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30 avril 2018 1 30 /04 /avril /2018 20:55

 

Date de diffusion : 12 mai 1978

David Banner se rend au département génétique de l’hôpital Blanchard en Californie. Le Dr Rhodes (Andrew Robinson) doit réaliser une intervention expérimentale sur son ADN afin de réduire ses troubles d’agressivité. Malheureusement, David va rapidement se rendre compte que ce dernier est impliqué dans une affaire d’enlèvement de nouveaux nés pour une organisation dénommée Matrix.

Dans cet épisode, David Banner tente une nouvelle fois de se débarrasser de son hôte indésirable. Un lien direct est d’ailleurs établi avec l’épisode pilote lorsque Rhodes évoque la responsabilité de l’adénine thymine dans les troubles de notre héros. Le téléspectateur le plus averti remarquera que l’équipement du laboratoire du docteur est d’ailleurs le même que celui qu’employait Elaina Marks à l’institut Culver.

Le Docteur Rhodes tentera malheureusement de tuer le Dr Banner en lui injectant une overdose de morphine concentrée. Ainsi pour la première fois de la série, le monstre semble affaibli, chose très rare dans les comics de Hulk. L’injection de drogue a pour résultat de le désorienter totalement. Il ne reprendra finalement ses esprits que grâce à une seconde métamorphose.

Bill Bixby et Lou Ferrigno s’avèrent au final très convaincant dans cette longue phase où ils sont complètement désorientés. Un épisode distrayant.

Anecdotes

  • 1°/ David Banner évoque son enfance avec sa sœur. Cette dernière apparaîtra sous les traits de Diana Muldaur dans l’épisode « Le retour ».
  • 2°/ Dans la version française, le regretté Yves-Marie Maurin prête sa voix au Dr Stan Rhodes. Le comédien était notamment le doubleur officiel de David Hasselhoff.
  •  
  • 3°/ Manny Perry double Lou Ferrigno lorsque la créature désorientée se jette dans le vide, hors d’un ascenseur.

 

 

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17 mars 2018 6 17 /03 /mars /2018 12:36

Je n'ai pas de pièce de 25 cents!!!

David Bruce Banner

Date de diffusion : 28 avril 1978

Le Dr Banner se retrouve mêlé malgré lui au plan d'une jeune femme (Jennifer Darling) qui souhaite récupérer le camion de son père à des pirates de la route. Il va rapidement s’apercevoir que le véhicule est chargé d’une importante cargaison de puces électroniques…

L’épisode « Le camion fou » est construit comme une grande course poursuite entre une voiture et un camion (Peterbilt 281) sur les routes du désert de Californie… Cela rappelle quelque peu le film réalisé par Steven Spielberg sept années plus tôt : « Duel » !  En effet, Le « Camion fou » emprunte de nombreux plans à l’œuvre du célèbre maître du cinéma. Grâce à un habile montage, le téléspectateur a ainsi l’impression que la voiture de David Banner est poursuivi par le camion rouillé du film de Spielberg et que c’est Hulk en personne qui lui fait quitter la route. Cette pratique n’est pas un cas unique de la télévision américaine, les studios, ici Universal, ont souvent utilisé des plans issus de leur catalogue de films pour enrichir l’aspect visuel de leurs séries télévisées.

Malheureusement, cet épisode écrit par Kenneth Johnson détourne un peu trop la sensibilité de « l’Incroyable Hulk » vers la comédie. Dans une scène bien connue, David Banner se métamorphose dans une cabine téléphonique parce qu’il lui manque de la monnaie pour poursuivre son appel : « Je n’ai pas de pièces de 25 cents! » s’exclame le Dr David Banner. Si l’ensemble se laisse agréablement regarder, on doit admettre qu’on est très loin de la qualité des épisodes précédents.

Anecdotes

1°/ Il s’agit du premier épisode écrit par Kenneth Johnson depuis « Dernier Round »

2°/ Jennifer Darling, l’interprète de Joanie dans l’épisode interprétait la secrétaire d’Oscar Goldman dans « L’Homme qui valait trois millards » et « Super Jaimie ».

3°/ Le fils du scénariste de Duel, Richard Matheson, a participé à l’écriture de plusieurs scénarios de l’Incroyable Hulk

 

 

 

 

 

 

 

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10 mars 2018 6 10 /03 /mars /2018 00:53

Donnez la cassette à Jack...

Ed Campion

 

Date de diffusion : 7 avril 1978

À Las Vegas, le journaliste Edouard Campion (Dean Santoro) enquête sur les activités illégales de Tom Edler (John Crawford), le gérant d’un casino. David Banner se retrouve malgré lui impliqué dans une sombre affaire après avoir apporté assistance au reporter victime d’une tentative de meurtre.

Après New York, Hulk se retrouve dans un nouvel environnement à sa hauteur : la ville de Las Vegas. La production n’a cependant cette fois-ci pas fait le déplacement. Le monteur William Martin utilise astucieusement des stocks shoots pour donner l’illusion aux téléspectateurs d’une action au Nevada.

L'épisode, réalisé efficacement par Larry Stewart ("Meurtre au féminin"), a la particularité de ne comporter que des transformations filmées hors champ. L'absence de séquences de maquillage est compensée par des séquences fortes en émotion où la métamorphose est redoutablement suggérée. 

Si « LAS VEGAS » figure parmi les épisodes incontournables du show, c’est probablement parce que Jack McGee s’y retrouve à nouveau nez à nez avec Hulk.

Dans une première scène, très réussie de l'épisode, le Dr Banner, très gêné,  se retrouve dans l'obligation de téléphoner à Mc Gee présent dans le même Hôtel pour transmettre un message du journaliste.  Edouard Campion, grièvement blessé. 

Le point culminant de l’épisode est atteint lorsque les deux hommes se retrouvent piégés sur terrain de construction dans un trou. McGee, heureusement inconscient, ne se souviendra pas de Banner, même s'il faillit assister à la retransformation. La créature commence à reprendre l'identité du scientifique sous les yeux du journaliste du National Register : « Il se passe quelque chose… Il se transforme » déclare McGee à la femme de Campion... Juste avant que Tom Edler ne tire sur la créature. Blessé à l'épaule, Hulk déchaîné mettra fin aux agissements de Edler avant de prendre la fuite sous les yeux de Mc Gee. 

« Las Vegas » donne finalement l’opportunité de mieux connaître Jack McGee, voire même de le présenter sur un jour sympathique. Il faudra par la suite attendre la deuxième saison ("L'Homme mystère", "Confession") pour en savoir davantage sur lui.

Anecdotes

 

1°/ Dean Santoro (Ed Campion) a joué dans le pilote de « L’Homme de l’Atlantide »

2°/ Julie Gregg (Wanda) interprétait le rôle de l’épouse de Sonny Corleone dans le long métrage «Le Parrain» (1972)

3°/ Don Marshall reviendra dans plusieurs épisodes de la série.

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18 février 2018 7 18 /02 /février /2018 11:58

Si j'arrive trop tard le pire peut arriver!

Dr David Bruce Banner

Date de diffusion : 31 mars 1978

Travaillant dans l’une des arcades de New-York, le Dr David Banner tente de protéger le responsable et sa fille avec lesquels il a sympathisé, des agissements de l’Oncle Jason, une puissante figure du crime.

Cette première saison est marquée par les intrigues policières. David Banner a fait tour à tour face à des trafiquants de drogue, de diamants. « Terreur à Times Square » reste dans cette optique. Si le scénario n’est pas d’une grande originalité, il faut bien admettre qu’il reste redoutablement efficace. L’épisode s’ouvre avec le journaliste d’investigation, Jack McGee. Ce dernier est toujours sur les traces de l’Incroyable Hulk, sans savoir que ce dernier est en réalité un homme se métamorphosant en créature. « C’est un tueur. Il est recherché » déclare-t-il à un collègue septique  David Banner, toujours aussi sympathique, répart désormais des flippers dans une salle de jeux à Times Square.

