujours pas convaincue des résultats de l’audimat. En cours d’année, NBC prévient donc Bellisario : cette cinquième saison sera probablement la dernière. Il lui est ainsi conseillé d’écrire un épisode de conclusion.


Le producteur se livre à un exercice de style difficile, il doit terminer la série de façon satisfaisante, tout en laissant la porte ouverte à une éventuelle reconduction. Bellisario demande même au président de prévoir un créneau horaire spécifique pour cette diffusion. Mais il n’y a pas de miracle. NBC annonce l’arrêt de la série à la presse, après 96 épisodes. C’est ainsi que Bellisario l’apprendra. A lui de prévenir les acteurs.


Interrompue dans sa pleine maturité, la série aura apporté une bouffée d’air frais  à la télévision américaine. A chaque épisode, décor, contexte et genre changeait sans prévenir. Peu de séries auront eu une telle souplesse dans les années 1990 et encore aujourd’hui.

 

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A PROPOS DU DERNIER EPISODE (ATTENTION : SPOILERS)


De toutes les séries qu’il ait écrites, « Code Quantum » est probablement celle où Donald Bellisario y a mis le plus de lui - même. A ce propos, le dernier épisode est très révélateur.


« Je n’avais pas envie d’écrire un épisode qui révélait tout » explique Donald Bellisario. «J’y donne quelques raisons pour lesquelles Sam se transmute. Le message auquel je crois profondément, de la série  est simple : chacun est responsable de sa vie, peu importe que nous croyons que le destin, Dieu ou que ce soit, nous impose certaines épreuves ».


Le bar dans lequel se déroule le dernier épisode, « Le Grand Voyage », est une réplique de celui que tenait le père de Donald Bellisario et l’acteur qui incarne le barman ressemble étrangement à son père. « Pour cet épisode, je voulais essayer de remonter jusqu’aux racines de ce qui a poussé Sam à voyager. Pourquoi, me suis-je dit alors ne pas retourné là ou tout à commencé ? Alors, tous les personnages, leur nom, leur personnalité et leur morale sont nés ici, dans le bar de mon père ».

 

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DIFFUSION FRANCAISE


Diffusé avec succès dans de nombreux Pays (la Grande Bretagne, le Japon), « Code Quantum » l’a été tardivement en France. Sa carrière était achevée aux Etats-Unis quand les premiers épisodes apparurent sur nos écrans dès septembre 1993, d’abord sur Série Club qui les diffusait hebdomadairement, puis  sur M6 qui, avec son rythme quotidien (de 18 à 19h). Le retard était comblé et notre pays devint ainsi le premier outre Atlantique à diffuser la série dans son intégralité.


Seules les trois premières saisons avaient été achetées initialement à Universal Television. Mais l’accueil très favorable du public amena rapidement M6 à doubler le reste afin de ne pas interrompre la diffusion quotidienne.


ANECDOTES


* Le Dr Sam Beckett parvient à réintégrer son époque dans le premier épisode de la quatrième saison intitulé « Bon en arrière ». Il devient ainsi temporairement l’observateur, tandis qu’Al est désormais le voyageur du temps.

 

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* Parmi les 96 épisodes de la série, Scott Bakula a été amené à incarner 9 fois le rôle d’une femme.

 

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* Au cours de la cinquième saison, Sam et Al vont se retrouvés confrontés à deux envoyés du mal, Alia et Zoey. La première voyageant dans le temps et la seconde occupant le poste d’observatrice. A trois reprises leurs chemins se croiseront.


* Durant ces cinq années de production, la série accueillera de nombreux visages célèbres de la télévision US : Roddy McDowall (« La Planète des Singes »), Jennifer Aniston (« Friends »), le Dr Ruth (célèbre sexologue américaine), Jason Priestley (« Beverly Hills »), Teri Hatcher(« Desperate Housewifes », Loîs et Clark »), Brooke Shields (« Susan ! »)


* Tom Selleck fut approché par la production pour savoir si il était intéressé de prêter son reflet le temps d’un épisode dans lequel Sam serait Magnum. Malgré l’accord de l’acteur, l’épisode en question ne sera jamais réalisé. Universal s’y opposera pour des raisons de droits.


* Près d’une décennie après le dénouement de « Code Quantum », Scott Bakula et Dean Stockwell se sont retrouvés dans la série « Enterprise » (la dernière adaptation de « Star Trek ») le temps d’un épisode de la première saison intitulé « Détenus ».


* 5 romans adaptés de la série télévisée ont été édités aux éditions « J’ai Lu » en France. L’excellent « Prélude » écrit par Ashley Mc Connell se déroule notamment avant l’épisode pilote et dévoile les origines de la série. 


