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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 11:30

majindarkskiesAu milieu des années 1990, alors que The X-FILES obtient un franc succès depuis plusieurs années sur FOX TELEVISION, une mode du paranormal s’installe rapidement au sein de la télévision américaine. Dans ce contexte, un tout nouveau programme également basé sur le thème des complots extraterrestres fait son entrée dans la « Thrillogy » de N.B.C. Mais au lieu d'une pâle copie des aventures de Mulder et Scully, les scénaristes proposent aux téléspectateurs une série innovante basée sur une relecture de l’Histoire américaine.


Silver Screen vous propose de revenir sur ce programme relativement méconnu du petit écran.

   

 

 


 

 

SYNOPSIS

 

 


Au début des années 1960, John Loengard (Eric Close) et Kim Sayers (Megan Ward), un couple de fonctionnaires fédéraux, prennent respectivement leurs fonctions auprès d’un sénateur et de Jackie Kennedy à Washington D.C. Dans le cadre de son nouveau poste, John se voit charger d’étudier l’intérêt financier du projet Blue Book dont la principale mission consiste à analyser les différentes apparitions d’O.V.N.I. à travers le pays. Ce qui ne devait être qu’une enquête administrative de routine révèle bientôt une incroyable vérité. Après avoir rencontré un couple qui prétend avoir été enlevé par des extraterrestres, John est agressé par le capitaine Frank Bach (J.T. Walsh), qui dirige la mystérieuse organisation Majestic 12. Œuvrant dans le plus grand des secrets, le MJ 12 a été initié pour lutter contre l’invasion de la planète par une mystérieuse forme de vie intelligente connue sous le nom de Hive. Peu à peu, Loengard découvre que la plupart des évènements de l’histoire des Etats-Unis ne sont en fait que complots et manipulations de la part des Hive ou des réponses à leur invasion insidieuse.

 

 

John et Kim entreprennent alors un long périple à travers les Etats-Unis pour tenter de mettre fin à la menace de l’envahisseur tout en tentant de prendre leur distance de Majestic 12.

 

 

 

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UNE RELECTURE ORIGINALE DE L'HISTOIRE DES ETATS-UNIS

 


Créée par Bryce Zabel et Brent V. Friedman, Dark Skies semble à la simple vue de son épisode pilote trouver ses sources d’inspiration dans les séries « The X-Files », « Le Fugitif » et « Les Envahisseurs ». Mais très rapidement on ne peut que constater que les ambitions des deux créateurs dépassent de très loin un simple croisement entre ces trois programmes.

 

 

Bryce Zabel estimait très justement que l’idée sur laquelle Dark Skies se basait ne ressemblait en rien à tout ce qui avait pu se faire jusqu’alors dans le domaine de la Science-fiction : « Réinterpréter l’histoire sous l’angle d’une invasion extraterrestre, vous ne trouvez pas que ça décoiffe ? La plupart des œuvres de science-fiction se situent dans un avenir plus ou moins proche. Mais pour nous, le futur a commencé hier. Notre science-fiction, c’est plutôt de la rétro-science-fiction. Du futur antérieur. Antérieur au présent ».

 

 

Dans ce contexte, les créateurs de la série ont développé une intrigue de longue haleine, rythmé par de multiples évènements fondés sur les témoignages et autres anecdotes « réels » liés aux O.V.N.I. de 75 millions d’années avant J.-C. à 2008. Conçu pour durer cinq saisons, c’est en 1960, peu avant l’assassinat du Président Kennedy, que les aventures de John Loengard et Kim Sayers débutent. Une période qui n’a visiblement pas été choisie par hasard : « C’est dans les années soixante que je suis passé de l’adolescence à l’âge adulte. J’ai donc une assez bonne connaissance des évènements de cette période » expliquait Bryce Zabel au magazine X Posé en 1998. Le créateur de Dark Skies est par ailleurs un Ufologist (passionné d’O.V.N.I.) depuis qu’il a lu l’ouvrage intitulé « The Interrupted Journey » traitant de l’affaire de Betty et Barney Hill, survenue en 1966.

 

 

Habillement écrite, la série va au cours de ses vingt épisodes proposer aux téléspectateurs un petit voyage au travers une décennie marquée par de nombreux bouleversements politiques, culturels et technologiques.  De l’assassinat de J.F.K. à la guerre du Vietnam en passant par la conquête spatiale et les émeutes de Watts, Bryce Zabel et Brent V. Friedman intègrent à leurs scénarios une vision particulièrement originale de l’Histoire américaine en prenant le postulat que la « Vérité » a été dissimulée au grand public.

 

 

Mais contrairement à  « The X-Files » qui laissera très longtemps planer le mystère sur les origines des extraterrestres, Dark Skies affichent dès l’épisode pilote les preuves à l’écran. Quand le Capitaine Bach emmène John dans les archives de Majestic 12, la nouvelle recrue s’entend dire « La vérité est là, troisième porte à droite » !

 

 

 

 

 

 

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UNE SERIE EPHEMERE

 


Après la première saison et la relecture des années 1960, Dark Skies devait continuer d’explorer l’Histoire des Etats-Unis. L’idée étant que chaque saison prendrait place au cœur d’une décennie. Il aurait donc fallut à un moment donné résoudre la question du vieillissement des personnages et recourir à des effets spéciaux de maquillage pour les comédiens « Personne n’a dit que tout cela allait être facile » expliquait Zabel au magazine X-Posé. « Nous résoudrons les questions au fur et à mesure que nous les rencontrerons. Si nous devons vieillir les acteurs, nous trouverons des solutions pour les vieillir de façon convaincante. Nous voulons que le temps de notre récit et celui de la réalité finissent par se confondre : l’épisode diffusé le 31 décembre 1999 se passera … Le 31 décembre 1999, et il contiendra une annonce historique ».

 

 

Les lois de l’audimat en décidèrent malheureusement autrement puisque Dark Skies fut annulé au bout de sa première saison par la chaîne NBC et le dernier épisode fut diffusé le 31 mai 1997. Le programme n’a malheureusement pas su trouver son public (faute de promotion par la NBC selon certain, ou par son côté rétro). Dans ce contexte, on peut légitimement penser que la série serait aujourd’hui mieux accueillie dans le paysage audiovisuel actuel. « The X-Files » n’ayant pas vraiment trouvé de successeur. A quand un remake de « Dark Skies » à la télévision ?

 

 

 

 

 

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LE SAVIEZ-VOUS?

 


* La série se déroule entre le 1er mai 1960 et le 22 juin 1967.

 

 

* L’épisode pilote fut réalisé par Tobe Hooper, metteur en scène connu notamment pour des films tels que « Poltergeist » ou « Life Force ».

 

 

* Dans toutes les équipes produisant une série télévisée circule ce qu’on appelle une « bible », c'est-à-dire un manuel que chaque collaborateur peut consulter et qui garantit l’homogénéité de l’ensemble, chaque épisodes étant le plus souvent réalisés et écrits par des individus différents. Pour Dark Skies cette bible a pris d’étonnantes proportions puisque les créateurs de la série ont établi une chronologie s’étalant sur 75 millions d’années !

 

 

* Dark Skies fut récompensé à la cérémonie des Emmy Awards de 1997 pour son générique. Eric Close et Megan Ward furent de leurs côtés nominés aux Saturn Awards en tant que meilleurs acteurs de série tv.