Toute l’intelligence de "Terreur à Times Square" réside dans le fait que le téléspectateur peut s’identifier à la colère de David Banner. A ce propos, une scène est très révélatrice : le Dr Banner perd ici le contrôle à bord d’un taxi, dans une rue embouteillée de Time Square. Par ailleurs, une nouvelle fois, le téléspectateur peut remarquer la vulnérabilité du monstre. Lors de sa première métamorphose, la créature est blessée à la jambe. David Banner finira par boiter pour le restant de l’épisode.

Réalisé par Alan J. Levi, réalisateur du second téléfilm pilote, « Terreur à Times Square » a marqué les esprits des téléspectateurs lors de sa diffusion en 1978. Exceptionnellement la production a été délocalisée à New-York pour filmer une scène majeure où Hulk court dans Times Square. Ces séquences ont été astucieusement mélangées à des plans filmés aux studios Universal en Californie.

Anecdotes

  • 1°/Le tournage des scènes à New York ont été exceptionnellement assurées par Kenneth Johnson.

2°/ Lors du tournage de l'épisode, Lou Ferrigno devait traverser en courant les nuits enneigées de Manhattan, la police New-Yorkaise reçu cet appel peu banal d'une habitante du quartier. "J'ai vu l'Incroyable Hulk dans Manhattan. Il s'est arrêté devant moi et m'a menacé! J'ai brandi mon sac à main cela a dû le décourager et il est reparti aussitôt!"? On apprendra ensuite que Lou Ferrigno s'était approché de cette veille dame apeurée pour la rassurer mais n'avait pas osé insister ne voulant pas faire arrêter le tournage;

  • 3°/Durant la course de Hulk dans les rues de Times Square, le téléspectateur pourra apercevoir le titre « La fièvre du samedi soir » à l’entrée d’un cinéma
  • 4°/New York est le siège de la maison d’édition de Marvel Comics
  • 5°/L’actrice Pamela Susan Shoop (Carol Abrams) a notamment jouée une amazone dans la série télévisée Wonder Woman.
  • 6°/ Le regretté Jack Kruschen (Norman Abrams) interprétait un joueur d’échec dans l’épisode de Columbo « Match dangereux ». Il a également joué aux côtés de Bill Bixby dans sa série « Le Magicien ».

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11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 14:45

Il l'a prise dans ses bras ... Et il l'a écrasée

James Joslin

Date de diffusion : 24 mars 1978

Le Dr Banner revient d’une transformation sur le lieu du meurtre d’une jeune femme mannequin (Deanna Lund). Craignant que la créature en soit à l’origine, il décide d’enquêter.

Écrit comme une histoire policière, cet épisode s’ouvre de manière inhabituelle : David Banner se retransforme, dans un appartement saccagé par Hulk. Il y découvre avec stupeur le corps sans vie de Terri Ann, un mannequin visiblement tué par son alter ego. Banner, dont les souvenirs s’avèrent très flous, reconstituent progressivement les évènements. Recueillant des témoignages très contrastés, David tente de rétablir peu à peu la vérité.

Parmi les guest stars de cet épisode original signé par James D. Parriott, les amateurs de séries télévisées reconnaîtront le regretté Jeremy Brett, célèbre interprète de Sherlock Holmes dans la série des années 1980. Loin de l’interprétation du célèbre détective, il incarne ici un homme d’affaires froid et dénué de tout scrupule. Notons également la présence de Jack McGee, toujours à la poursuite de la créature.

La seconde apparition de Hulk est intéressante dans la mesure où elle dévoile les faiblesses de la créature. Dans l’épisode pilote, nous avions vu que contrairement à la bande dessinée, le géant vert peut être blessé par balles. Dans cette nouvelle aventure, il paraît évident que la force de Hulk n’est pas illimitée : le monstre ne parvient pas à retenir une presse  dans une décharge automobile.

Anecdotes

1°/ La collègue de David Banner, le Dr Elaina Marks apparaît ici dans un flash-back où elle déclare que "David Banner n'est pas un tueur".

2°/ Le grognement du monstre est plus humain que d'habitude. 

3°/ La prothèse faciale de Lou Ferrigno est ici moins marquée que dans les précédents épisodes.

4°/ Le magnétophone utilisé par Jack McGee est le même que celui de son collègue dans l’épisode "Las Vegas".

 

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10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 11:34

Malon, stop! Je vous le conseille...Arrêtez!

David Bruce Banner

Date de diffusion : 17 mars 1978

David Banner se fait engager dans un zoo. Il cherche en réalité à s’informer sur les travaux du Dr Claudia Baxter (Caroline McWilliams), une scientifique controversée étudiant l’agressivité animale. Mais un vol de bijou va tout compliquer.

Écrit par Karen Harris et Jill Sherman, cet épisode se recentre sur l’histoire du Dr Banner. Le scientifique considère que les recherches sur l’agressivité animale menées par le Dr Claudia Baxter pourraient l’aider à contrôler la créature. Cet épisode est de qualité et comprend quelques séquences mémorables. L’Incroyable Hulk se retrouve notamment face à un gorille en état de rage, le seul être vivant susceptible de pouvoir lui faire face. En effet, rappelons que dans la série télévisée, la créature est représentée comme une version primitive de l’homme, voire comme un de ces ancêtres (voir l’épisode le tombeau sacré » de la seconde saison). À l’opposé de ces scènes de rage, le monstre peut s’avérer très doux, notamment lorsqu’il sympathise avec une petite fille le prenant pour un animal du zoo. Quelques minutes après, le monstre aura un petit tigre sur ses genoux avant de se retransformer. Ce genre de scènes reviendra régulièrement au cours de la série ;

La romance est bien entendu au rendez-vous. David Banner développe peu à peu de l’affection pour Claudia Baxter. La jeune femme a en effet étudié ses travaux sur la force humaine. Il décidera néanmoins de ne pas lui révéler son identité.

Anecdotes

  • 1°/ David Banner révèle que son épouse, décédée il y a un an, était scientifique
  • 2°/ Dabbs Greer, l’interprète du Dr Malone a notamment joué dans les séries « Les Envahisseurs » et « La petite maison dans la prairie »
  • 3°/ Claudia McWilliams (Claudia) a été l’épouse de Michael Keaton, le célèbre interprète de « Batman » dans les films de Tim Burton.

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8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 00:12

Date de diffusion américaine : 10 mars 1978

Toujours à la recherche d’un remède contre ses incontrôlables métamorphoses, le Dr David Banner arrive dans la ville de Wilmington. Il sympathise avec Henry « Rocky » Welsh (Martin Kove), un boxer tentant un come-back sur le ring malgré les réserves de sa petite amie (Fran Myers). David va rapidement découvrir que le jeune homme est malgré lui associé à une sombre affaire de trafic de cocaïne…

Ce premier épisode, signé par le créateur de la série, Kenneth Johnson (« V », « Super Jaimie ») introduit David Banner dans le milieu de la boxe. L’intrigue délaisse quelque peu l’histoire du scientifique pour se focaliser sur le sportif, Henry. Le Dr Banner va être en quelque sorte son ange gardien (à la manière d’un Sam Beckett), l’aidant à résoudre ses problèmes personnels. L’épisode pose ainsi les bases de la série. David Banner, incapable de contrôler le monstre qui sommeille en lui,  arrive dans une nouvelle ville pour venir en aide à une personne en difficulté. Hulk fait ici deux apparitions, soit en milieu et en fin d’épisode. Ce schéma narratif sera adopté dans la majorité des épisodes.