* 13 comics sont parus aux Etats-Unis chez Innovation. Dans l’une des bandes dessinées, le Dr Beckett  se retrouve notamment dans le corps d’un extraterrestre.

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* A l’occasion du vingtième anniversaire de la série télévisée, un fan film intitulé « A Leap to Di for » a été produit en 2009 par Rascofilms. Doté d’un budget conséquent pour une telle production (environ 30 000 dollars), cette nouvelle aventure suit les aventures du Dr Samuel Beckett (incarné par Joshua C.Ramsay) se retrouvant projeté dans la peau d'un homme de 26 ans le 30 août 1997 à Paris, 24 heures avant le tragique accident de Lady Diana. A noter que la scénariste de la série, Deborah Pratt, reprend la voix de l’ordinateur Ziggy.

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* Depuis l’arrêt de la série beaucoup de projets de retour ont été évoqués. Ainsi, en 2002, SCI-FI annonce souhaiter produire une série utilisant le concept des épisodes originaux mais avec une femme dans le rôle du voyageur du temps. Plus récemment, à la Comic Con de San Diego en juillet 2010, Scott Bakula évoque des avancées sur un projet de film : « La bonne nouvelle c’est que Don est actuellement en train de travailler sur le scénario du film et qu’il a énormément de temps puisqu’il est producteur à Hollywood et il veut le faire...Il était temps. Mais, j’ai toujours pensé que ça allait arriver, et c’est arrivé. Mais Dean et moi-même aurons en quelque sorte un petit rôle dedans. ». Néanmoins, aucune nouvelle concernant ce projet n’a été évoqué depuis.

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CONCLUSION


« Code Quantum » est un monument incontournable de la télévision américaine. Portée par le duo Scott Bakula / Dean Stockwell, la série est un divertissement de grande qualité, profondément humaniste et permettant de (re)découvrir l’histoire récente des Etats-Unis d’un point de vue totalement inédit.

En résumé, SILVER SCREEN vous recommande vivement de vous replonger dans les aventures de Sam et Al ! 

 

 

Sources : Génération Séries (N°39 et 40), "Code Quantum : itinéraire d'un ange gardien" (guide du téléfan)

 

 

 


 

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Présentation de la série "Code Quantum" à l"occasion d'une soirée spéciale sur M6

 

 

Interview française de Scott Bakula : 

 

Scott Bakula évoque les Leapers, le fan club de Code Quantum sur le plateau de la Saga des Séries sur M6

 

 

Scott à l'occasion d'une convention de fan, une chanson célèbre de la série "Somewhere in the Night"

 


 

 

Le fan film de 2009 

 

 

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 19:21


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"Don't make me angry. You wouldn't like me when i'm angry!"

Suite aux articles consacrés au regretté Bill Bixby et à la série télévisée l'Incroyable Hulk, SILVER SCREEN vous propose une galerie de photos.   

 

Elle comprend notamment de nombreux clichés réalisés durant le tournage de la série originale et des téléfilms réunions.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Bill Bixby et Susan Sullivan sur le tournage de l'épisode pilote en 1977. 

 

 

 

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Le réalisateur Kenneth Johnson et Susan Sullivan sur le plateau de tournage de l'épisode pilote.. 

 

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Susan Sullivan sur le tournage du pilote.

 

 

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 Bill Bixby et Lou Ferrigno dans l'épisode pilote.

 

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La créature dans le téléfilm de 1977.

 

 

Deuxième pilote

Lou Ferrigno et Bill Bixby discutent entre le tournage de deux scènes de " A Death in the Family", le second téléfilm produit par CBS en 1977 (cliché dévoilé sur le site Forgotten Silver)

 

 


 

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Lou Ferrigno et Laurie Prange aux bords des marais pour l'une des dernières scènes du second téléfilm... (Cliché dévoilé sur le site Forgotten Silver)

 

 


 

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Lou Ferrigno attend le tournage de l'une de ses scènes dans l'épisode de la première saison "Les captifs".

 

 


 

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Bill Bixby et le producteur scénariste Kenneth Johnson.

 

 

 

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Déplacement de la production à New York pour le tournage de "Terreur à Time Square"

 

 


 

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Lou Ferrigno prend la prise sur le tournage de "Terreur à Time Square".

 


 

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Tournage de "Terreur à Time Square" (Source : bigglee.blogspot.fr) 


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Bill Bixby en pleine métamorphose dans l'épisode de la saison 2 "Le Disciple".