 

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* L’interprète de John Loengard, Eric Close, s’illustra dans l’excellente série (malheureusement éphémère) « Un agent très secret » avant de connaître la consécration avec « FBI : Portés Disparus ».

 

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* L’interprète de Kim Sayers, Megan Ward a interprété pendant quatre ans le personnage de Kate Haward dans la série "Hopital Central".

 

 

 

 

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* L’actrice Jeri Ryan a participé à 8 épisodes de la série avant de rejoindre par la suite le casting de « Star Trek : Voyager » dans le rôle de Seven of Nine.

 

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* J. T. Walsh, l’interprète du capitaine Frank Bach, est décédé d’une crise cardiaque le 27 février 1998 à l’âge de 54 ans. Il participait à un programme spirituel de « remise en forme » dans le centre Optimum Health Institute de San Diego.

 

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* En France, la série fut pour la première fois diffusée le 17 octobre 1997 sur Série Club avant de rejoindre par la suite la célèbre trilogie du samedi sur M6.

 

 

* Depuis juillet 2013, Dark Skies est disponible en DVD. Une très bonne surprise étant donné que le programme a été très peu rediffusé ces dernières années. Néanmoins, les épisodes ne sont malheureusement pas présentés dans leur ordre chronologique ce qui nuit sévèrement à la cohérence de l’œuvre. Voici la liste des épisodes dans leur ordre original :

 

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1 – Le réveil

2 – Ultimatum

3 – Les ailes de minuit

4 – Autodestruction

5 – Nom de code : Dreamland

6 – Inhumain

7 – Futur antérieur

8 – Ennemis rapprochés

9 – Nous vaincrons

10 – La dernière vague

11 – L’ennemi de l’intérieur

12 – Omission

13 – Le lapin blanc

14 – Appel vers l’ailleurs

15 – Les tours de Watts

16 – A chacun sa guerre

17 – La proie des ténèbres

18 – Inconnus dans la nuit

19 – La voix du sang

 

 

 

 

NOTRE AVIS

 


Méconnue du grand public, la série "Dark Skies" constitue un des nombreux exemples de programmes éphémères qui auraient mérité de se prolonger sur plusieurs saisons. Bien écrite et interprétée (Eric Close, Megan Ward et J.T. Walsh sont excellents dans leurs rôles respectifs), la série se distingue habillement des « Envahisseurs » et de « The X-Files » en mettant en place sa propre mythologie et en proposant une relecture originale de l’Histoire des Etats-Unis dans les années 1960. A l’aube du cinquantième anniversaire de l’assassinat de J.F.K., l’ambiance du show se révèle redoutablement efficace.

 

 

L’une des forces de la série réside par ailleurs dans le format adopté par ses créateurs. Contrairement à beaucoup de ses séries contemporaines, Dark Skies est un véritable feuilleton, chaque épisode constituant une seule et même histoire. L’intrigue est ainsi prenante et l’on s’attache rapidement aux deux protagonistes. L’annulation du programme est cependant la preuve qu’une production de qualité ne garantit pas une longue vie.

 

 

Bref, vous l’aurez compris, nous avons été séduits par Dark Skies… Et si vous êtes également intéressé par les histoires d’invasion extraterrestre nous vous encourageons vivement à la redécouvrir. 

 

 

Interview en anglais du créateur de la série (2011) Bryce Zabel : http://www.bullz-eye.com/television/interviews/2011/bryce_zabel.htm

 

 

Interview en anglais de l'actrice Megan Ward (2011) : http://www.bullz-eye.com/television/interviews/2011/megan_ward.htm

 

 

 

Vidéo promotionnelle de la série sur NBC : 

 

 

 


 

 

 

 

 

Générique 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 15:23

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Créée en 1995 par Tracy Tormé et Robert K. Weiss, la série "Sliders" mettait en scène un groupe de quatre personnes perdues à travers des univers parallèles.

La série dura 5 saisons, soit 88 épisodes.

Casting

Jerry O'Connell (Quinn Mallory)

John Rhys Davies (Professeur Arturo)

Sabrina Lloyd (Wade Wells)

Cleavant Derricks (Rembrandt Brown)

Kari Wuhrer (Maggie Beckett)

Charlie O'Connell (Colin Mallory)

Robert Floyd (Mallory)

Tembi Locke (Diana Davis)

 

Review Sliders (actualisée novembre 2012)

 

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 23:25

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Diffusée pour la première fois en septembre 1993, sur les petits écrans français, « Code Quantum » a marqué les esprits de nombreux téléspectateurs notamment par sa relecture originale de l’Histoire Américaine. L’aventure dura cinq saisons, soit 96 épisodes.

Silver Screen vous propose de nous replonger dans les aventures du Dr Sam Beckett. « Oh Bravo ! ».


SYNOPSIS


En 1995, le Dr Samuel Beckett dirige dans le désert de Stallion Gate, au Nouveau Mexique, un projet top secret, commandité par le gouvernement américain et baptisé Code Quantum (Quantum Leap). Pressé de fournir des preuves tangibles de ses théories sous peine d’en voir le financement supprimé, le scientifique entre prématurément dans le prototype de son accélérateur temporel.


Malheureusement, suite à un problème technique (ou une force mystérieuse), l’expérience ne se déroule pas comme prévu. Devenu amnésique, il est condamné à errer dans le temps en incarnant l’identité de différentes personnes entre son année de naissance (1953) et le présent. Heureusement, il demeure lié au présent par son ami, l’amiral Albert Calavicci. Ce dernier lui apparaît sous la forme d’un hologramme dont il est le seul à voir et entendre. Il lui sert notamment d’intermédiaire avec Ziggy (l’ordinateur hybride parallèle créé par Sam dans le cadre du projet Quantum) qui le guide dans son voyage.


Au cours de chaque transfert dans le temps, les deux hommes vont œuvrer pour réparer les erreurs du passé, en tentant d’améliorer la vie des individus incarnés ou rencontrés par Sam, tout en espérant  à chaque fois que le prochain saut ramènera le savant « chez lui ».

 

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LES ORIGINES DE LA SERIE


Dès 1979, soit dix ans avant le lancement de « Quantum Leap », Donald P. Bellisario (créateur des séries Magnum, J.A.G., ou encore N.C.I.S) a l’idée d’un scénario original pouvant faire l’objet d’une série télévisée : un savant porteur d’une maladie congénitale se transmettant toutes les deux générations découvre un remède au mal qui sommeil en lui. Il aimerait en faire profiter ses ancêtres. Il se met donc en quête d’un moyen de remonter le temps afin d’inoculer le vaccin à son grand-père. La série ne verra néanmoins jamais le jour, car entre-temps, le producteur se lance dans une nouvelle aventure, celle de Magnum, qui va durer huit ans de 1980 à 1988 sur NBC.


Néanmoins, quand Brandon Tarkoff prend la direction de la chaîne, il est question de lancer des programmes sensiblement différents des autres networks, en misant sur la nouveauté et la qualité. Donald Bellisario propose alors « Code Quantum ». Il évoque rapidement l’idée d’un scientifique propulsé à travers le temps mais l’idée ne semble pas enthousiasmer immédiatement  les dirigeants de la chaîne. En effet, aucune série sur le thème de l’exploration du temps n’a jamais rencontré de succès financier aux Etats-Unis. Les problèmes de budget avaient notamment signé la mort d’ « Au Cœur du Temps ».