Globalement, cette première aventure s’avère relativement classique et moins marquante que les téléfilms. Lou Ferrigno y est néanmoins très convaincant. Lors de sa première apparition (« Hulk out »),  dans les rues de Wilmington, le monstre (filmé en contre-plongée) terrifie deux malfrats en pulvérisant un mur. Le sommet de l’épisode est atteint lorsque la créature se déchaîne au milieu d’un ring sous les yeux du journaliste du National Register, Jack Mc Gee (Jack Colvin).

Anecdotes

  • 1/ Ce premier épisode a été réalisé par Kenneth Gilbert (« Super Jaimie », « Les rues de San Francisco »). Il assurera la réalisation de trois autres épisodes : « Les captifs », « Le camion Fou » et « remède de Cheval ».
  • 2/ Par un astucieux trucage, le visage du Dr Banner devient phosphorescent lorsqu’il se métamorphose. Cet effet spécial sera conservé jusqu’à la fin de la première saison.
  • 3/ Le générique, dont la narration est toujours assurée par Ted Cassidy, est une version raccourcie de celui de « Death in the family » et sera utilisé tout au long de la série.
  • 4/ Pour la première fois, Jack Mc Gee se retrouve face à face avec la créature. Il fera référence à cette rencontre dans l’épisode de la seconde saison «L'Homme Mystère".
  • 5/ Le boxeur introduit dans l’épisode fait évidemment référence au personnage incarné par Sylverster Stallone.
  • 6/ Martin Kove est notamment connu pour le rôle de Sensei John Kreese dans la trilogie « Karate Kid"

Par Sébastien FOSSE

 

 

"Henry Welsh? Ah, vous parlez de Rocky"

David Banner

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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 17:03

 

Créée en 1990 par Paul DeMeo et Danny Bilson, la série télévisée Flash aura marquée les esprits de nombreux jeunes téléspectateurs, le mercredi après-midi sur la Chaîne TF1. Silver Screen revient sur les premières aventures télévisuelles du héros de DC Comics. 

Un soir alors qu’il travaille tard, Barry Allen, scientifique de la police de Central City, est frappé par la foudre et éclaboussé de produits chimiques. Quelques jours plus tard, il découvre qu’il est capable de se déplacer à une vitesse extraordinaire. Lorsque son frère Jay est assassiné par Pike le chef d’un gang de motards, il décide d’utiliser ses pouvoirs pour combattre le crime en tant que Flash. Il sera aidé par le Dr Tina Mc Gee, une scientifique de STAR LAB au caractère bien trempé. C’est elle qui lui fournira son costume rouge à l’origine un prototype de costume de plonger sous marine.

Influencé par le succès de Batman sorti en 1989, Danny Bilson et Paul Deméo? les créateurs de la série? optèrent pour une approche plus sombre que les comics originaux. En effet, les épisodes se déroulent le plus souvent la nuit.  Le costume de Flash a également été assombri passant d’un rouge vif à une couleur bordeaux. C’est John Wesley Shipp acteur inconnue à l’époque qui est choisi pour incarner Flash. Le costume fabriqué en lycra se moule parfaitement à son corps d’athlète ce qui rend son personnage crédible.

La course de Flash est représentée par des effets spéciaux numériques, ce qui à l’époque était une belle prouesse technique. Le thème du générique est signé Danny Eflman. Le compositeur est un habitué des super héros puisqu’il a également créé les musiques aux cinéma de Batman, X-Men ,et Hulk.

Parmi les nombreux acteurs apparus dans le Show figure notamment Mark Hamill. Le célèbre Luke Skylwalker de la saga Star Wars, a interprété à deux reprises le Trickster dans les épisodes « le Charlatan » et « le procès du Charlatan ». Le regretté Jonathan Brandis vu dans l’épisode un jeu d’enfant avait déjà joué avec John Wesley Shipp dans l’histoire sans fin 2. Dans l’épisode l’imposteur apparaissent Richard Burgi et Denise Crosby qui étaient respectivement l’inspecteur Jim Ellison dans « The Sentinelle » et le LT Tasha Yare dans « Star Trek la nouvelle génération ». Jay le prénom du frère de Barry est un clin d’œil au premier flash des comics Jay Garrick.

La série s’arrêta malheureusement au bout d’une seule saison de 22 épisodes CBS jugeant en effet la série trop coûteuse par rapport à ses faibles audiences. En 2014 une nouvelle série de Flash voit le jour il s’agit d’un spin-off d’Arrow série consacré à Green Arrow autre super héros de l’écurie DC comics. Barry Allen est désormais interprété par Grant Gustin tandis que John Wesley Shipp interprète son père Henry Allen un scientifique accusé à tort du meurtre de sa femme. La série compte actuellement 2 saisons souhaitons que son succès dure encore.

 

Ecrit par Nicolas Fosse

https://www.youtube.com/watch?v=X_AJQB2RBtM

 

 

Flash : l’aventure télévisuelle de l’homme supersonique
Flash : l’aventure télévisuelle de l’homme supersonique

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 10:49

 « Et si on découvrait un passage vers des mondes parallèles ? Et si on pouvait glisser vers des milliers d’univers différents, se retrouver la même année, être la même personne, mais que tout le reste soit différent ? Et si on ne trouvait plus le chemin du retour ? ».

 

 

 

PRESENTATION

L’aventure de « Sliders : les mondes parallèles » débute à San Francisco. Quinn Mallory, brillant étudiant en physique, mène d’étranges expériences dans son sous-sol. En tentant de créer une machine antigravité, il ouvre accidentellement un vortex, un passage donnant accès à un nombre infini d’univers parallèles. Animé par la curiosité scientifique, le jeune homme, équipé de son invention, le minuteur, tente un voyage vers l’inconnu. Bien que tout semble habituel au premier abord, Quinn va constater qu’il n’est effectivement plus chez lui : le Mexique est la première puissance d’Amérique, Elvis Presley et JFK sont toujours vivants, les voitures s’arrêtent au feu vert, et pire encore … Sa mère attend un enfant du jardiner. De retour dans son univers, Quinn souhaite poursuivre son expérience scientifique et entraine son professeur de physique à l’Université, Maximilian Arturo, sa meilleure amie, Wade Wells, et par inadvertance, un chanteur, Rembrandt Brown, dans son périple. Malheureusement l’expérience scientifique tourne mal et le groupe se retrouve rapidement perdu dans l’espace-temps, contraint de « glisser » de mondes en mondes, de manière aléatoire, dans l’espoir de retrouver un jour leur propre univers.

 

s1 lab quinn

 

C’est durant leur collaboration sur un projet de film intitulé « Messengers of Deception » pour Universal Studios que Tracy Tormé (« Star Trek : la nouvelle génération », « Odyssey 5 ») et Robert K.Weiss (« Dream On ») vont développer les bases de ce qui deviendra « Sliders ». « Je travaillais sur ce film avec Bob Weiss » explique Tracy Tormé. « J’attendais dans son bureau et il y avait un magazine avec deux terres, l’une à côté de l’autre. Je lisais à la même période un livre sur George Washington ». Cet ouvrage expliquait notamment comment ce personnage historique échappa de justesse à la mort durant une bataille. « Si une balle avait atteint son but, il aurait été tué » raconte Tormé. « Il n’y aurait eu ni révolution, ni Etats-Unis. Alors j’ai dit à Bob ‘J’ai une drôle d’idée pour une série’ ». Les deux hommes vont rapidement se mettre d’accord sur un scénario, Robert K. Weiss souhaitant depuis longtemps exploiter le concept des univers alternatifs sur le petit écran. « Pendant des années je voulais faire une série sur les mondes parallèles » admet le co-créateur de la série. « J’étais un grand fan d’ « Au Cœur du temps » (1966) et les quelques épisodes de « La Quatrième Dimension » (1959) qui traitaient de réalités alternatives m’avaient frappé. Avec les années, il y a eu quelques séries traitant du voyage dans le temps, mais rien sur les univers parallèles ». Tracy Tormé et Robert K. Weiss conçoivent ainsi « Sliders » sur un ensemble d’uchronies, c'est-à-dire de relectures de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé. L’épisode pilote présente notamment aux téléspectateurs un univers où l’URSS a gagné la guerre froide. D’autres scénarios, reposant sur ce modèle seront proposés dès la première saison.