 

 

 

 

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Bill Bixby concentré sur le tournage du "Disciple".

 


 

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Mako, Rick Springfield et Bill Bixby dans "Le Disciple".

 

 

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Sur le tournage de "Married" en compagnie du réalisateur Kenneth Johnson.

 

 


 

Bill et Lou

 

 

 

 

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Lou Ferrigno et Bill Bixby posent auprès de US Magazine pour la promotion de la deuxième saison du show télévisé. 

 

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Bill Bixby intrigue des écoliers sur le tournage d'un "Enfant en danger".

 

 


 

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Bill et Lou en pleine conversation sur le tournage d' "un Enfant en danger".

 

 

 

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Lou Ferrigno prenant la pose sur le tournage de l'épisode "Comme un frère"     

 

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 Retrouvailles entre Ray Walston et Bill Bixby dans "Le marchand d''illusions" 

 

 

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Lou Ferrigno jouant un autre rôle que Hulk dans la quatrième saison de la série. 

 

 

 

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Tournage de "Promethée" en 1980 sous la direction de Kenneth Johnson. . 

 

 

 

 

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L'équipe prépare le tournage de "Promethé", épisode d'ouverture de la quatrième saison.

 

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Lou Ferrigno soumis à l'une de ses quotidiennes séances de maquillages. 

 

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Il fallait plus de 2h30 pour transformer l'acteur en géant vert. 

 

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Bill Bixby se voit aposer une prothèse pour incarner le demi Hulk dans "Prométhée" (1980).


 

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Bill Bixby et le responsable du marquillage Donald J. Angier

 

 

 

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Photo promotionnelle de NBC pour le Retour de l'Incroyable Hulk en 1988.

 

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Eric Kramer (Thor), Stan Lee et Lou Ferrigno (Hulk) aux côtés du Transponder Gamma dans "Hulk : Le Retour".

 

 


 

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Eric Kramer (Thor), Steve Levitt (Donald Blake), Bill Bixby (David Banner) et Lou Ferrigno (Hulk) auprès de Stan Lee, le père des Marvel, sur le tournage de "Hulk : Le Retour" en 1988. 

 

 


 


 

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Le trio vedette de "Hulk : Le Retour", le premier téléfilm réunion de la série télévisée diffusé pour la première fois en France sur la chaîne la Cinq en Mai 1990. 

 

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 Thor, Stan Lee et Hulk dans le "Labo Gamma"


 

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Une rare photo promotionnelle du téléfilm prise dans un décor de laboratoire.

 

 

 

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Six ans après la fin de la série originale, Bill Bixby reprend le rôle du Dr David Bruce Banner. 

 

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Photo promotionnelle du "Procès de l'Incroyable Hulk" en 1989 avec Rex Smith (Daredevil) et Lou Ferrigno (Hulk)

 

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Bill Bixby et son équipe à Vancouver.

 

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Scène inédite de la "Mort de l'Incroyable Hulk"


 

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 Bill Bixby (à droite) met en scène la dernière aventure du géant vert en 1990.

 

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"Une étonnante métamorphose s'opère" dans une scène d'action de "La Mort de l'Incroyable Hulk" en 1990. 

 

 

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Elisabeth Gracen et Lou Ferrigno dans une scène d'action de "La Mort de l'Incroyable Hulk" en 1990. 

 

 

 

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 Réalisation d'une scène à effets spéciaux de "La Mort de l'Incroyable Hulk" sur fond bleu.  


 

 


 

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Trois affiches promotionnelles réalisées pour la diffusion des téléfilms réunion sur NBC

 

 

Lire article consacré à la série

Lire biographie de Bill Bixby

Lire révélations téléfilm de "She Hulk"

Voir video tournage de la "Mort de l'Incroyable Hulk"

 

 

 

 

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 23:22

ENVAHISSEURS SAISON 2

Avec seulement quarante-trois épisodes, «Les Envahisseurs» est rapidement devenue l’une des séries télévisées les plus cultes en France. Invasions extraterrestre, complots et paranoïa sont au programme de ce monument de la Science-fiction.

L’HISTOIRE

Un soir, alors qu'il s'assoupit au volant de sa voiture, l’architecte David Vincent est témoin de l'atterrissage d’un éblouissant vaisseau spatial. Stupéfait, il avertit aussitôt les autorités et revient, sur les lieux de son observation avec un officier de police et son associé Alan Landers. Les autorités y interrogent un couple de jeunes mariés en voyage de noces qui affirment n’avoir rien remarqué cette nuit là. Mais David Vincent remarque que l’homme présente une anomalie à la main : son auriculaire présente une raideur anormale …

L’architecte finit rapidement par découvrir que les extraterrestres ont en réalité pris forme humaine. Leur but étant de préparer une invasion planétaire et d'infiltrer les hautes sphères de notre société. Un projet que David Vincent va tenter de prévenir en informant les sceptiques et en déjouant tant que possible leurs manigances. 