Réticents, dans un premier temps, les responsables de la chaîne écoutent poliment le producteur exposer ses idées. Mais Bellisario se veut rassurant : Code Quantum sera avant tout une anthologie dramatique, et non une œuvre de science-fiction pure, reposant sur des personnages différents chaque semaine, à l’exception des deux protagonistes : un savant, qui voyage dans le temps et Al, l’observateur qui lui sert de lien avec l’époque d’où il vient.


« Le problème qui se posait était celui de la limite de la période dans laquelle le héros pouvait voyager » explique Donald Bellisario. « Il m’est vite apparu que le saut dans le temps ne devait pas être trop important pour rester crédible. Il était impossible de faire accepter par le téléspectateur que Sam Beckett se retrouve à l’époque des guerres napoléoniennes. En revanche, si le héros se limitait à l’histoire toute récente, s’il se retrouvait à une époque où existaient déjà la télé et les voitures, la chose était jouable. C’était la première clé pour Code Quantum. Sam Beckett ne se déplace donc qu’entre le moment où il est né, 1953, et l’époque actuelle ». Cette démarche convainc un peu plus : La perspective de limiter les frais de costume et de décor à dû convaincre les décisionnaires peu enthousiastes.


De plus, pour exposer le concept de la future série, Bellisario avait écrit une première mouture du scénario. La scène s’ouvrait dans le désert du Sud-Ouest des Etats – Unis, un décor immuable depuis des millénaires. Sur le sol, un homme presque nu, frappé de complète amnésie. Une voiture de police se dirige vers lui. De la plaque d’immatriculation, l’homme déduit qu’il est en 1955. Grimpant dans le véhicule à l’invitation du shérif, il aperçoit un cadavre à l’arrière. Et tandis qu’il constate que le reflet dans le rétroviseur n’est pas le sien mais celui d’un indien, il apprend qu’on l’accuse de meurtre.


Dès cette première version, les bases de Code Quantum étaient déjà posées. La chaîne finit ainsi par accepter le concept et espère surfer sur le succès de « Retour vers le Futur ».

 

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UN PARFAIT DUO


Pour trouver les deux acteurs principaux qui devaient jouer les protagonistes de la série, le Dr Sam Beckett et Albert Calavicci, Donald P. Bellisario a fait procéder à des auditions.


« Scott Bakula est venu aux auditions » explique Donald Bellisario. « Je ne le connaissais pas du tout. C’était un acteur de théâtre et de comédies musicales, qui avait été nominé aux Tony Awards. Quand il a eu terminé son essai, j’ai dit à mon équipe : « c’est le gars qu’il nous faut ! ». Acteur de talent, Scott parviendra à incarner avec succès près d’une certaine de personnages différents dans des registres différents. Il parvient tant à être chanteur qu’à se travestir en femmes voire même à jouer le rôle d’un chimpanzé. Son interprétation de Sam Beckett lui vaudra en 1992, le Golden Award du meilleur acteur de série dramatique, ainsi que deux années consécutives, le Trophée de l’Association des téléspectateurs, pour une télévision de qualité. Il a par ailleurs été sélectionné à deux reprises aux Emmy Awards et pour le Golden Globe Award. Depuis Code Quantum, Scott mène une illustre carrière à la télévision. Parmi ses plus grandes réussites, il a notamment joué le capitaine Jonathan Archer dans les 98 épisodes de « Star Trek : Enterprise » de 2001 à 2005 et dans « Men of certain age » entre 2009 et 2011.


Quant au rôle d’Al, il avait intéressé plusieurs acteurs, James Coburn et Malcom Mc Dowell entre autres. Dean Stockwell venait de tourner dans le film de Jonathan Demme « Veuve mais pas trop » avec Michelle Pfeiffer, Joan Cusack et Matthew Modine. Star depuis l’enfance, il avait également joué par le passé dans des films tels que « Dune » et dans de nombreuses séries télévisées à succès (« Mission Impossible », « Columbo », « La Quatrième Dimension », Mannix », etc). « Il est venu aux auditions, explique Bellisario, ce qui m’a un peu surpris, car, savez-vous, les auditons sont toujours une épreuve difficile pour les acteurs de sa réputation. Il était parfait pour le rôle. J’ai appris plus tard ce qui le motivait autant. C’était un rôle rêvé pour lui, car il a eu deux enfants autour de la cinquantaine. Avec Code Quantum, il pourrait travailler trois jours par semaine, gagner un peu d’argent et passer le reste du temps avec eux ». Grâce à « Code Quantum », Dean Stockwell se fait connaître dans le monde entier et surtout auprès d’une nouvelle génération. Un succès amplement mérité tant son interprétation d’Al est savoureuse : à la fois drôle et dynamique, il est même par moments absolument bouleversant dans le registre dramatique.


Ainsi, dès le pilote une véritable alchimie s’installe entre les deux acteurs. « Nous sommes très proches, nos familles aussi en dehors des studios » expliquait Scott Bakula à Laurent Weill en 1995.« C’est un hasard. Le producteur n’a pas essayé de nous marier « de force ». Chaque fois que je revois des épisodes je comprends comment notre complicité a évolué. Dean adorait ajouter des grimaces vers la caméra comme un enfant. Il mettait de l’ambiance. Nous improvisions aussi beaucoup. Des répétitions, il y en avait un minimum. On nous rappelait à l’ordre si on s’égarait trop ». Dans ce contexte, la complicité entre les deux acteurs fonctionne tellement bien qu’il arrive qu’un épisode banal devienne intéressant en se reposant quasiment uniquement sur cette dite alchimie.

 

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MULTIPLES REGISTRES ET RELECTURE DE L’HISTOIRE


Un des atouts majeurs de « Code Quantum » est que la série peut se permettre de multiplier les registres grâce à son concept de base. Code Quantum peut être un film noir, une comédie musicale, un récit proprement fantastique, un film sportif, un film de guerre, etc.


Dans ce contexte, le téléspectateur est invité à revisiter trente années de l’histoire des Etats-Unis à travers la vie d’illustres inconnus. L’aspect pédagogique est évident : nul doute que les Américains découvriront  mieux leur passé récent en y suivant les aventures de Sam Beckett. « L’amour n’a pas de couleur » leur remettra en mémoire les émeutes de Watts, le quartier noir de Los Angeles en 1965. Mais « Code Quantum » est aussi l’occasion de parcourir dans le désordre trente ans décisifs dans la lutte des droits civiques des minorités : les afro-américains dans « Miss Melny et son chauffeur », ou « l’Amour n’a pas de couleur », les indiens dans « Aux portes de la mort » voire les imigrés mexicains dans « Au bout du rêve ». A chaque fois, la situation est revisitée telle qu’elle pouvait être, d’une façon qui souligne l’absurdité des discriminations. Le personnage qui subit ces mauvais traitements au nom d’une différence, c’est pour nous Sam, anglo-saxon blanc protestant typique, ce qui a tendance à marquer les esprits les plus intolérants.


Ainsi, tandis que trop nombreuses séries n’ont pour but de fidéliser le téléspectateur par tous les moyens, « Code Quantum » ne cessera de repousser durant cinq années les limites d’une série télévisée en prenant des risques.

 

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ANNULATION DE LA SERIE


Si le succès critique est rapidement au rendez-vous, le succès public n’est pas à la hauteur des attentes de NBC. Dans le classement des séries « Code Quantum » n’atteindra au mieux que la 42ème place. Pour Scott Bakula, avec le recul les audiences de l’époque paraitraient aujourd’hui triomphales « Les bons soirs, nous avions 21% de parts de marché » explique l’acteur. « En moyenne, 18%. Je ne sais pas trop quoi penser de ce que le paysage audio-visuel est devenu aujourd’hui. La prolifération des chaînes, des émissions, des équipes techniques et artistiques fait qu’il n’est plus question d’obtenir aujourd’hui les indices d’écoutes qu’on pouvait espérer dans les années 1990 ».