Les deux créateurs de la série voient ainsi rapidement dans ce concept une occasion d’apporter, de manière divertissante, un regard critique sur notre propre société. Une formule d’ores et déjà employé avec succès à la télévision par Gene Roddenberry (« Star Trek ») et Rod Serling (« La Quatrième Dimension »). « Il faut voir Sliders comme une allégorie » explique Tracy Tormé au magazine Génération Séries en 2001. « L’allégorie est une manière puissante d’examiner une société en plaçant des histoires sur d’autres Terres. On s’en sort en montrant des choses qui en réalité sont des choses à propos de notre Terre et la façon dont on y vit. Je pense que j’ai souvent lutté contre le politiquement correct, dans presque tous les épisodes en utilisant cette philosophie ». La consommation de masse, les rapports hommes/femmes, les phobies, la téléréalité, font ainsi parti des sujets exploités au fil des épisodes de la série. Remarquons que les sujet traités sont toujours poussés à l’exagération de telle manière à amuser le public et de le faire réfléchir aux éventuelles dérives qui pourraient menacées un jour nos sociétés. Dans ce contexte, « Sliders » se distingue d’autres programmes de Science-fiction en accordant une place prédominante à l’humour. « Dans sa conception originelle, et comme le prouve le pilote, l’humour était un des ingrédients caractéristiques de Sliders » explique Robert K. Weiss dans les colonnes de Génération Séries en 1999. « Tracy et moi pensions que ne pas se prendre au sérieux serait une des clés du succès de la série. Nous pensions que les différences de cultures des Terres parallèles était une source inépuisable de situations comiques ». Certains mondes explorés par les quatre « glisseurs » (Sliders en V.O.) dévoilent en effet aux téléspectateurs des situations pour le moins hilarantes. Ainsi, dans un « Monde sans Hommes », les quatre glisseurs sont confrontés à une Terre parallèle victime d’une guerre chimique et composée uniquement de femmes. Les rares hommes valides sont enfermés dans des camps et utilisés comme géniteurs en chaîne ! L’introduction d’un « Monde de dinosaures » nous dévoilera quant à lui un univers parallèle où la société a bannie le mensonge, en obligeant chaque individu à porter un collier infligeant une décharge électrique en cas de non respect de la loi ! Les réactions des quatre protagonistes à ses réalités alternatives contribuent eux-mêmes aux moments comiques de la série.

L’un des atouts de « Sliders » repose d’ailleurs sur ses personnages principaux. Tracy Tormé et Robert K. Weiss ont en effet eu la bonne idée de réunir quatre individus que tout oppose, tant par leur caractère que par leur parcours. Si Quinn, Rembrandt, Wade et le Professeur se lient rapidement d’amitié, cela ne les empêche nullement d’exprimer quotidiennement de grandes divergences d’opinions tout au long de la série. Chacun a en effet son propre avis sur la glisse, sur les cultures rencontrées et les différents défis à relever. L’identification des téléspectateurs aux personnages est d’autant plus facilitée que seuls les personnages de Quinn Mallory et du Professeur Arturo sont des scientifiques. Le chanteur, Rembrandt Brown, et l’étudiante en poésie, Wade Wells, apportent un équilibre au groupe et soulèvent souvent des questions que peuvent se poser eux-mêmes les téléspectateurs.

C’est dans cet état d’esprit que « Sliders » sera présenté au grand public sur Fox Television à partir du 22 mars 1995 (et l’année suivante sur M6 pour la France). Chaque semaine, les glisseurs visiteront une nouvelle Terre, dans l’espoir de rentrer un jour chez eux.

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L’EVOLUTION DE LA SERIE

 

 

Une aventure télévisuelle

 

 

 

Composée de cinq saisons, soit 88 épisodes, la série de Tracy Tormé et Robert K. Weiss connaîtra un destin particulièrement mouvementé. Ainsi, dès la première saison, la Fox décidera au détriment de ses créateurs de ne pas suivre l’ordre de production des épisodes. L’objectif des dirigeants de la chaîne vise à assurer la fidélisation des téléspectateurs. Malheureusement, cette décision nuira quelque peu à la cohérence des premiers épisodes. En effet, à l’origine, « Sliders » était construite sur un modèle proche de la série « Au cœur du temps » (1966). Chaque épisode se focalisait sur la découverte d’un nouveau monde, le dénouement étant réservé à l’introduction du prochain épisode. Mais face aux méthodes de diffusions de la chaîne, ce schéma sera finalement abandonné afin de pouvoir présenter les aventures des glisseurs dans n’importe quel ordre. Quoiqu’il en soit, les épisodes sont d’excellente facture. La saison atteindra son apogée avec son dernier épisode intitulé « Un monde parfait » présenté au premier abord comme une utopie. Son scénariste, Jon Povill, sera récompensée par un prix lors des Environmental Media Awards pour y avoir traité le problème de la croissance démographique.

 

 

Après ces neuf premiers épisodes, la série est renouvelée de justesse grâce au soutien massif de ses fans. Tracy Tormé souhaite profiter de cette nouvelle saison pour aborder de nouvelles idées et orienter la série davantage vers la Science-Fiction. Il subira malheureusement de nombreuses oppositions de la part de la chaîne Fox Television. « L’un des problèmes sur la série pour moi, et l’une des raisons pour lesquelles je suis parti, c’est qu’aucun des dirigeants de la chaîne ne comprenait ce qu’était la série » explique Tracy Tormé dans une interview accordée pour le guide officiel de « Sliders ». « Dès le début de la seconde saison, j’ai présenté l’idée des Kromaggs ». Le scénariste décrit ces personnages comme des êtres venant d’un monde où l’homosapiens n’a pas vu le jour. Sur l’échelle de l’évolution, ces êtres sont donc nos lointains cousins. « J’ai dit profitons en pour créer des ennemis aux glisseurs. Ils ont également la technologie de la glisse mais l’utilisent pour conquérir. Je leur ai proposé un script mais ils n’en voulaient pas ». A force de persévérance, Tracy Tormé finira par parvenir à produire cet épisode intitulé « Un monde d’envahisseurs ». Il en signera d’ailleurs deux autres (« Un Monde Mystique » et « Un monde de renommée»). Malheureusement, sa vision de la série ne semble pas être unanimement appréciée par la production. « J’ai projeté Un monde d’envahisseurs au nouveau producteur exécutif (Alan Barnette), et il m’a dit : ‘Et bien, c’est tout à fait le type d’épisodes que l’on ne devrait pas produire cette année. (…) ‘C’est trop sombre et trop opposé aux valeurs familiales’. Quand j’ai entendu cela, j’ai réalisé que nous n’avions pas du tout la même conception de la série ». Globalement, les treize épisodes de cette seconde saison sont de bonne qualité et dans la continuité de la première. Les personnages de la série s’étoffent peu à peu (surtout Wade) et les scénarios s’avèrent souvent inventifs. Le dernier épisode de la saison présentera notamment aux téléspectateurs, un monde où la « flèche » du temps ne se dirige pas vers l’avenir… Mais plutôt vers le passé. Un concept parfaitement digne de « Star Trek » (1966).