Au fil des épisodes, David Vincent parvient à se constituer un petit groupe de sympathisants, parmi lesquels Edgar Scoville (Ken Smith), un riche homme d'affaires qui mettra sa puissance financière au service de la lutte... 

SOUCOUPE

LE CONTEXTE

La série "Les Envahisseurs" puise de toute évidence son inspiration dans "La Guerre des Mondes" d’H.G. Wells, œuvre qui fut adaptée au cinéma par Byron Haskins en 1951. L’ouvrage datant de 1897 (période notamment marquée par le colonialisme) fait notamment le constat que sur notre planète, aucun pays n’est en mesure de faire face à l’impérialisme européen. C'est pourquoi le livre décrit une « invasion punitive » dont sont victimes les nations les plus avancées (Angleterre, France, Allemagne), invasion qui ne peut être que le fait d'une superpuissance venue d’un autre univers.

On peut ainsi établir un parallèle avec la situation des Etats-Unis au début de la guerre froide, qui se présentent comme « les gendarmes du monde ». Ils apparaissent donc comme la seule puissance qui puisse faire l'objet d'une attaque organisée par des ennemis venus d'une autre planète ou, mieux encore, par des adversaires bien humains et dangereux, fort nombreux de l'autre coté du rideau de fer. Ceci permet de mieux comprendre la dimension anticommuniste qui fut donnée par certains spécialistes à la série. Le halo rouge qui entoure le corps de l'envahisseur en voie de désintégration, au moment de sa disparition, en serait-il le révélateur ?

Quoiqu’il en soit même si elle peut être perçue comme une métaphore de la crainte communiste en pleine guerre froide, la série « Les Envahisseurs » est avant tout un classique de la Science-fiction qui s’inspire du « Fugitif » (David Vincent, comme Richard Kimble, erre de ville en ville), et de l’atmosphère angoissante de « L’Invasion des profanateurs de sépultures », dont le héros, Kevin McCarthy apparaît même dans un épisode de la série (« Les espions »).

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LA PRODUCTION

La série culte « Les Envahisseurs » est née de l’imagination de deux passionnés d’O.V.N.I. : le scénariste et réalisateur Larry Cohen dont la carrière alterne avec succès du côté de l’horreur (« Le monstre est vivant », 1973), du Western (« Le retour des Sept », 1966), ou du Policier (« Black Caesar », 1973), et le producteur Alan.A.Armer (« Le Magicien », 1973). Dès le début de leur collaboration, ils se donnent pour objectif de créer un programme « adulte », mélangeant horreur et science-fiction. Ils développent ainsi l’histoire d’un héros solitaire combattant des êtres extraterrestres, dont nul ne soupçonne la présence sur Terre. Il est tout de suite décidé qu'aucun moyen ne permettra de distinguer les Envahisseurs des humains. Alan Armer s'explique: "Un extraterrestre est beaucoup plus terrifiant quand il ressemble à votre voisin de palier." Mais un petit détail permettra quand même de les différencier. Un œil apparaîtra de temps à autre dans la paume de leur main !

Intéressée par le concept, le réseau ABC nomme le célèbre Quinn Martin (« Les incorruptibes », « Sur la Piste du Crime », « Le fugitif ») en tant que producteur exécutif de la série. Ce dernier s’empresse d’imposer quelques changements à la création de Cohen et Armer. La première décision de Quinn Martin est de porter la durée de chaque épisode de 25 à 50 minutes. Puis, il refuse les 22 scripts originaux tout en conservant leur trame. Enfin, pour le rôle principal, il engage Roy Thinnes. Ce dernier a en effet l’avantage de ressembler quelque peu à Paul Newman (l'opportunité de conquérir l'audience féminine et de l'amener à suivre une série relevant de la science-fiction, n'est ainsi pas négligée). De son côté, la ABC, refuse catégoriquement de voir les « envahisseurs » dotés d’un œil dans leur main. Pour les dirigeants du réseau, cela risque non seulement d'être risible, mais surtout coûter très cher à réaliser. Larry Cohen finit donc par proposer à la place d'affubler les Envahisseurs d'un auriculaire dont la raideur toute particulière permettra à David Vincent de les reconnaître à coup sûr.