Il faut par ailleurs rappeler que la série était une cible de choix pour les publicitaires  dans la mesure où elle fonctionnait bien auprès de la tranche des 18 – 49 ans. « Code Quantum » grimpera même dans cette catégorie pour atteindre la quatrième place des émissions les plus regardées.


Néanmoins, quand vient l’heure de financer la production de la cinquième saison, la chaîne demande à Bellisario de doper l’audience du show. Concrètement, NBC souhaite qu’il conçoive des épisodes dans lesquels Sam se retrouve mêlé à des personnalités réelles (Lee Harvey Oswald, Marylin Monroe, Elvis Presley) mais également de développer davantage de scénarios orientés « Science-fiction » (notamment en raison du grand succès d’audience de « Star Trek : La nouvelle génération »). Bellisario s’exécute et parvient même à ne pas trahir l’état d’esprit original de la série. Néanmoins, la chaîne n’est toujours pas convaincue des résultats de l’audimat. En cours d’année, NBC prévient donc Bellisario : cette cinquième saison sera probablement la dernière. Il lui est ainsi conseillé d’écrire un épisode de conclusion.


Le producteur se livre à un exercice de style difficile, il doit terminer la série de façon satisfaisante, tout en laissant la porte ouverte à une éventuelle reconduction. Bellisario demande même au président de prévoir un créneau horaire spécifique pour cette diffusion. Mais il n’y a pas de miracle. NBC annonce l’arrêt de la série à la presse, après 96 épisodes. C’est ainsi que Bellisario l’apprendra. A lui de prévenir les acteurs.


Interrompue dans sa pleine maturité, la série aura apporté une bouffée d’air frais  à la télévision américaine. A chaque épisode, décor, contexte et genre changeait sans prévenir. Peu de séries auront eu une telle souplesse dans les années 1990 et encore aujourd’hui.

 

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A PROPOS DU DERNIER EPISODE (ATTENTION : SPOILERS)


De toutes les séries qu’il ait écrites, « Code Quantum » est probablement celle où Donald Bellisario y a mis le plus de lui - même. A ce propos, le dernier épisode est très révélateur.


« Je n’avais pas envie d’écrire un épisode qui révélait tout » explique Donald Bellisario. «J’y donne quelques raisons pour lesquelles Sam se transmute. Le message auquel je crois profondément, de la série  est simple : chacun est responsable de sa vie, peu importe que nous croyons que le destin, Dieu ou que ce soit, nous impose certaines épreuves ».


Le bar dans lequel se déroule le dernier épisode, « Le Grand Voyage », est une réplique de celui que tenait le père de Donald Bellisario et l’acteur qui incarne le barman ressemble étrangement à son père. « Pour cet épisode, je voulais essayer de remonter jusqu’aux racines de ce qui a poussé Sam à voyager. Pourquoi, me suis-je dit alors ne pas retourné là ou tout à commencé ? Alors, tous les personnages, leur nom, leur personnalité et leur morale sont nés ici, dans le bar de mon père ».

 

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DIFFUSION FRANCAISE


Diffusé avec succès dans de nombreux Pays (la Grande Bretagne, le Japon), « Code Quantum » l’a été tardivement en France. Sa carrière était achevée aux Etats-Unis quand les premiers épisodes apparurent sur nos écrans dès septembre 1993, d’abord sur Série Club qui les diffusait hebdomadairement, puis  sur M6 qui, avec son rythme quotidien (de 18 à 19h). Le retard était comblé et notre pays devint ainsi le premier outre Atlantique à diffuser la série dans son intégralité.


Seules les trois premières saisons avaient été achetées initialement à Universal Television. Mais l’accueil très favorable du public amena rapidement M6 à doubler le reste afin de ne pas interrompre la diffusion quotidienne.


ANECDOTES


* Le Dr Sam Beckett parvient à réintégrer son époque dans le premier épisode de la quatrième saison intitulé « Bon en arrière ». Il devient ainsi temporairement l’observateur, tandis qu’Al est désormais le voyageur du temps.

 

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* Parmi les 96 épisodes de la série, Scott Bakula a été amené à incarner 9 fois le rôle d’une femme.

 

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* Au cours de la cinquième saison, Sam et Al vont se retrouvés confrontés à deux envoyés du mal, Alia et Zoey. La première voyageant dans le temps et la seconde occupant le poste d’observatrice. A trois reprises leurs chemins se croiseront.


* Durant ces cinq années de production, la série accueillera de nombreux visages célèbres de la télévision US : Roddy McDowall (« La Planète des Singes »), Jennifer Aniston (« Friends »), le Dr Ruth (célèbre sexologue américaine), Jason Priestley (« Beverly Hills »), Teri Hatcher(« Desperate Housewifes », Loîs et Clark »), Brooke Shields (« Susan ! »)


* Tom Selleck fut approché par la production pour savoir si il était intéressé de prêter son reflet le temps d’un épisode dans lequel Sam serait Magnum. Malgré l’accord de l’acteur, l’épisode en question ne sera jamais réalisé. Universal s’y opposera pour des raisons de droits.


* Près d’une décennie après le dénouement de « Code Quantum », Scott Bakula et Dean Stockwell se sont retrouvés dans la série « Enterprise » (la dernière adaptation de « Star Trek ») le temps d’un épisode de la première saison intitulé « Détenus ».


* 5 romans adaptés de la série télévisée ont été édités aux éditions « J’ai Lu » en France. L’excellent « Prélude » écrit par Ashley Mc Connell se déroule notamment avant l’épisode pilote et dévoile les origines de la série. 


* 13 comics sont parus aux Etats-Unis chez Innovation. Dans l’une des bandes dessinées, le Dr Beckett  se retrouve notamment dans le corps d’un extraterrestre.

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* A l’occasion du vingtième anniversaire de la série télévisée, un fan film intitulé « A Leap to Di for » a été produit en 2009 par Rascofilms. Doté d’un budget conséquent pour une telle production (environ 30 000 dollars), cette nouvelle aventure suit les aventures du Dr Samuel Beckett (incarné par Joshua C.Ramsay) se retrouvant projeté dans la peau d'un homme de 26 ans le 30 août 1997 à Paris, 24 heures avant le tragique accident de Lady Diana. A noter que la scénariste de la série, Deborah Pratt, reprend la voix de l’ordinateur Ziggy.

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* Depuis l’arrêt de la série beaucoup de projets de retour ont été évoqués. Ainsi, en 2002, SCI-FI annonce souhaiter produire une série utilisant le concept des épisodes originaux mais avec une femme dans le rôle du voyageur du temps. Plus récemment, à la Comic Con de San Diego en juillet 2010, Scott Bakula évoque des avancées sur un projet de film : « La bonne nouvelle c’est que Don est actuellement en train de travailler sur le scénario du film et qu’il a énormément de temps puisqu’il est producteur à Hollywood et il veut le faire...Il était temps. Mais, j’ai toujours pensé que ça allait arriver, et c’est arrivé. Mais Dean et moi-même aurons en quelque sorte un petit rôle dedans. ». Néanmoins, aucune nouvelle concernant ce projet n’a été évoqué depuis.