La crise

 

 

 

Après ces deux saisons cohérentes, « Sliders » prend un tout nouveau virage durant sa troisième année sur la Fox. Le tournage est délocalisé de Vancouver vers Los Angeles. Tout comme « The X-Files » (1993), la différence est immédiatement perceptible à l’écran. L’atmosphère fraîche et pluvieuse des premières saisons laisse place aux décors ensoleillés de la Californie. L’objectif de la chaîne est de rapprocher l’équipe de la série des décideurs, beaucoup de recommandations de la Fox ayant été ignorées durant les deux premières saisons. De plus, si « Sliders » connaît une hausse significative de son budget, ses scénarios eux sont sensiblement moins originaux qu’auparavant (Tracy Tormé ne signe qu’un seul épisode sur les 25 commandés). La Fox, qui a investi beaucoup plus d’argent dans les nouveaux épisodes, souhaite toujours élargir son audience. La consigne est donc d’attirer de nouveaux téléspectateurs en s’inspirant de fictions cultes ou à la mode du moment. « Sliders » se rapproche tour à tour de « Twister », « Mad Max », « la Mutante », « La Machine à explorer le temps » et « l’île du Dr Moreau » au grand désespoir de John Rhys-Davies, l’interprète du Professeur Arturo. L’acteur manifestera en effet à plusieurs occasions son mécontentement face au manque de créativité tout au long de la série : « La seule limite c’est l’imagination des scénaristes » remarque l’acteur. « Je pense que Tormé est la seule personne qui avait un intérêt pour la Science-Fiction. Il semble avoir maintenant quitté le navire. Le scénariste en chef que nous avions l’an dernier ne semblait être intéressé qu’à faire la propagande de l’Union Américaine pour les Libertés Civiles ». L’acteur regrettera également le détournement de « Sliders » de la Science-Fiction vers le Fantastique « Il y a une différence sensible entre le public d’un programme Science-Fiction et de Fantasy (…) « Nous avons fait un épisode copiant le film « Le dragon du lac de feu »(1981) dans lequel Arturo tue Quinn puis le ramène à la vie en faisant appel aux pouvoirs magiques d’une femme. Tout fan de science-fiction se dit immédiatement « Attendez. C’est une série pour enfant et non un programme de science-fiction ». La semaine suivante, bien sûr, nous avons perdu trois points d’audience. Et ce public n’est jamais revenu ». Certains épisodes sont pourtant de bonnes factures (« Un monde sans ressource », « Un monde retrouvé », « Un monde de justice médiatique » ou « Un monde endetté ») et reprennent la formule originale du show. Mais globalement, la série commence à donner un sentiment de déjà-vu. Le pire arrivera lorsque John Rhys-Davies sera évincé de la production. Le Professeur Arturo, pilier de la série, disparaît dans le double épisode intitulé « Un monde d’exode ». Il sera remplacé par l’actrice Kari Wuhrer dans le rôle d’une militaire, Maggie Beckett. L’introduction de l’actrice a principalement pour objectif de modifier la dynamique du groupe en provoquant plus de tensions entre les personnages. Le fil rouge de l’intrigue change également. Les glisseurs sont désormais à la poursuite d’un colonel, tueur en série, glissant de mondes en mondes et possédant dans son minuteur les coordonnées de leur propre Terre. « Sliders » termine sa saison de manière surprenante en mettant en scènes des monstres en tout genre : zombies, vampires, hybrides, serpents et aliens.

 

 

Changement de cap

Après cette troisième saison très mouvementée, la Fox envisage brièvement la production de 13 nouveaux épisodes centrés uniquement sur les personnages de Quinn et Maggie. La chaîne finit par abandonner ce projet en annulant tout simplement la série. « Sliders » sera finalement rachetée par Sci-Fi Channel. Malheureusement, le transfert de chaîne s’accompagne du départ de l’actrice Sabrina Lloyd, l’interprète de Wade Wells. De nombreux départs ont également lieu derrière la caméra. Parmi l’équipe de production de la troisième saison, seul le producteur exécutif David Peckinpah reprendra du service. Il s’entoure de Jerry O’Connell, Bill Dial et Marc Scott Zicree. L’objectif est simple : se détacher de l’état d’esprit de la précédente saison : « J'avais l'impression que la Fox avait littéralement saccagé la série » explique Marc Scott Zicree. « Les intrigues n'étaient que des parodies de films, les personnages ne faisaient rien sauf se chamailler, et les histoires n'avaient plus grand sens. Lorsque je suis arrivé sur Sci-Fi Channel, mes priorités étaient d'amener la série à utiliser son plein potentiel, à savoir : faire des histoires originales, en les puisant dans une science-fiction spéculative, pour rendre les personnages dévoués aux autres, et rendre le personnage de Maggie plus solide et plus crédible. Egalement pour toucher la communauté de scénaristes de science-fiction en général, et les inviter à se joindre à nous. Les scénaristes de Star Trek David Gerrold, Michael Reaves, Richard Manning et D.C Fontana ont été de ceux qui ont accepté notre proposition ». Dans ce contexte, de nombreux changements sont opérés au niveau de l’intrigue générale de la série. Dès le premier épisode, « Un monde sous tutelle », les Sliders découvrent que leur Terre d’origine a été envahie par les Kromaggs et que Quinn est en réalité originaire d’un monde parallèle. Les glisseurs reprennent donc leur voyage à la recherche de la Terre d’origine de Quinn dans l’espoir d’y trouver une arme pour anéantir les envahisseurs. L’absence de Wade est par ailleurs comblée par l’intégration d’un tout nouveau personnge : le frère de Quinn Mallory, incarné par Charlie O’Connell. « Nous savions en commençant la quatrième saison que Charlie, le frère de Jerry, allait jouer dans 17 des 22 épisodes. Comme ils se ressemblaient assez, il paraissait logique de le faire interpréter le rôle du frère de Quinn » précise Marc Scott Zicree. « Le défi était de créer un personnage qui ne se serait pas contenté d'être un second Quinn, mais qui aurait apporté une nouvelle personnalité au sein du groupe. Nous avons passé plusieurs mois à nous battre pour trouver des idées. Finalement, David Peckinpah a lancé "Et pourquoi pas un monde amish ?". Nous avons tous immédiatement adhéré à cette idée; Charlie avait une douceur naturelle et le fait que Colin soit un jeune innocent originaire d'un monde sans technologie lui permettait de poser beaucoup de questions, qui nous aidaient à expliquer le pourquoi du comment des différents mondes dans lesquels nous nous embarquions. Aussi, comme Arturo était parti, nous démarquions son comportement dans une histoire donnée entre Quinn et Remmie. Ainsi, Quinn devint plutôt l'expert en sciences et Remmie le sage conseiller, l'adulte plus âgé ».

Tournés essentiellement dans les studios Universal pour des raisons budgétaires, ces nouveaux épisodes s’avèrent de meilleure facture que les derniers de la troisième saison. Certains renouent même avec l’humour et la satire sociale des deux premières saisons de la série. Toutefois, de nombreux amateurs de la série reprocheront la multiplication des intrigues autour des Kromaggs (désormais assimilés à des Nazis à la manière de « V » - 1983) et du vide laissé par le départ de John Rhys-Davies et Sabrina Lloyd.

 

 

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La fin de l’aventure

Suite au succès de la série en termes d’audimat, Sci-Fi Channel va décider de produire 18 épisodes supplémentaires dans l’objectif de conclure « Sliders ». Néanmoins, à la surprise des téléspectateurs, Jerry O’Connell et son frère y seront absents. Des conflits durant la renégociation de leur contrat les ont conduits à quitter la série. Pour combler ce vide, deux nouveaux personnages sont intégrés aux côtés de Rembrandt et Maggie. Malheureusement, sans son interprète principal, la série perd beaucoup d’intérêt pour les fans. L’introduction de Diana et Mallory ne permet pas de retrouver l’alchimie qui existait entre les acteurs originaux. De plus, les scénaristes finissent eux-mêmes par se perdre dans la multiplication des intrigues même si quelques épisodes sont dignes d’intérêt : « Un monde de fluctuations quantiques », « un monde de crédits illimités »,  ou « un monde de créativité proscrite ».