La production de la série télévisée est finalement lancée en 1967. La réalisation de l’épisode pilote est confiée à Joseph Sargent (« Lassie », « Des agents très spéciaux ») qui développe un style propre à la série. On peut notamment retenir les effets spéciaux soignés de Darrell H. Anderson (qui rappellent beaucoup certains classiques de la Science-fiction tels que « Les soucoupes volantes attaquent » ou « La guerre des mondes »), la musique angoissante de Dominic Frontiere, ainsi que la structure en quatre actes qui constitue la signature de tous les programmes produits par Quinn Martin. Enfin, précisons que la durée initiale du pilote était de 90 minutes. Malheureusement, il ne reste plus de traces visibles de ce montage initial qui fut diffusé en public, pour la première fois en 1969, au cours d'une exposition au Musée d'art moderne de New York.

« Les Envahisseurs » démarrent à la télévision américaine le 10 janvier 1967. Face au succès du pilote, 16 autres épisodes sont rapidement produits. La série bénéficie de beaucoup de tournages en extérieurs notamment à Vasquez Rocks en Californie où les températures sont souvent caniculaires. C'est d’ailleurs au cours des longs trajets entre les studios et les sites de tournage, d'une moyenne de deux à trois heures, que le directeur de la photographie, Andrew Mc Intyre, raconte à Roy Thinnes ses missions aériennes pendant la Seconde Guerre mondiale et ses observations de phénomènes lumineux bien étranges. Des histoires qui pousseront l'acteur, d'abord incrédule, à se persuader que les extraterrestres existent et que "Les Envahisseurs" sont peut être bien plus qu'une simple fiction.

Une seconde saison de 26 épisodes est commandée par la ABC. Malheureusement la série télévisée s'achève le 10 mars 1968, avec l’épisode « Inquisition » qui ne livre aucune forme de conclusion. Le mystère qui entoure l'annulation de la série reste entier. Les sondages, contrairement à ce qui fut affirmé par la suite, étaient pourtant satisfaisants. Il semble que des désaccords entre les dirigeants d'ABC et Quinn Martin soit la cause véritable entraînant la suppression malencontreuse des « Envahisseurs ».

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LA DIFFUSION EN FRANCE

C’est le 4 septembre 1969 que « Les Envahisseurs » font leur toute première apparition sur les petits écrans de l'hexagone. Il s’agit à l’époque de la première série de science-fiction à apparaître sur la première chaîne de l'ORTF. Néanmoins, certains épisodes ne sont pas commandés par la chaîne et il faudra donc attendre 1987 pour que TF1 diffuse l'intégralité de la série, au cours de l'été, en fin de soirée, et il n'est pas rare que le doublage de certains épisodes, jusqu'alors inédit, s'achève dans la journée pour une diffusion le soir même.

Depuis 1989, la série a été plusieurs fois rediffusée sur M6, mais jamais dans son intégralité. La dernière diffusion remonte à fin 1992, début 1993, le dimanche matin, et fut très partielle.

Enfin, en 2001, France 3 fait redécouvrir l’intégralité de la série aux téléspectateurs au travers de copies flambant neuves. Malheureusement, les épisodes sont diffusés en troisième partie de soirée (aux alentours de minuit voire une heure du matin !).

Heureusement, Paris Première a remédié à cela avec une diffusion intégrale lors de l'été 2005. Quant à TF1 Vidéo, elle a mis en vente une édition en dvd en 2008, soit près de deux ans avant les Etats-Unis.

L’EVOLUTION DE LA SERIE

La série peut être décomposée en deux périodes distinctes :

1ère partie (du premier au trentième épisode) : Le téléspectateur suit le cheminement de David Vincent qui découvre progressivement la véritable nature des envahisseurs (ils ont l'auriculaire raide, n'ont pas de pouls et ont besoin de s'auto-régénérer régulièrement). Dans ce contexte, il se heurte le plus souvent à la crédulité du monde qui l'entoure. Il cherche ainsi des preuves de l’existence des envahisseurs qu'il ne parviendra pas à rassembler, ces dernières finissant toujours par être détruites. L'atmosphère angoissante, l'absence de soutien renforcent le sentiment de paranoïa de David Vincent.

2ème partie (du 31ème au 43ème et dernier épisode) : David Vincent n’est désormais plus seul dans la lutte contre les envahisseurs. A partir de l’épisode « Les défenseurs », il se retrouve épaulé par un industriel de renom, Edgard Scoville, qui croit en sa quête et qui met à se disposition ses ressources et son argent. Un petit groupe se forme autour d'eux au fil des épisodes, et finit par trouver des preuves qui vont leur permettre d'enfin ouvrir les yeux des autorités mondiales.