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CONCLUSION


« Code Quantum » est un monument incontournable de la télévision américaine. Portée par le duo Scott Bakula / Dean Stockwell, la série est un divertissement de grande qualité, profondément humaniste et permettant de (re)découvrir l’histoire récente des Etats-Unis d’un point de vue totalement inédit.

En résumé, SILVER SCREEN vous recommande vivement de vous replonger dans les aventures de Sam et Al ! 

 

 

Sources : Génération Séries (N°39 et 40), "Code Quantum : itinéraire d'un ange gardien" (guide du téléfan)

 

 

 


 

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Présentation de la série "Code Quantum" à l"occasion d'une soirée spéciale sur M6

 

 

Interview française de Scott Bakula : 

 

Scott Bakula évoque les Leapers, le fan club de Code Quantum sur le plateau de la Saga des Séries sur M6

 

 

Scott à l'occasion d'une convention de fan, une chanson célèbre de la série "Somewhere in the Night"

 


 

 

Le fan film de 2009 

 

 

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 19:21


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"Don't make me angry. You wouldn't like me when i'm angry!"

Suite aux articles consacrés au regretté Bill Bixby et à la série télévisée l'Incroyable Hulk, SILVER SCREEN vous propose une galerie de photos.   

 

Elle comprend notamment de nombreux clichés réalisés durant le tournage de la série originale et des téléfilms réunions.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Bill Bixby et Susan Sullivan sur le tournage de l'épisode pilote en 1977. 

 

 

 

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Le réalisateur Kenneth Johnson et Susan Sullivan sur le plateau de tournage de l'épisode pilote.. 

 

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Susan Sullivan sur le tournage du pilote.

 

 

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 Bill Bixby et Lou Ferrigno dans l'épisode pilote.

 

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La créature dans le téléfilm de 1977.

 

 

Deuxième pilote

Lou Ferrigno et Bill Bixby discutent entre le tournage de deux scènes de " A Death in the Family", le second téléfilm produit par CBS en 1977 (cliché dévoilé sur le site Forgotten Silver)

 

 


 

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Lou Ferrigno et Laurie Prange aux bords des marais pour l'une des dernières scènes du second téléfilm... (Cliché dévoilé sur le site Forgotten Silver)

 

 


 

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Lou Ferrigno attend le tournage de l'une de ses scènes dans l'épisode de la première saison "Les captifs".

 

 


 

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Bill Bixby et le producteur scénariste Kenneth Johnson.

 

 

 

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Déplacement de la production à New York pour le tournage de "Terreur à Time Square"

 

 


 

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Lou Ferrigno prend la prise sur le tournage de "Terreur à Time Square".

 


 

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Tournage de "Terreur à Time Square" (Source : bigglee.blogspot.fr) 


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Bill Bixby en pleine métamorphose dans l'épisode de la saison 2 "Le Disciple".

 

 

 

 

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Bill Bixby concentré sur le tournage du "Disciple".

 


 

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Mako, Rick Springfield et Bill Bixby dans "Le Disciple".

 

 

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Sur le tournage de "Married" en compagnie du réalisateur Kenneth Johnson.

 

 


 

Bill et Lou

 

 

 

 

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Lou Ferrigno et Bill Bixby posent auprès de US Magazine pour la promotion de la deuxième saison du show télévisé. 

 

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Bill Bixby intrigue des écoliers sur le tournage d'un "Enfant en danger".

 

 


 

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Bill et Lou en pleine conversation sur le tournage d' "un Enfant en danger".

 

 

 

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Lou Ferrigno prenant la pose sur le tournage de l'épisode "Comme un frère"     

 

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 Retrouvailles entre Ray Walston et Bill Bixby dans "Le marchand d''illusions" 

 

 

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Lou Ferrigno jouant un autre rôle que Hulk dans la quatrième saison de la série. 

 

 

 

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Tournage de "Promethée" en 1980 sous la direction de Kenneth Johnson. . 

 

 

 

 

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L'équipe prépare le tournage de "Promethé", épisode d'ouverture de la quatrième saison.

 

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Lou Ferrigno soumis à l'une de ses quotidiennes séances de maquillages. 

 

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Il fallait plus de 2h30 pour transformer l'acteur en géant vert. 

 

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Bill Bixby se voit aposer une prothèse pour incarner le demi Hulk dans "Prométhée" (1980).


 

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Bill Bixby et le responsable du marquillage Donald J. Angier

 

 

 

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Photo promotionnelle de NBC pour le Retour de l'Incroyable Hulk en 1988.

 

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Eric Kramer (Thor), Stan Lee et Lou Ferrigno (Hulk) aux côtés du Transponder Gamma dans "Hulk : Le Retour".

 

 


 

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Eric Kramer (Thor), Steve Levitt (Donald Blake), Bill Bixby (David Banner) et Lou Ferrigno (Hulk) auprès de Stan Lee, le père des Marvel, sur le tournage de "Hulk : Le Retour" en 1988. 

 

 


 


 

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Le trio vedette de "Hulk : Le Retour", le premier téléfilm réunion de la série télévisée diffusé pour la première fois en France sur la chaîne la Cinq en Mai 1990. 

 

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 Thor, Stan Lee et Hulk dans le "Labo Gamma"


 

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Une rare photo promotionnelle du téléfilm prise dans un décor de laboratoire.

 

 

 

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Six ans après la fin de la série originale, Bill Bixby reprend le rôle du Dr David Bruce Banner. 

 

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Photo promotionnelle du "Procès de l'Incroyable Hulk" en 1989 avec Rex Smith (Daredevil) et Lou Ferrigno (Hulk)

 

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Bill Bixby et son équipe à Vancouver.

 

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Scène inédite de la "Mort de l'Incroyable Hulk"


 

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 Bill Bixby (à droite) met en scène la dernière aventure du géant vert en 1990.

 

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"Une étonnante métamorphose s'opère" dans une scène d'action de "La Mort de l'Incroyable Hulk" en 1990. 

 

 

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Elisabeth Gracen et Lou Ferrigno dans une scène d'action de "La Mort de l'Incroyable Hulk" en 1990. 

 

 

 

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 Réalisation d'une scène à effets spéciaux de "La Mort de l'Incroyable Hulk" sur fond bleu.  


 

 


 

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Trois affiches promotionnelles réalisées pour la diffusion des téléfilms réunion sur NBC

 

 

Lire article consacré à la série

Lire biographie de Bill Bixby

Lire révélations téléfilm de "She Hulk"

Voir video tournage de la "Mort de l'Incroyable Hulk"

 

 

 

 

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 23:22

ENVAHISSEURS SAISON 2

Avec seulement quarante-trois épisodes, «Les Envahisseurs» est rapidement devenue l’une des séries télévisées les plus cultes en France. Invasions extraterrestre, complots et paranoïa sont au programme de ce monument de la Science-fiction.

L’HISTOIRE

Un soir, alors qu'il s'assoupit au volant de sa voiture, l’architecte David Vincent est témoin de l'atterrissage d’un éblouissant vaisseau spatial. Stupéfait, il avertit aussitôt les autorités et revient, sur les lieux de son observation avec un officier de police et son associé Alan Landers. Les autorités y interrogent un couple de jeunes mariés en voyage de noces qui affirment n’avoir rien remarqué cette nuit là. Mais David Vincent remarque que l’homme présente une anomalie à la main : son auriculaire présente une raideur anormale …

L’architecte finit rapidement par découvrir que les extraterrestres ont en réalité pris forme humaine. Leur but étant de préparer une invasion planétaire et d'infiltrer les hautes sphères de notre société. Un projet que David Vincent va tenter de prévenir en informant les sceptiques et en déjouant tant que possible leurs manigances. 