Pour conclure la série, le scénariste Keith Damron évoquera lors d’un échange sur internet, un final à gros budget, dans lequel les glisseurs livreront une bataille épique contre l’envahisseur Kromagg sur la Terre première. Il n’en sera finalement rien. La série s’achèvera finalement, avec l’épisode « Un monde de fans » en février 2000 alors que de nombreuses questions restent en suspens.

Face à ses multiples bouleversements, « Sliders » apparaît donc comme une série relativement inégale. Elle reste pourtant particulièrement savoureuse, surtout durant ses deux premières saisons. L’originalité du concept, l’intelligence de certains scénarios et l’interprétation des quatre acteurs originaux livrent de bons moments de télévision. Cela mérite bien un détour vers les mondes parallèles.

 

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LES PERSONNAGES ORIGINAUX

 

Quinn Mallory (Jerry O’Connell) :

 

 

 

Quinn est un véritable « petit génie ». Etudiant à l’Université de Californie, il passait son temps à mener des expériences scientifiques dans sa cave avant de découvrir accidentellement la glisse. Perdu parmi un nombre infini d’univers parallèles, il se sent responsable du sort de ses compagnons et est prêt à tout pour les ramener sur leur Terre.

C’est en 1986 avec le film « Stand By Me » de Rob Reiner que Jerry O’Connell va être découvert du grand public à l’âge de 12 ans dans le rôle de Vern. Sur le petit écran, il jouera par la suite le rôle principal de la série « Mon plus beau secret » de 1988 à 1991 (72 épisodes) diffusée en France sur la défunte chaîne la Cinq. Plus récemment, il s’est investi dans les séries « Preuve à l’appui » (2002) dans le rôle du Détective Woody Hoyt ou de l’éphémère « The Defenders » (2010) aux côtés de James Belushi.

Wade Wells (Sabrina Lloyd) :

 

 

 

Etudiante en poésie et employée dans un magasin d’informatique, Wade apprécie véritablement l’aventure de la glisse. D’une nature romantique, elle s’opposera régulièrement au raisonnement scientifique de Quinn et du Professeur Arturo tout au long de la série. La jeune femme tient un journal intime dans lequel elle décrit les mondes explorés avec ses amis.

Sabrina Lloyd débute sa carrière à l’âge de 12 ans dans la comédie musicale Annie. Au cinéma, elle aura notamment l’occasion de jouer la fille de Patrick Swayze dans le film « Un père en cavale » (1993). Après « Sliders », les téléspectateurs la retrouveront dans les séries « Sports Night » (1998) et dans quelques épisodes de la série « Num3st » (2005). Elle s’investira par la suite dans de nombreux films indépendants.

Professeur Maximillian Arturo (John Rhys-Davies) :

 

 

 

Originaire de Grande-Bretagne, Maximillian Arturo était professeur d’ontologie et de Cosmologie à l’Université de Californie avant d’être embarqué dans la glisse. D’un naturel grincheux, il voit avant tout la glisse comme une expérience scientifique avant de se laisser porter peu à peu par l’aventure. La richesse de son savoir sera utilisé à maintes reprises pour sauver ses compagnons.

John Rhys-Davies s’est illustré au cours de sa carrière dans de nombreuses grosses productions : « Les aventuriers de l’Arche perdue » (1981), « Indiana Jones et la dernière croisade » (1989), « Tuer n’est pas jouer » (1987), et la trilogie du « Seigneur des anneaux » (2001). Sur le petit écran, les téléspectateurs ont notamment pu le voir dans « Shogun » (1980), « Le Procès de l’Incroyable Hulk » (1989), « Les contes de la crypte » (1991) ou « Star Trek : Voyager » (1998). Il reste aujourd’hui très actif et fera une apparition dans la seconde saison de « Metal Hurlant » (2014).

Rembrandt Brown (Cleavant Derricks) :

 

 

 

Victime innocente de la glisse, Rembrandt était tranquillement au volant de sa Cadillac quand le Vortex l’a accidentellement aspiré. Chanteur de Rythm and Blue, sous le nom du Charmeur, il en veut énormément à Quinn de l’avoir entraîné dans cette aventure. Au fil des épisodes, il se montera particulièrement courageux face aux multitudes épreuves de la glisse.

Cleavant Derricks, Jr. naît dans un milieu musical. Il débute sa carrière à la fin des années 1970 et se voit récompensé par un Tony Award pour sa prestation dans la comédie musicale Dreamgirls. Avant de « glisser », Il joue dans quelques séries télévisées telles que « Deux flics à Miami » (1985), « Equalizer » (1986), « Clair de Lune » (1987) et « Roseanne » (1989). Des quatre acteurs originaux de « Sliders : les mondes parallèles », il sera le seul à rester jusqu’à la fin de la série. Plus récemment, les téléspectateurs ont pu le retrouver dans « Charmed » (2000) et « Cold Case – affaires classées » (2007).

 

 

 

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 17:00

 

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Créé en 1962 par Stan Lee et Jack Kirby, le personnage de bande dessinée de la Marvel,  l’Incroyable Hulk, a le privilège d’apparaître dans sa propre série télévisée à partir de 1977 sur la chaîne américaine CBS. Une version à succès qui se distingue singulièrement des autres adaptations de comics... 

 

L’HISTOIRE

Traumatisé par la mort de sa femme prisonnière d’une voiture en feu, le Dr David Bruce Banner (Bill Bixby) se consacre à la recherche sur l’adrénaline et le potentiel surhumain que chacun possède en lui mais qui ne se révèle que dans des circonstances exceptionnelles. En effectuant une ultime expérience sur lui-même à l’Institut Culver, David s’expose accidentellement à une trop forte dose de radiations gamma (2 000 000 d’unités) censée libérer la force qui sommeille en lui. Les effets de cet accident sont catastrophiques : dès qu’il ressent une trop forte émotion comme la colère, la douleur ou la panique, une étonnante métamorphose s’opère. David Banner devient alors Hulk (Lou Ferrigno), une créature verdâtre aux réactions violentes et primitives.

 

Témoin de l’apparition de la créature lors d’un incendie de laboratoire, le journaliste du National Register, Jack McGee (Jack Colvin), finit par accuser le monstre de la mort de l’assistante de David, le Dr Elaina Marks (Susan Sullivan).

 

Conscient du danger qu’il peut représenter pour son entourage, le Dr Banner décide de se faire passer pour mort et prend la route à la recherche d’un remède. Mais dans chaque ville qu’il traversera, les habitants découvriront la compassion de David Banner et la force de Hulk. 

 

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UNE LIBRE ADAPTATION DE LA BANDE DESSINEE

 

C’est au milieu des années 1970 que Frank Price, le dirigeant d’Universal Television, commence à s’intéresser au potentiel commercial des séries fantastiques et plus particulièrement des adaptations de comic book. Les succès des aventures de Steve Austin et de Wonder Woman sont bien entendu à l’origine de cet engouement.

Universal décide donc d’acquérir les droits de « L’Incroyable Hulk », un héros de la Marvel particulièrement populaire qui a le potentiel d’être transposable sur le petit écran compte tenu des moyens techniques de l’époque. En effet, inutile de rappeler qu’à la fin des années 1970, l’imagination des scénaristes et des producteurs de la télévision est fortement limitée par l’absence des technologies numériques actuelles. Une contrainte que seul le cinéma peut surmonter, par l’intermédiaire de moyens financiers et humains particulièrement colossaux (c’est notamment le cas du film « Superman » mis en scène par Richard Donner).