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Notons enfin qu’il existe un téléfilm de 2 H 50 tourné en 1995 (soit près de trente après la série), dont Scott Bakula (« Code Quantum », « Enterprise ») tient le rôle principal. Roy Thinnes y fait même une brève apparition. Malheureusement « Le Retour des Envahisseurs » ne fait que très peu de références à la série télévisée originale. Le téléfilm ne laisse finalement qu'un mauvais souvenir dans les mémoires des fans…

CONCLUSION

Série culte par excellence, « Les Envahisseurs » reste une référence télévisuelle majeure dans l’univers de la Science-fiction.

40 ans plus tard, les aventures de David Vincent sont toujours aussi captivantes. L’idée même d’avoir donné une apparence humaine à ces extraterrestres s’avère particulièrement brillante. Elle permit de développer une ambiance paranoïaque sans précèdent qui inspirera par la suite bon nombre de séries télévisées (« V », « The X-Files », « Dark Skies », « First Wave »).

LES ENVAHISSEURS WALLPAPER

 

 

 

L'épisode pilote des Envahisseurs en intégralité 

 

 

 


 

 

 

 

Générique des "Envahisseurs" :

 

 

Hommage aux effets spéciaux de la série :

 

 


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Published by Sébastien FOSSE - dans Série TV
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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 19:55

 


Sliders-s2 squareDiffusée en France pour la première fois en prime time au mois d’Août 1996 sur M6, la série « SLIDERS » (qu’on pourrait littéralement traduire les « glisseurs » en français) a rapidement passionnée les admirateurs de Science-fiction. Il faut dire qu’avec ses scénarios originaux, ses effets spéciaux numériques très innovants et ses quatre acteurs charismatiques, le show avait tout pour séduire.


LE CONCEPT 

Mais de quoi traite exactement cette série ? Et bien, SLIDERS raconte l’histoire de Quinn Mallory, un étudiant en physique qui en voulant créer une machine antigravité ouvre accidentellement un vortex donnant accès à un nombre infini d’univers parallèles. Pour chaque voyage (plutôt nommé « glisse » dans la série) il s’agit de la même planète, des mêmes personnes et pourtant tout est différent. Muni d’un petit appareil nommé « le minuteur », le jeune homme tente un voyage transdimensionnel et se retrouve ainsi confronté à des situations pour le moins délirantes : le Mexique est la première puissance d’Amérique, JFK est toujours vivant, les voitures s’arrêtent au feu vert, et pire encore … Sa mère attend un enfant du jardiner. De retour dans son univers, Quinn souhaite poursuivre son voyage et entraine son professeur de physique, Maximilian Arturo, sa meilleure amie, Wade Wells et par inadvertance, un chanteur de Rythme & Blue, Rembrandt Brown dans son périple. Malheureusement l’expérience scientifique tourne mal et le groupe se retrouve rapidement perdu dans l’espace-temps et contraint de voyager de mondes en mondes dans l’espoir de retrouver un jour leur propre univers (Earth Prime en V.O.).

Initialement, la série se veut comme étant un habile mélange de science-fiction, d’humour, et de satire sociale. En effet, les premiers scénaristes du show télévisé utilisaient régulièrement la thématique des mondes parallèles pour critiquer, ou du moins nous faire réfléchir sur notre propre société. La consommation de masse, les rapports hommes/femmes, les phobies, la téléréalité, font ainsi parti des sujets exploités au fil des épisodes de la série. Remarquons que les sujet traités sont toujours poussés à l’exagération de telle manière à amuser le public et le faire réfléchir aux éventuelles dérives qui pourraient menacées un jour nos sociétés.

Par ailleurs, ce qui fait avant tout la force de SLIDERS se sont ses quatre protagonistes très attachants. Une réelle amitié semble d’ailleurs nouer ce petit groupe. Néanmoins, celle-ci n’empêche nullement Quinn, Rembrandt, Wade et le Professeur de s’opposer dans de nombreuses situations. Chacun a en effet son propre avis sur la glisse, sur les cultures rencontrés et les différents défis à relever. Arturo et Quinn privilégient souvent une approche scientifique tandis que Rembrandt (le chanteur du groupe) et Wade (l’étudiante en poésie) se révèlent plus spontanés. En outre, les rencontres des protagonistes avec leurs doubles (version alternative d’eux-mêmes) donnent souvent lieu à des situations pour le moins amusantes… Et permet au spectateur de se rendre compte à quel point chaque décision prise au cours de sa vie est déterminante pour son avenir (vie professionnelle, sentimentale).