Au fil des épisodes, David Vincent parvient à se constituer un petit groupe de sympathisants, parmi lesquels Edgar Scoville (Ken Smith), un riche homme d'affaires qui mettra sa puissance financière au service de la lutte... 

SOUCOUPE

LE CONTEXTE

La série "Les Envahisseurs" puise de toute évidence son inspiration dans "La Guerre des Mondes" d’H.G. Wells, œuvre qui fut adaptée au cinéma par Byron Haskins en 1951. L’ouvrage datant de 1897 (période notamment marquée par le colonialisme) fait notamment le constat que sur notre planète, aucun pays n’est en mesure de faire face à l’impérialisme européen. C'est pourquoi le livre décrit une « invasion punitive » dont sont victimes les nations les plus avancées (Angleterre, France, Allemagne), invasion qui ne peut être que le fait d'une superpuissance venue d’un autre univers.

On peut ainsi établir un parallèle avec la situation des Etats-Unis au début de la guerre froide, qui se présentent comme « les gendarmes du monde ». Ils apparaissent donc comme la seule puissance qui puisse faire l'objet d'une attaque organisée par des ennemis venus d'une autre planète ou, mieux encore, par des adversaires bien humains et dangereux, fort nombreux de l'autre coté du rideau de fer. Ceci permet de mieux comprendre la dimension anticommuniste qui fut donnée par certains spécialistes à la série. Le halo rouge qui entoure le corps de l'envahisseur en voie de désintégration, au moment de sa disparition, en serait-il le révélateur ?

Quoiqu’il en soit même si elle peut être perçue comme une métaphore de la crainte communiste en pleine guerre froide, la série « Les Envahisseurs » est avant tout un classique de la Science-fiction qui s’inspire du « Fugitif » (David Vincent, comme Richard Kimble, erre de ville en ville), et de l’atmosphère angoissante de « L’Invasion des profanateurs de sépultures », dont le héros, Kevin McCarthy apparaît même dans un épisode de la série (« Les espions »).

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LA PRODUCTION

La série culte « Les Envahisseurs » est née de l’imagination de deux passionnés d’O.V.N.I. : le scénariste et réalisateur Larry Cohen dont la carrière alterne avec succès du côté de l’horreur (« Le monstre est vivant », 1973), du Western (« Le retour des Sept », 1966), ou du Policier (« Black Caesar », 1973), et le producteur Alan.A.Armer (« Le Magicien », 1973). Dès le début de leur collaboration, ils se donnent pour objectif de créer un programme « adulte », mélangeant horreur et science-fiction. Ils développent ainsi l’histoire d’un héros solitaire combattant des êtres extraterrestres, dont nul ne soupçonne la présence sur Terre. Il est tout de suite décidé qu'aucun moyen ne permettra de distinguer les Envahisseurs des humains. Alan Armer s'explique: "Un extraterrestre est beaucoup plus terrifiant quand il ressemble à votre voisin de palier." Mais un petit détail permettra quand même de les différencier. Un œil apparaîtra de temps à autre dans la paume de leur main !

Intéressée par le concept, le réseau ABC nomme le célèbre Quinn Martin (« Les incorruptibes », « Sur la Piste du Crime », « Le fugitif ») en tant que producteur exécutif de la série. Ce dernier s’empresse d’imposer quelques changements à la création de Cohen et Armer. La première décision de Quinn Martin est de porter la durée de chaque épisode de 25 à 50 minutes. Puis, il refuse les 22 scripts originaux tout en conservant leur trame. Enfin, pour le rôle principal, il engage Roy Thinnes. Ce dernier a en effet l’avantage de ressembler quelque peu à Paul Newman (l'opportunité de conquérir l'audience féminine et de l'amener à suivre une série relevant de la science-fiction, n'est ainsi pas négligée). De son côté, la ABC, refuse catégoriquement de voir les « envahisseurs » dotés d’un œil dans leur main. Pour les dirigeants du réseau, cela risque non seulement d'être risible, mais surtout coûter très cher à réaliser. Larry Cohen finit donc par proposer à la place d'affubler les Envahisseurs d'un auriculaire dont la raideur toute particulière permettra à David Vincent de les reconnaître à coup sûr.

La production de la série télévisée est finalement lancée en 1967. La réalisation de l’épisode pilote est confiée à Joseph Sargent (« Lassie », « Des agents très spéciaux ») qui développe un style propre à la série. On peut notamment retenir les effets spéciaux soignés de Darrell H. Anderson (qui rappellent beaucoup certains classiques de la Science-fiction tels que « Les soucoupes volantes attaquent » ou « La guerre des mondes »), la musique angoissante de Dominic Frontiere, ainsi que la structure en quatre actes qui constitue la signature de tous les programmes produits par Quinn Martin. Enfin, précisons que la durée initiale du pilote était de 90 minutes. Malheureusement, il ne reste plus de traces visibles de ce montage initial qui fut diffusé en public, pour la première fois en 1969, au cours d'une exposition au Musée d'art moderne de New York.

« Les Envahisseurs » démarrent à la télévision américaine le 10 janvier 1967. Face au succès du pilote, 16 autres épisodes sont rapidement produits. La série bénéficie de beaucoup de tournages en extérieurs notamment à Vasquez Rocks en Californie où les températures sont souvent caniculaires. C'est d’ailleurs au cours des longs trajets entre les studios et les sites de tournage, d'une moyenne de deux à trois heures, que le directeur de la photographie, Andrew Mc Intyre, raconte à Roy Thinnes ses missions aériennes pendant la Seconde Guerre mondiale et ses observations de phénomènes lumineux bien étranges. Des histoires qui pousseront l'acteur, d'abord incrédule, à se persuader que les extraterrestres existent et que "Les Envahisseurs" sont peut être bien plus qu'une simple fiction.

Une seconde saison de 26 épisodes est commandée par la ABC. Malheureusement la série télévisée s'achève le 10 mars 1968, avec l’épisode « Inquisition » qui ne livre aucune forme de conclusion. Le mystère qui entoure l'annulation de la série reste entier. Les sondages, contrairement à ce qui fut affirmé par la suite, étaient pourtant satisfaisants. Il semble que des désaccords entre les dirigeants d'ABC et Quinn Martin soit la cause véritable entraînant la suppression malencontreuse des « Envahisseurs ».

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LA DIFFUSION EN FRANCE

C’est le 4 septembre 1969 que « Les Envahisseurs » font leur toute première apparition sur les petits écrans de l'hexagone. Il s’agit à l’époque de la première série de science-fiction à apparaître sur la première chaîne de l'ORTF. Néanmoins, certains épisodes ne sont pas commandés par la chaîne et il faudra donc attendre 1987 pour que TF1 diffuse l'intégralité de la série, au cours de l'été, en fin de soirée, et il n'est pas rare que le doublage de certains épisodes, jusqu'alors inédit, s'achève dans la journée pour une diffusion le soir même.

Depuis 1989, la série a été plusieurs fois rediffusée sur M6, mais jamais dans son intégralité. La dernière diffusion remonte à fin 1992, début 1993, le dimanche matin, et fut très partielle.