 

 

Frank Price choisit finalement de confier le projet à Kenneth Johnson, le célèbre producteur des séries à succès « L’Homme qui valait trois milliards » et « Super Jaimie ». Néanmoins, le futur créateur de « V » ne souhaite pas adopter le ton « léger » des adaptations de l’époque (« Batman », « Wonder Woman »). Pour Johnson, il est même hors de question que Hulk affronte des extraterrestres ou autres super-vilains bien connus des amateurs de B.D. Il souhaite plutôt faire de Hulk un « road-movie-show », dans le style de la célèbre série « Le Fugitif » (1963-1967). Le concept de la bande dessinée est ainsi remanié de tel façon à bâtir un programme dramatique, réaliste et humaniste basé sur la fuite d’un individu à deux facettes, sorte de Dr Jekyll et Mister Hyde mâtiné d’une pointe de la créature de Frankenstein, histoire de rendre le monstre plus sympathique.

 

 

 

En outre, Johnson créé un trio de personnages attachants. Il y a tout d’abord, le Dr Bruce Banner, rebaptisé David pour les besoins de la série. Contrairement aux bandes dessinées originales, il est décidé de positionner ce personnage au premier plan de l’adaptation télévisée. Le timide physicien nucléaire des comics devient ainsi un médecin – biologiste profondément traumatisé  par le décès de son épouse, Laura Banner. C’est Bill Bixby qui sera rapidement choisi pour camper le rôle. L’acteur a en effet l’avantage d’être très populaire à télévision américaine (« Mon martien favoris », « The Courtship of Eddie’s father », « Le Magicien ») et d’être aussi bien apprécié par les adultes que par les enfants. En outre, Bill Bixby dotera son personnage d’une sensibilité et d’un humanisme jusqu’alors jamais transposé dans la bande dessinée.

 

Ensuite, il y a la créature, plus connue sous le nom de « Hulk ». Elle occupe de toute évidence une moindre importance que le Dr Banner, autour duquel toutes les intrigues de la série seront construites. En outre, elle s’avère beaucoup moins puissante que son homologue de la BD. En effet, si Hulk est doté d’une force incroyable et a la capacité de se régénérer de certaines blessures, il n'est en revanche pas invulnérable aux balles. Finalement, Johnson fait plus de Hulk un ancêtre de l’Homme qu’un super-héros, ce qui a le mérite de le rendre plus crédible aux yeux des téléspectateurs de l’époque. Le culturiste Lou Ferrigno parviendra à grand renfort de maquillage à interpréter avec conviction le désormais célèbre géant vert.

 

Enfin, Johnson créé de toute pièce le personnage de Jack McGee, reporter au National Register, afin de remplacer de manière efficace l’inlassable Général Ross. L’introduction de ce journaliste qui poursuit sans relâche la créature servira de ligne conductrice à la série. Cette traque n’est d’ailleurs pas sans rappeler le thème central de la série « Le Fugitif » où Richard Kimble (David Janssen) était recherché par le lieutenant Phillip Gerard (Barry Morse). Interprété avec subtilité par Jack Colvin, le personnage de McGee parvient aussi bien à agacer le téléspectateur qu’à l’émouvoir. En effet, le journaliste n’est nullement pris au sérieux avec son histoire de géant vert. Cette situation a finalement pour conséquence de le rendre aussi solitaire que l’homme qu’il traque...

 

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Pour la trame narrative de la série, Johnson va s’efforcer de développer avec son équipe des intrigues dans lesquelles le Dr Banner est placé dans des situations quotidiennes où ses émotions sont les agents déclencheurs des métamorphoses : il s’énerve de ne pas obtenir d’une standardiste l’appel qu’il demande, se blesse en changeant un pneu, ou s’emporte même en plein embouteillage à l’arrière d’un taxi … Bref des situations dans lesquelles chacun peut se reconnaître, Hulk n’étant finalement qu’une exagération de nous-mêmes.

 

L’EVOLUTION DE LA SERIE

 

Il convient de remarquer que la majeure partie des épisodes de la série sont construits selon un schéma narratif bien précis. Ainsi chaque semaine, David Banner est introduit dans un nouvel environnement (une semaine il devient le soigneur d’un boxeur, la semaine suivante il travaille dans une aciérie ou une école, puis devient le passager d’un avion en péril), et finit par venir en aide, d’une manière ou d’une autre, à des personnes avec lesquelles il s’est attaché. Hulk, quant à lui, apparaît presque toujours deux fois au sein de chaque histoire (au milieu et à la fin de l’épisode).

 

En outre, contrairement à la mode du moment, les épisodes de « L’Incroyable Hulk » sont relativement indépendants les uns des autres, ce qui permet aujourd’hui de les regarder dans n’importe quel ordre. Notons toutefois que la série a connu quelques évolutions :

 

 

A - Sur un plan scénaristique

 

« L’Incroyable Hulk » connaît deux périodes bien distinctes. Dans les 25 premiers épisodes, Jack McGee traque ainsi inlassablement la créature depuis qu’il l’a vue dans le téléfilm pilote, convaincu qu’elle est responsable de la mort du Dr Banner et de son assistante, le Dr Elaina Marks. Mais un changement majeur intervient dès la moitié de la deuxième saison. Dans l’épisode « L’Homme Mystère », McGee assiste en effet à la métamorphose de Banner sans toutefois voir son visage. En sachant que Hulk est en réalité un homme, le journaliste donne désormais une nouvelle dynamique la série, et rapproche progressivement du terrible secret du Dr David Banner.

 

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B -  Sur le style

 

La série s’est progressivement orientée vers des intrigues profondément humanistes, surtout à partir de la deuxième saison. Ainsi, chaque semaine, le docteur David Banner lutte pour garder le contrôle de lui-même, la créature lutte pour rester libre face à une hostilité.  systématique et les personnages épisodiques eux aussi doivent avoir un problème à résoudre. Une semaine ce sera une jeune femme alcoolique que Banner et Hulk aideront à vaincre sa maladie (« Delirium »), une autre semaine un jeune handicapé mental dont Hulk deviendra l’ami (« Ricky »), la semaine suivante un enfant victime de violence parentales (« Un enfant en danger »). Ces thématiques continueront d’être abordées dans la troisième saison ("Hallucinations", "La surdouée").

 

 

A partir de sa quatrième année de diffusion, « L’Incroyable Hulk » s’oriente vers un style résolument plus fantastique. Le ton est d’ailleurs donné dès l’épisode d’ouverture « Prométhée » dans lequel le Dr Banner se retrouve prisonnier d’un corps à moitié transformé, puis enfermé dans un complexe militaire, après avoir été exposé aux radiations d’un météore. Quelques épisodes plus tard, après une expérience pour se libérer de la créature, le gentil scientifique devient une version obscure de lui-même… Hulk se verra même confronté à un autre géant vert dans « Copie conforme ». Enfin, les téléfilms réunions réalisés par Bill Bixby à la fin des années 1980, se rapprocheront radicalement des comics de la Marvel. David Banner y rencontrera le viking Thor puis l’avocat Matt Murdock  alias Daredevil (interprété par Rex Smith « Tonnerre Mécanique »).

 

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DIFFUSION DES AVENTURES DE HULK AUX ETATS-UNIS

 

 
 
 
 
 


 

 

 

En novembre 1977, après la diffusion sur CBS des deux premiers téléfilms de « l’Incroyable Hulk » et pour répondre à la réaction favorable des téléspectateurs, une série régulière est annoncée par Universal Television. Dix épisodes constituent la première saison de la série de mars à mai 1978. Face aux audiences très confortables du show, CBS signe pour une nouvelle saison de 21 épisodes, dont deux d’une heure et demie (« Mariés » et « l’Homme Mystère»). Lors de la remise des prestigieux Emmy Awards pour la saison 1978/1979, l’actrice Mariette Hatley est d’ailleurs récompensée dans la catégorie « Best Dramatic Performance » pour son rôle de Carolyn Fields, dans l’épisode « Mariés». La série télévisée semble donc avoir trouvé sa place dans la grille de diffusion, en étant diffusée en prime time juste après Wonder Woman.