sliders

 

 

UNE PRODUCTION TOURMENTEE

Sliders a connu de profondes mutations au cours de ces cinq années de diffusion. A l’origine, chaque scénario reposait sur une unchronie c'est-à-dire une relecture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé : l’URSS a gagné la guerre froide et conquis le monde, les États-Unis ont perdu la guerre d’Indépendance et sont désormais gouverné par la Grande Bretagne, les dinosaures ont survécu, l’énergie atomique n’a jamais été révélé au monde en 1945, etc. « SLIDERS » bénéficie ainsi de scénarios de qualités qui seront souvent salués par la critique (plusieurs épisodes seront notamment nominés aux EMMY AWARDS). Malheureusement, qualité ne rime pas avec audience. La FOX TELEVISION souhaitait connaître avec SLIDERS un audimat proche de sa série phare du moment « THE X-FILES ». Or, la petite dernière affiche à la manière de « CODE QUANTUM » une audience plus qualitative que quantitative. Au cours de ces deux premières années d’existence, elle échappe ainsi de justesse à l’annulation grâce au soutien massif des fans inondant le siège de la chaîne de lettres de protestations. 


La FOX accepte finalement de prolonger l’aventure des quatre glisseurs pour une troisième saison mais décide d’orienter la série dans une tout autre direction… Tout d’abord, le tournage est délocalisé de VANCOUVER vers LOS ANGELES. La différence se perçoit immédiatement à l’écran. L’atmosphère fraiche et pluvieuse des premières saisons laisse place aux décors ensoleillés de Californie. L’objectif de la chaîne est d’avoir davantage de contrôle sur la production de la série (en effet il semble que beaucoup de recommandations de la FOX avaient été ignorée durant les deux premières saisons). De plus, sur le plan scénaristique, les scripts proposés bien que toujours divertissants s’avéreront la plupart du temps moins originaux. La FOX, qui a investit beaucoup plus d’argent dans les nouveaux épisodes souhaite toujours élargir son audience. La consigne est donc d’attirer de nouveaux téléspectateurs en s’inspirant de fictions cultes ou à la mode du moment « Sliders » se rapproche tour à tour de « Twister », « Mad Max », « Aliens », « la Mutante », « La Machine à explorer le temps » et « l’île du Dr Moreau » ! Même le look des acteurs est sérieusement revu suite à une consigne de la chaîne… Cette saison 3 qui comprend 25 épisodes s’avère néanmoins très intéressante, du moins jusqu’à la moitié. L’augmentation du budget de la série est très visible: les épisodes affichent beaucoup plus d’effets spéciaux, de tournages dans des décors exotiques… Et quelques épisodes sont encore dans l’état d’esprit des originaux (« Un monde sans ressources », « Un monde de justice médiatique », « Un monde endetté »). Le Co-créateur de la série, Tracy Tormé reviendra même écrire un épisode incontournable consacré à la jeunesse de Quinn Mallory (« Un monde retrouvé »).


Mais les choses vont progressivement commencer à se compliquer du côté de la production. Selon, Cleveandt Derricks (Rembrandt Brown), l’ambiance sur le plateau se dégrada sincèrement du fait de l’introduction de nouveaux responsables n’aimant pas particulièrement la série. De son côté, John Rhys-Davies, le célèbre interprète du Professeur Arturo se plaint de plus en plus des scénarios de la série qui commencent sérieusement à dévier vers la série B (ex : « Un monde d’éternelle jeunesse » où les glisseurs sont menacés par un ver géant). Une mésentente finie ainsi par éclater entre lui et l’un des tout nouveaux producteurs envoyé par la FOX. Attitude qui mènera malheureusement à son éviction de la production ! Et oui, l’impensable arrive. Le Professeur Arturo, pilier de la série, meurt dans le double épisode intitulé « Un monde d’exode » et sera remplacé par l’actrice Kari Wuhrer dans le rôle de Maggie Beckett. L’introduction de l’actrice a principalement pour objectif de pimenté la série en développant des tensions au sein du groupe !

 

 

Par la suite, SLIDERS termine sa troisième saison sur des épisodes assez faibles mettant en scène des monstres en tout genre (zombies, vampires, hybrides, serpents, etc). Bref, nous sommes très loin des épisodes du début. La chaîne M6 le remarque même puisqu’elle diffusera les derniers épisodes de manières très irrégulière en troisième partie de soirée.