Enfin, en 2001, France 3 fait redécouvrir l’intégralité de la série aux téléspectateurs au travers de copies flambant neuves. Malheureusement, les épisodes sont diffusés en troisième partie de soirée (aux alentours de minuit voire une heure du matin !).

Heureusement, Paris Première a remédié à cela avec une diffusion intégrale lors de l'été 2005. Quant à TF1 Vidéo, elle a mis en vente une édition en dvd en 2008, soit près de deux ans avant les Etats-Unis.

L’EVOLUTION DE LA SERIE

La série peut être décomposée en deux périodes distinctes :

1ère partie (du premier au trentième épisode) : Le téléspectateur suit le cheminement de David Vincent qui découvre progressivement la véritable nature des envahisseurs (ils ont l'auriculaire raide, n'ont pas de pouls et ont besoin de s'auto-régénérer régulièrement). Dans ce contexte, il se heurte le plus souvent à la crédulité du monde qui l'entoure. Il cherche ainsi des preuves de l’existence des envahisseurs qu'il ne parviendra pas à rassembler, ces dernières finissant toujours par être détruites. L'atmosphère angoissante, l'absence de soutien renforcent le sentiment de paranoïa de David Vincent.

2ème partie (du 31ème au 43ème et dernier épisode) : David Vincent n’est désormais plus seul dans la lutte contre les envahisseurs. A partir de l’épisode « Les défenseurs », il se retrouve épaulé par un industriel de renom, Edgard Scoville, qui croit en sa quête et qui met à se disposition ses ressources et son argent. Un petit groupe se forme autour d'eux au fil des épisodes, et finit par trouver des preuves qui vont leur permettre d'enfin ouvrir les yeux des autorités mondiales.

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Notons enfin qu’il existe un téléfilm de 2 H 50 tourné en 1995 (soit près de trente après la série), dont Scott Bakula (« Code Quantum », « Enterprise ») tient le rôle principal. Roy Thinnes y fait même une brève apparition. Malheureusement « Le Retour des Envahisseurs » ne fait que très peu de références à la série télévisée originale. Le téléfilm ne laisse finalement qu'un mauvais souvenir dans les mémoires des fans…

CONCLUSION

Série culte par excellence, « Les Envahisseurs » reste une référence télévisuelle majeure dans l’univers de la Science-fiction.

40 ans plus tard, les aventures de David Vincent sont toujours aussi captivantes. L’idée même d’avoir donné une apparence humaine à ces extraterrestres s’avère particulièrement brillante. Elle permit de développer une ambiance paranoïaque sans précèdent qui inspirera par la suite bon nombre de séries télévisées (« V », « The X-Files », « Dark Skies », « First Wave »).

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L'épisode pilote des Envahisseurs en intégralité 

 

 

 


 

 

 

 

Générique des "Envahisseurs" :

 

 

Hommage aux effets spéciaux de la série :

 

 


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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 19:55

 


Sliders-s2 squareDiffusée en France pour la première fois en prime time au mois d’Août 1996 sur M6, la série « SLIDERS » (qu’on pourrait littéralement traduire les « glisseurs » en français) a rapidement passionnée les admirateurs de Science-fiction. Il faut dire qu’avec ses scénarios originaux, ses effets spéciaux numériques très innovants et ses quatre acteurs charismatiques, le show avait tout pour séduire.


LE CONCEPT 

Mais de quoi traite exactement cette série ? Et bien, SLIDERS raconte l’histoire de Quinn Mallory, un étudiant en physique qui en voulant créer une machine antigravité ouvre accidentellement un vortex donnant accès à un nombre infini d’univers parallèles. Pour chaque voyage (plutôt nommé « glisse » dans la série) il s’agit de la même planète, des mêmes personnes et pourtant tout est différent. Muni d’un petit appareil nommé « le minuteur », le jeune homme tente un voyage transdimensionnel et se retrouve ainsi confronté à des situations pour le moins délirantes : le Mexique est la première puissance d’Amérique, JFK est toujours vivant, les voitures s’arrêtent au feu vert, et pire encore … Sa mère attend un enfant du jardiner. De retour dans son univers, Quinn souhaite poursuivre son voyage et entraine son professeur de physique, Maximilian Arturo, sa meilleure amie, Wade Wells et par inadvertance, un chanteur de Rythme & Blue, Rembrandt Brown dans son périple. Malheureusement l’expérience scientifique tourne mal et le groupe se retrouve rapidement perdu dans l’espace-temps et contraint de voyager de mondes en mondes dans l’espoir de retrouver un jour leur propre univers (Earth Prime en V.O.).

Initialement, la série se veut comme étant un habile mélange de science-fiction, d’humour, et de satire sociale. En effet, les premiers scénaristes du show télévisé utilisaient régulièrement la thématique des mondes parallèles pour critiquer, ou du moins nous faire réfléchir sur notre propre société. La consommation de masse, les rapports hommes/femmes, les phobies, la téléréalité, font ainsi parti des sujets exploités au fil des épisodes de la série. Remarquons que les sujet traités sont toujours poussés à l’exagération de telle manière à amuser le public et le faire réfléchir aux éventuelles dérives qui pourraient menacées un jour nos sociétés.

Par ailleurs, ce qui fait avant tout la force de SLIDERS se sont ses quatre protagonistes très attachants. Une réelle amitié semble d’ailleurs nouer ce petit groupe. Néanmoins, celle-ci n’empêche nullement Quinn, Rembrandt, Wade et le Professeur de s’opposer dans de nombreuses situations. Chacun a en effet son propre avis sur la glisse, sur les cultures rencontrés et les différents défis à relever. Arturo et Quinn privilégient souvent une approche scientifique tandis que Rembrandt (le chanteur du groupe) et Wade (l’étudiante en poésie) se révèlent plus spontanés. En outre, les rencontres des protagonistes avec leurs doubles (version alternative d’eux-mêmes) donnent souvent lieu à des situations pour le moins amusantes… Et permet au spectateur de se rendre compte à quel point chaque décision prise au cours de sa vie est déterminante pour son avenir (vie professionnelle, sentimentale).


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UNE PRODUCTION TOURMENTEE

Sliders a connu de profondes mutations au cours de ces cinq années de diffusion. A l’origine, chaque scénario reposait sur une unchronie c'est-à-dire une relecture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé : l’URSS a gagné la guerre froide et conquis le monde, les États-Unis ont perdu la guerre d’Indépendance et sont désormais gouverné par la Grande Bretagne, les dinosaures ont survécu, l’énergie atomique n’a jamais été révélé au monde en 1945, etc. « SLIDERS » bénéficie ainsi de scénarios de qualités qui seront souvent salués par la critique (plusieurs épisodes seront notamment nominés aux EMMY AWARDS). Malheureusement, qualité ne rime pas avec audience. La FOX TELEVISION souhaitait connaître avec SLIDERS un audimat proche de sa série phare du moment « THE X-FILES ». Or, la petite dernière affiche à la manière de « CODE QUANTUM » une audience plus qualitative que quantitative. Au cours de ces deux premières années d’existence, elle échappe ainsi de justesse à l’annulation grâce au soutien massif des fans inondant le siège de la chaîne de lettres de protestations. 