 

Pour trois saisons supplémentaires, « L’Incroyable Hulk » poursuit ses aventures de 21h à 22h, toujours sur CBS et fait désormais partie des programmes phares du vendredi soir aux côté de « Dallas ». Le dernier épisode « Etat d’alerte» est diffusé le 2 juin 1982 mais n’apporte aucune forme de conclusion aux aventures du Dr David Banner.

 

Face aux encourageantes rediffusions de la série, Hulk finira par revenir, sous la direction de Bill Bixby, dans trois téléfilms réunions diffusés successivement sur NBC entre 1988 et 1990. Après les succès des aventures de Hulk aux côtés de Thor puis Daredevil, les audiences mitigées de « La Mort de l’Incroyable Hulk » et le décès prématuré de Bill Bixby marqueront un point final aux aventures du géant vert. 

 

En France, les aventures du Dr Banner seront dans un premier temps diffusées en salles le 13 juin 1979 dans un remontage du pilote combiné à 747. Il  arrivera par la suite sur le petit écran dès le mois de décembre 1980 dans l'émission "Au plaisir du samedi". Une première salve de 13 épisodes est diffusée dès décembre 1980 à mars 1981. Il s'agit alors d'un mélange d'épisodes des saisons 1 et 2. Il fallut visiblement attendre la diffusion sur M6 dès 1987 pour avoir l'intégralité des épisodes (excepté les trois pilotes et "747"). L'Incroyable HULK aura par la suite le droit à de multiples rediffusions : RTL9, 13e rue, AB1 ou plus récemment Paramount Channel, pour la première fois en HD (de novembre 2019 à février 2020). 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LES ANECDOTES

 

- A l’origine c’est Richard Kiel (Requin, l’adversaire de James Bond dans deux films avec Roger Moore) qui interprétait la créature dans l’épisode pilote. Malgré sa grandeur, il fut finalement remplacé par Lou Ferrigno, faute d’une musculature suffisante. Néanmoins, l’acteur apparaît très brièvement (en contre-plongée) dans le rôle de Hulk lorsque le monstre arrache un arbre pour sauver une petite fille tombée dans un lac.

 

 

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- Le premier téléfilm fut présenté hors compétition au festival d’Avoriaz en 1978. L’année suivante, il bénéficia même d’une exploitation au cinéma en France (l’épisode « 747 » figurait dans la version projetée). "Mariés" (2.1) sera également diffusé en salles, en 1980, sous le titre "Hulk revient".

 

 

- L'acteur Ted Cassidy, plus connu pour son rôle de la chose dans la série "La Famille Adams", assurait la narration du générique de l'Incroyable Hulk. Il doublait également les grognements du monstre jusqu'à sa brutale disparition en 1979. 

 

 

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- Dans la version française c'est le comédien Daniel Gall (décédé en décembre 2012), célèbre voix d'Actarus dans Goldorak qui assura avec talent le doublage de Bill Bixby.

 

 

 

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- Mario Desmarais assurera le doublage intégral des saisons quatre et cinq.  Ces épisodes furent d'abord diffusés au Québec.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- L’épisode « Cauchemars » (3.13) est axé sur le personnage de Jack McGee. Bill Bixby n’y a d’ailleurs pas participé.

 

- « Prométhée » (4.1) s’inspire librement du sixième numéro du comic book original de Hulk écrit par Stan Lee en personne en 1962. Notons d’ailleurs que ce dernier fait une apparition spéciale dans « Le Procès de l’Incroyable Hulk », où il incarne l’un des jurés.

 

- Lou Ferrigno apparaît dans un autre rôle que celui de Hulk dans « Le Roi de la Plage » (4.9).

 

- Dans les deux premières saisons, les séquences de métamorphoses montraient le visage du Dr Banner devenir progressivement celui de Hulk. Néanmoins, pour les saisons suivantes, la production eu régulièrement recours à des stocks shoots. Bill Bixby était en effet particulièrement allergique au maquillage utilisé sur la série.

 

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- En 1984, New World International et Bill Bixby envisagent de réunir Hulk et Spiderman (Nicolas Hammond) au sein d’une même aventure. L'homme araigné devait y porter un costume noir. Le projet ne se concrétisera pas en raison de l’indisponibilité de Lou Ferrigno.

 

- En 1990, ABC et New World International lancent le tournage d'un pilote dédié à « She Hulk ». Bill Bixby reprend à cette occasion le rôle du Dr Banner. Le tournage sera néanmoins brutalement interrompu en raison d'un désaccord concernant le choix de l'actrice principale puis de problèmes juridiques. Un film sera mise en chantier l'année suivante avec Brigitte Nielsen (« Rocky IV ») dans le rôle de She Hulk. Néanmoins le projet ne dépassera jamais le stade des photos promotionnelles.

 

She Hulk

 

- Peu avant son décès en 1993, Bill Bixby envisageait de réaliser un quatrième téléfilm des aventures de Hulk. L’épisode devait notamment nous dévoiler une version intelligente de la créature (comme le Professeur Hulk dans les bandes dessinées écrites par Peter David).

 

- Contrairement au film réalisé par Ang Lee, « L’Incroyable Hulk » réalisé en 2008 par Louis Leterrier s’inspire très nettement de la série télévisée. Le Dr Banner incarné par Edward Norton est très proche de celui de Bill Bixby. Le film va même jusqu’à réutiliser quelques notes de « The Lonely Man », le célèbre thème musical de la série de Kenneth Johnson.

 

- L'année 2018 marque le 40e anniversaire de la série. A cette occasion, Elephant Films editera le 28 août 2018 un coffret intégral en blu ray. Ci-dessous le visuel du coffret apparu dans une bande annonce de janvier 2018. 

 

 

 

CONCLUSION

 

Très ancrée dans son époque, la série télévisée « L’Incroyable Hulk » reste de toute évidence l’un des programmes les plus cultes des années 1980. Les étonnantes transformations de Bill Bixby en géant vert ont marqué toute une génération de téléspectateurs.

 

Au-delà de ce simple aspect, cette adaptation télévisée des comics de la Marvel constitue une véritable réussite pour son époque. Certes, beaucoup de libertés ont été prises avec la version originale (créée par Stan Lee et Jack Kirby) et la série ne parvient pas à éviter le piège de la répétition. Néanmoins, cette version a le mérite d’avoir fait découvrir le personnage de Hulk à travers le monde entier, tant auprès des enfants que des adultes. Enfin, le ton sérieux et dramatique de la série en fait l’une des adaptations de bandes dessinées les plus audacieuses de ces trente dernières années.

 

Sources : Le Magazine des séries, superhéros en série (le guide du téléfan), "You wouldn't like me when I'm angry"

 

 

 

 

Lire la biographie de Bill Bixby 

 

Lire les révélations sur le téléfilm de She Hulk avec Bill Bixby 

 

Vidéo promotionnelle de "La Mort de l'Incroyable Hulk" en 1990

 

Galerie photos de tournage

 

 


Interviews du producteur de la série Kenneth Johnson : 

 


 

 


 

Coulisses du tournage - émission tv "Mister Rogers" 


 
 

 

 

Documentaire sur les origines de Hulk dans la série télévisée (V.O.):

 

 

 

Bande annonce "Hulk : Le Retour" (1988):

 


 
 

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Pour finir, un documentaire très complet faisant le lien entre les comics et la série télévisée. 

 

 

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  • : "Créé en 2010, "SILVER SCREEN CHANNEL" est dédié au cinéma et aux séries télévisées fantastiques et de science-Fiction. Vous y trouverez notamment des chroniques détaillées sur des oeuvres ayant marqué le genre ainsi que de nombreux articles biographiques (acteurs, réalisateurs). SILVER SCREEN CHANNEL se consacre enfin régulièrement à l'étude des adaptations de comics sur le grand et petit écran. Depuis 2015, SILVER SCREEN dispose d'une branche associative dédiée à la réalisation de films amateurs et de chroniques vidéos. Bonne lecture à vous!" - Sébastien Fosse
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