Cette évolution s’avère d’autant plus regrettable que Tracy Tormé avait de nombreux scripts de qualité dans ses cartons. On peut notamment citer « Head of The Moment » dans lequel nous devions suivre nos quatre héros dans un monde progressivement absorbé par le soleil et « Slide Effect » au cours duquel les glisseurs reviennent sur leur terre d’origine, tous n’ont plus aucun souvenir de la glisse sauf Quinn qui se retrouve confronté à des personnes rencontrées au cours de ses précédentes aventures (Logan St Clare, Sid, Gillian,etc).

 

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La série continuera tout de même son chemin pendant deux ans. Mais de nombreux changements sont encore au programme : SLIDERS passe de FOX TELEVISION à la chaîne cablée SCI FI CHANNEL (appelée aujourd’hui SCI FI), se qui entraine une sévère réduction du budget de la série. Du côté des acteurs les départs se multiplient, Sabrina Lloyd l’interprète de Wade Wells quitte le navire avant même le premier épisode de la quatrième saison. Jerry O’Connell de son côté s’investit pleinement dans la nouvelle saison du Show (il réalise 4 épisodes sur 22) et parvient même à intégrer son frère, Charlie O’Connell dans le groupe des glisseurs. Néanmoins, il finira par privilégier sa carrière au cinéma en quittant la série lors du dernier épisode de la quatrième saison. Suite à son départ et à celui de son frère, deux nouveaux acteurs accompagnèrent Cleavandt Derricks et Kari Wuhrer dans les 18 dernières aventures de la série.

 

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Ces deux dernières saisons reçurent un accueil assez mitigé en France (la dernière saison ne fut d’ailleurs jamais diffusée sur M6) tandis qu’ils réussirent à captiver les fans aux USA (SCI FI avait battu des records d’audience grâce à la série). Le principal problème réside surtout dans le brutal changement de style de la série. Elle s’adresse à un public plus averti que les premiers épisodes qui s’avéraient assez « grand public ». Les intrigues deviennent de plus en plus sombres et complexes. L’intrigue principale tourne beaucoup autour des KROMAGGS (des primates glisseurs dont l’objectif est de conquérir les mondes parallèles). Les changements réguliers d’acteurs s’avèrent également déconcertants. Toutefois, ces deux dernières saisons ont des épisodes de qualité qui, parviennent parfois à réintroduire l’humour et la critique sociale qui avait fait la force de la série à ses débuts.

DECOUVRIR OU REDECOUVRIR SLIDERS

 

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Vous avez envie de vous plonger dans la série mais vous n’avez pas le temps de (re)voir la totalité des épisodes ? Et bien je pense pouvoir vous aider via ce Top des meilleurs épisodes et des indispensables de la série toutes saisons confondues classées par ordre chronologique.

 

1 – « Un monde selon Lénine » (1.1 – indispensable)

2 – « Un monde Hippie » (1.2)

3 – « Un monde très british » (1.3)

4 – « Un monde au féminin » (1.6)

5 – « Un monde parfait » (1.8 – indispensable)

6- « Un monde mystique » (2.1 – indispensable)

7 – « Un monde sans technologie » (2.3)

8 – « Un monde de dinosaures » (2.7)

9 – « Un monde de renommée » (2.8 – indispensable)

10 – « Un monde d’envahisseurs » (2.12 – indispensable)

11– « Le monde de chronos » (2.13)

12 – « Un mode sans ressource » (3.2 - indispensable)

13 – « Un monde retrouvé » (3.4 – indispensable)

14 – « Un monde de justice médiatique » (3.10)

15 – « Un monde endetté » (3.12)

16 – « Un monde d’exode 1 & 2 » (3.16 et 17 - indispensable)

17 – « Un monde hybride » (3.25 - indispensable)

18 – « Un monde sous tutelle » (4.1 – indispensable)

19 - « Un monde virtuel » (4.4)

20 – « Un monde fraternel » (4.6 – indispensable)

21 – « Un monde fantomatique » (4.8)

22 – « Un monde sans issue » (4.9 – indispensable)

23 – « Un monde dévasté » (4.10)

24 – « Un monde sans ancrage » (5.1 - indispensable)

25 – « Un monde de crédit illimité » (5.6)

26 – « Un monde de requiem » (5.11 – indispensable)

27 – « Un monde de morts programmées » (5.13)

28 – « Un monde de fans » (5.18 - indispensable)

 

CONCLUSION

Beaucoup d’humour et de satire sociale dans cette série de Science-fiction « grand public » qui mérite d’être découverte par de nouvelles générations de téléspectateurs.

 

http://earthprime.com

 

 


 

 


 

 

 

 

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