La FOX accepte finalement de prolonger l’aventure des quatre glisseurs pour une troisième saison mais décide d’orienter la série dans une tout autre direction… Tout d’abord, le tournage est délocalisé de VANCOUVER vers LOS ANGELES. La différence se perçoit immédiatement à l’écran. L’atmosphère fraiche et pluvieuse des premières saisons laisse place aux décors ensoleillés de Californie. L’objectif de la chaîne est d’avoir davantage de contrôle sur la production de la série (en effet il semble que beaucoup de recommandations de la FOX avaient été ignorée durant les deux premières saisons). De plus, sur le plan scénaristique, les scripts proposés bien que toujours divertissants s’avéreront la plupart du temps moins originaux. La FOX, qui a investit beaucoup plus d’argent dans les nouveaux épisodes souhaite toujours élargir son audience. La consigne est donc d’attirer de nouveaux téléspectateurs en s’inspirant de fictions cultes ou à la mode du moment « Sliders » se rapproche tour à tour de « Twister », « Mad Max », « Aliens », « la Mutante », « La Machine à explorer le temps » et « l’île du Dr Moreau » ! Même le look des acteurs est sérieusement revu suite à une consigne de la chaîne… Cette saison 3 qui comprend 25 épisodes s’avère néanmoins très intéressante, du moins jusqu’à la moitié. L’augmentation du budget de la série est très visible: les épisodes affichent beaucoup plus d’effets spéciaux, de tournages dans des décors exotiques… Et quelques épisodes sont encore dans l’état d’esprit des originaux (« Un monde sans ressources », « Un monde de justice médiatique », « Un monde endetté »). Le Co-créateur de la série, Tracy Tormé reviendra même écrire un épisode incontournable consacré à la jeunesse de Quinn Mallory (« Un monde retrouvé »).


Mais les choses vont progressivement commencer à se compliquer du côté de la production. Selon, Cleveandt Derricks (Rembrandt Brown), l’ambiance sur le plateau se dégrada sincèrement du fait de l’introduction de nouveaux responsables n’aimant pas particulièrement la série. De son côté, John Rhys-Davies, le célèbre interprète du Professeur Arturo se plaint de plus en plus des scénarios de la série qui commencent sérieusement à dévier vers la série B (ex : « Un monde d’éternelle jeunesse » où les glisseurs sont menacés par un ver géant). Une mésentente finie ainsi par éclater entre lui et l’un des tout nouveaux producteurs envoyé par la FOX. Attitude qui mènera malheureusement à son éviction de la production ! Et oui, l’impensable arrive. Le Professeur Arturo, pilier de la série, meurt dans le double épisode intitulé « Un monde d’exode » et sera remplacé par l’actrice Kari Wuhrer dans le rôle de Maggie Beckett. L’introduction de l’actrice a principalement pour objectif de pimenté la série en développant des tensions au sein du groupe !

 

 

Par la suite, SLIDERS termine sa troisième saison sur des épisodes assez faibles mettant en scène des monstres en tout genre (zombies, vampires, hybrides, serpents, etc). Bref, nous sommes très loin des épisodes du début. La chaîne M6 le remarque même puisqu’elle diffusera les derniers épisodes de manières très irrégulière en troisième partie de soirée.


Cette évolution s’avère d’autant plus regrettable que Tracy Tormé avait de nombreux scripts de qualité dans ses cartons. On peut notamment citer « Head of The Moment » dans lequel nous devions suivre nos quatre héros dans un monde progressivement absorbé par le soleil et « Slide Effect » au cours duquel les glisseurs reviennent sur leur terre d’origine, tous n’ont plus aucun souvenir de la glisse sauf Quinn qui se retrouve confronté à des personnes rencontrées au cours de ses précédentes aventures (Logan St Clare, Sid, Gillian,etc).

 

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La série continuera tout de même son chemin pendant deux ans. Mais de nombreux changements sont encore au programme : SLIDERS passe de FOX TELEVISION à la chaîne cablée SCI FI CHANNEL (appelée aujourd’hui SCI FI), se qui entraine une sévère réduction du budget de la série. Du côté des acteurs les départs se multiplient, Sabrina Lloyd l’interprète de Wade Wells quitte le navire avant même le premier épisode de la quatrième saison. Jerry O’Connell de son côté s’investit pleinement dans la nouvelle saison du Show (il réalise 4 épisodes sur 22) et parvient même à intégrer son frère, Charlie O’Connell dans le groupe des glisseurs. Néanmoins, il finira par privilégier sa carrière au cinéma en quittant la série lors du dernier épisode de la quatrième saison. Suite à son départ et à celui de son frère, deux nouveaux acteurs accompagnèrent Cleavandt Derricks et Kari Wuhrer dans les 18 dernières aventures de la série.

 

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Ces deux dernières saisons reçurent un accueil assez mitigé en France (la dernière saison ne fut d’ailleurs jamais diffusée sur M6) tandis qu’ils réussirent à captiver les fans aux USA (SCI FI avait battu des records d’audience grâce à la série). Le principal problème réside surtout dans le brutal changement de style de la série. Elle s’adresse à un public plus averti que les premiers épisodes qui s’avéraient assez « grand public ». Les intrigues deviennent de plus en plus sombres et complexes. L’intrigue principale tourne beaucoup autour des KROMAGGS (des primates glisseurs dont l’objectif est de conquérir les mondes parallèles). Les changements réguliers d’acteurs s’avèrent également déconcertants. Toutefois, ces deux dernières saisons ont des épisodes de qualité qui, parviennent parfois à réintroduire l’humour et la critique sociale qui avait fait la force de la série à ses débuts.

DECOUVRIR OU REDECOUVRIR SLIDERS

 

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Vous avez envie de vous plonger dans la série mais vous n’avez pas le temps de (re)voir la totalité des épisodes ? Et bien je pense pouvoir vous aider via ce Top des meilleurs épisodes et des indispensables de la série toutes saisons confondues classées par ordre chronologique.

 

1 – « Un monde selon Lénine » (1.1 – indispensable)

2 – « Un monde Hippie » (1.2)

3 – « Un monde très british » (1.3)

4 – « Un monde au féminin » (1.6)

5 – « Un monde parfait » (1.8 – indispensable)

6- « Un monde mystique » (2.1 – indispensable)

7 – « Un monde sans technologie » (2.3)

8 – « Un monde de dinosaures » (2.7)

9 – « Un monde de renommée » (2.8 – indispensable)

10 – « Un monde d’envahisseurs » (2.12 – indispensable)

11– « Le monde de chronos » (2.13)

12 – « Un mode sans ressource » (3.2 - indispensable)

13 – « Un monde retrouvé » (3.4 – indispensable)

14 – « Un monde de justice médiatique » (3.10)

15 – « Un monde endetté » (3.12)

16 – « Un monde d’exode 1 & 2 » (3.16 et 17 - indispensable)

17 – « Un monde hybride » (3.25 - indispensable)

18 – « Un monde sous tutelle » (4.1 – indispensable)

19 - « Un monde virtuel » (4.4)

20 – « Un monde fraternel » (4.6 – indispensable)

21 – « Un monde fantomatique » (4.8)

22 – « Un monde sans issue » (4.9 – indispensable)

23 – « Un monde dévasté » (4.10)

24 – « Un monde sans ancrage » (5.1 - indispensable)

25 – « Un monde de crédit illimité » (5.6)

26 – « Un monde de requiem » (5.11 – indispensable)

27 – « Un monde de morts programmées » (5.13)

28 – « Un monde de fans » (5.18 - indispensable)

 

CONCLUSION

Beaucoup d’humour et de satire sociale dans cette série de Science-fiction « grand public » qui mérite d’être découverte par de nouvelles générations de téléspectateurs.

 

http://earthprime.com

 

 


 

 


 

 

 

 

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